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Vendredi 21 Novembre 2008
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Carnet américain - Obama 2008 : écran total

mardi 10 juin 2008 - par Farid Laroussi

Divine platitude du monde de l’écran ! Ce que l’on dissimule, qui apparaît en trompe-l’oeil, fait exprès pour empâter l’esprit. Les sondages en rajoutent, tout en sachant qu’ils sont inexacts parce que l’écrasante majorité des moins de trente ans aux États-Unis utilisent seulement le portable, et échappent donc aux listes d’électeurs domiciliés d’après les lignes de téléphone traditionnelles. Le matraquage médiatique se perpétue sur des cycles de plus en plus courts, qui laissent aussi de moins en moins d’espace à la vérification et à la réflexion. Les candidats, Obama comme Clinton, en sont passé par tout un florilège de rumeurs, d’intentions, de combinaisons de déclarations convenues d’appeler le discours de campagne, qui évoque le plus souvent un déluge de mots et d’images préfabriqués.

Avant se rendre à la raison et admettre sa défaite face à Obama, Clinton nous a gratifiés d’un pas de deux : j’ai perdu mais... Conversion publique d’une femme dévorée par l’ambition politique, non pas que les hommes soient plus vertueux sur le sujet. Hillary Clinton, elle, avait disons élaboré sa campagne sur le motif que l’investiture lui était dûe. Preuve en est, elle fut prise de cours après février quand Obama commença à amasser les victoires dans les primaires. Aujourd’hui Clinton quitte la scène en prévenant qu’il faudra compter avec elle, plutôt ses électeurs. Encore une fois, le sens de la propriété a le beau rôle, si ce n’est comme ultime option qui pourtant dépasse rarement les considérations d’ordre subjectif.

Les blogs politiques et les chaînes de télévision cablées, acteurs de premier plan dans le jeu de l’information en continu où la mémoire ne retient plus grand chose, lui font déjà un enterrement de première classe. Hillary Clinton qui a envisagé tranquillement qu’elle était faite pour siéger aux plus hautes responsabilités nationales n’a pas peut-être pas saisi que l’absolu dans lequel elle s’était enfermée n’était pas ou plus celui de la nation. Les Clinton c’est le passé. Dans son discours de fin de campagne Hillary Clinton a fait encore mention des attaques terroristes de septembre 2001.

Obama n’en a pas parler une seule fois. Tout est dit : une pression excercée par l’histoire sans remise en question doctrinaire ou idéologique. De même aujourd’hui 55% des Américains interrogés affirment qu’il est nécessaire de dialoguer directement avec l’Iran pour débloquer la situation sur le programme d’enrichissement nucléaire. Mais pendant sa campagne, Clinton a préféré jouer sur un nationalisme qui ne dit pas son nom, comme si on en était encore à la crise des otages de 1978.

Dans le réceptacle de l’imaginaire américain la politique s’est établie en mode de l’image, fortuite, sans début ni fin. Obama est un orateur né, doté d’un pragmatisme qui le distingue des politiciens de la générations des baby-boomers. Tandis que Clinton et McCain saisissent par la manche les fantômes de la guerre du Vietnam jusqu’aux années Reagan, Obama montre qu’il est habité par les défis de l’avenir. Ainsi a-t-il façonné les obstacles de sa vie personnelle en véritables objets de contestation et aussi d’espoir, et ce dans un pays lourdement éprouvé par l’incompétence monumentale du président Georges W. Bush. Quand il aura perdu, McCain devra trouver autre chose pour effacer l’énorme absurdité de suivre la ligne politique de l’administration Bush. Obama n’a guère besoin d’appuyer là où ça fait mal pour souligner la connivence idéologique entre les deux républicains.

Pour l’électeur américain la campagne présidentielle c’est d’abord l’expérience directe. Privilégier la pleine mesure d’un candidat, presque les yeux dans les yeux. Il faut donner forme au mythe du président, commandant en chef, non plus porte-parole de parti Mais là encore on demeure dans le traditionnel, dans le mode des présentations officielles au peuple, qui comprend, ne serait-ce que pour un bref laps de temps, une attention absolue. Obama joue très bien de ces mises en scène dans ses discours de campagne ; il fabule, dans le sens où il offre un modèle. “My name sounds funny, and I am not a Muslim”, s’applique-t-il à préciser à la moindre occasion, en détournant ainsi de leur sens les chicanerie de la droite.

D’aucuns diraient qu’Obama verbalise l’identité. Le soir de son investiture les grandes chaînes télévisées ont servi des gros plans d’électeurs noirs, en pleurs, fiers et émus de voir enfin l’un des leurs en bonne voie vers la Maison Blanche. C’est triste aussi que les médias n’aient pas trouvé autre chose pour souligner les progrès faits depuis le début de la lutte pour les droit civiques dans les années 1960. Pour gommer la morale honteuse de l’Amérique blanche protestante on se gargarise d’Obama qui a dès lors une mission à remplir. Obama devient soudain la contrainte du Bien. On peut parler d’un Noir sans qu’il soit joueur de basket-ball, trafiquant de drogue, ou soldat engagé en Iraq pour bénéficier d’une bourse d’étude.

Pourtant la visibilité comme valeur s’efface étrangement dès lors qu’elle passe par internet. L’unité de valeur de l’hypervisuel se manifeste dans des débris d’images où il est improbable qu’une seule émerge. L’idée, elle, semble retourner à son étymologie grecque : on pense par ce que l’on voit. Et comme l’on ne voit plus rien, ou à peine, reste à imaginer qu’on pense relativement peu. On aime donc à se convaincre que le match se jouera entre un héros de la guerre du Vietnam et un jeune sénateur exceptionnellement doué, qui en outre se présente avec l’atout d’un vrai multiculturalisme au pays de l’immigration par excellence.

Tandis que l’esprit de l’instantané règne sur internet et les médias, on néglige la place de la critique. D’un côté, un McCain complètement incompétent sur les questions économiques, et dont le fer de la lance programmatique est toujours plus d’unilatéralisme accompagné d’une inflation budgétaire du Pentagone. Rappelons que depuis 2006 le budget annuel de la défense des États-Unis est supérieur à celui de toutes autres nations réunies. Puis il y a Obama, tribun sérieux, qui joue à se poser au dessus des luttes partisanes, sans qu’il ait pourtant proposé de vrai programme économique. Sa politique au Proche-Orient consiste à prévoir un retrait d’Iraq et à renouveler le soutien inconditionnel américain à Israel.

On a bien vu au fil des mois que le caractère révolutionnaire de la candidature d’Hillary Clinton n’était qu’une simplification réalisée par un appareil médiatique, lui même en quête d’un nouveau fétiche héroïque. C’est bien ça en vérité, l’Amérique fonctionne à l’héroïsme, l’Europe au militantisme. Ici le héros aujourd’hui c’est Obama, nul débat sur la question. Comme dans la Bible avec Ishmael, le candidat démocrate est l’enfant illégitime enfin réuni avec sa famille. On le reconnaît, comme à travers une exigence passive divine qui a longtemps laissé croire que seuls les blancs, chrétiens devaient être élus à la fonction suprême. L’élite mise en peinture, tirée en timbres, imprimées sur billets de banque n’aura qu’à bien se tenir, un fils d’Afrique est sur le point de se joindre au club.

Youtube est devenu la caisse de résonnance en boucle de la métamorphose politique, un peu comme si Hermès-Mercure des Anciens avait été frappé de la maladie d’Alzheimer. Sur internet, à la télé, la politique, celle qui se joue dans la première puissance du monde, est réduite à des formules générales, compassées, diluées de leur sens dans un mélange de répétition et d’ignorance, et sans plus d’immédiateté ni force cognitive. Obama transparaît alors en héros parce qu’il est noir, ancien pauvre propulsé dans l’élite, citoyen multiculturel, bref un anticorps à l’anti-américanisme quasi universel. Après McDonald’s, Indiana Jones et autres produits, pourquoi pas le premier président américain planétaire ? Dans la petite ville d’Obama au Japon, on a déjà préparé les kimonos imprimés, un vidéo-clip musical, etc.

La voie n’en est pas dégagée pour autant. On sait que Lyndon Johnson est le dernier candidat démocrate à l’avoir emporté grâce à une majorité blanche. Difficile défi pour un Obama tout à la fois habille, pragmatique, intellectuel, qui apparaît pourtant installé sur une ligne de fracture idéologique. Ses qualités personnelles et le rude apprentissage durant la campagne contre Hillary Clinton suffiront-ils à en faire un vainqueur qui rassemble autour de lui ?

La fanstamagorie médiatique d’un super candidat ne leurre plus pour peu que l’on s’interroge sur ce qui se passerait le jour après l’investiture à la Maison Blanche. Si mythe il y a autour du candidat Obama, il doit être pourvu d’une nécessité interne. Par exemple, redonner à l’Amérique cet élan de la manifest destiny, soit en prenant les rênes du combat pour une écologie progressive et véritablement mondialisée, soit en menant les partenaires du Proche-Orient à une paix juste et durable.

Des conservateurs pur jus, tel Rupert Murdoch, le patron de Fox Television dont le journal et autres émissions politiques ont de longue date enterré toute déontologie et souci d’honnêteté, prédisent déjà un raz-de-marée en faveur d’Obama en novembre. Serait-ce qu’au fond du naufrage de l’administration Bush on contemple la possibilité, non pas du bien, mais du meilleur ? Une sorte de transcendance contre l’abject ratage américain au XXIème siècle. Encore faut-il que cette vision ne soit pas un agrément hypervisuel pour imbéciles heureux, qui confondent se faire entendre et se faire voir. C’est dans cette authentique contradiction américaine, passer du président le plus médiocre de l’histoire des États-Unis à un candidat qui à lui seul concrétise la condition historique nationale, que l’on rapportera l’idéal démocratique qui consiste à céder devant la majorité pour mieux incarner l’idée de l’homme.

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Farid Laroussi

Farid Laroussi est professeur de littérature française contemporaine et de littérature du Maghreb d’expression française, à l’université Yale (New Haven, Connecticut).

Du même auteur, à lire sur oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

11 juin 2008
ichkeul a dit :

Obama se présente aux élections pour... gagner. Pour une grande majorité des américains, le monde arabe, bien que mal connu, représente malheureusement une menace. S’il veut être élu, il doit rassembler les partisans de Mme Clinton qui est clairement pro- sioniste et n’a jamais hésité, durant sa campagne, à manipuler les peurs de ses compatriotes. Dans ce contexte, le discourt d’Obama à l’AIPAC n’a rien de surprenant. Pour autant, je pense qu’Obama se préoccupera un peu plus du sort des Palestiniens et qu’il aura la volonté de bâtir un état. Mais en contre-partie il n’hésitera pas à frapper l’IRAN si la voie "diplomatique" (forcément biaisée) échoue. Espérons que l’IRAN ne tombera pas dans le piège IRAKIEN car 6 mois de bombardement suffiraient à anéantir la dernière fierté du monde musulman.

Pour nous autres arabes, il est toujours désolant de constater que les pays du Golf sont comme à leur habitude aussi peu solidaires des frères palestiens alors qu’ils fournissent les 2/3 du pétrole dans le monde et que sans pétrole le monde s’arrêterait de tourner. Avec ces moyens considérables, ces pays auraient pu bâtir des universités, des centres de recherches, des industries de pointe et propulser le monde arabe en tête des nations qui comptent. Non à la place, ils ont financé des mosquées, des mosquées et encore des mosquées...et des hôtels de luxe je crois.

11 juin 2008
GASSAF a dit :
OBAMA SUSCITE LES CRITIQUES DE TOUS BORDS. IL A QQCHOSE A VENDRE QUE LES AUTRES CANDIDATS N’ONT PAS. SI CE SONT LES LOBBIES QUI DICTENT LA POLITIQUE DES USA, UN OBAMA SAURA LES MODERER. ETRE NOIR SERA SA CHANCE ET SON BOULET, OBAMA SORT DES SENTIERS. LEQUEL DES 2 L’EMPORTERA ? MACKAIN C’EST DU TRADITIONEL, SON BOULET RESTE BUSH, IL PROFITERA DES VOIX DES CLINTON, SI UN ARRANGEMENT N’EST PAS CONVENU AVEC OBAMA. TOUTEFOIS LES USA SONT SOUVENT IGNARDS EN POLITIQUE ETRANGERE, ILS VOTERONT LE CANDIDAT DE LEUR PROPRES INTERETS. LES LOBBIES JOUERONT UN ROLE PREPONDERANT EN MATIERE DE DESINFORMATION, IL FAUDRA CEPENDANT TENIR COMPTE D’INTERNET QUI JOUERA UN ROLE IMPORTANT POUR REMETTRE LES PENDULES A L’HEURE.
11 juin 2008
shanez a dit :
A Frederique : Il faudrait peut être changé de disque qui commence serieusement à se rayer. En effet, accuser les intervenants d’antiméricanisme au prétexte qu’ils dénoncent les rouages de la politique américaine est stupide. Aussi stupide que de qualifier les européens d’anti arabe au pretexte qu’ils dénoncent les rouages de la politique de certains pays arabes.
11 juin 2008

Personnellement je suis quand même surpris de cet engouement constaté autour de la personne d’Obama.

La couleur de la peau ne suffit pas pour amorcer un changement et garantir la victoire à la présidentielle de novembre 2008. Pas dans l’Amérique actuelle !

L’Amérique changera mais, pas certainement avec Obama. D’ailleurs je doute fort que les américains l’élisent à la maison Blanche.

L’Amérique est encore très sexiste et blanche sur la peau et dans la tête. Peu de personne, ont vu la défaite de Hallary Clinton dans le fait qu’elle est femme. C’est toute l’explication, peut-être réducteur, mais réelle. Comme la France, l’Amérique n’a pas encore grandi, pour accepter d’être dirigée par une femme.

Ainsi, la seule prouesse que pouvait réaliser Obama était de décrocher l’investiture du côté des démocrates. Pas plus !

Novembre 2008, quoi qu’on en dise, sera celui de la couleur avant tout ! novembre sera républicain ou ne sera pas. Novembre 2008 sera blanc ou ne sera pas !Tout court.

Pour la majorité des américains, c’est encore "jamais un noir à la Maison Blanche". Cette dame est encore trop blanche pour abriter un Noir, fut-il aussi brillant, éloquent, séduisant par son style, et tombeur de l’ex fisrt Lady.

Aussi, deux cas sont possibles, au soir de l’élection présidentielle de novembre 2008.

Soit McCain est élu (le vote blanc contre le vote noir), c’est sûr rien ne changera à la politique étrangère américaine. Cette hypothèse est la plus plausible.

Soit Obama est élu (Dans un univers de 100, il n’a que 5% de chance), et continue simplement la même politique étrangère que Bush, certes il ne le fera pas bêtement comme McCain, mais il le fera quand même. Raison de son allégeance au lobby pro-israéliens (AIPAC).

Les intérêts américains en Irak sont trop énormes pour les frêles épaules d’Obama. Il faut au moins huit ans encore aux républicains pour rentabiliser leur investissement dans la guerre en Irak. Et le portrait robot de celui qui leur donnera cette chaine inouïe est McCain.

Les émules de 24 heures chrono devront attendre encore pour voir un noir à la maison Blanche, car tout porte à croire que ça ne sera pas obama.

Chams d’Abidjan

11 juin 2008
khoubziste a dit :

Frédérique évite les clichés et les antiaméricanismes primaires, on n’est pas sur un plateau de télé ou on balaie les arguments auxquels on ne sait répondre d’un revers de main

Si tu es capable de répondre aux post qui te contredisent fait le, sinon abstiens toi

Pour ma part je trouve limite de croire que l’élection d’un gars peut tout changer, je pars plutôt du principe que les choses ont changés et que ce qui se produit en est la manifestation. Ensuite je ne veux pas t’empêcher de croire au messie ou de faire de l’adoration (c’est tellement facile de parler d’espoir à chaque élection, je suis d’accord ce coup-ci, il est noir et en plus porte un prénom musulman) mais je dis ça d’une façon générale (tu comprends ?), il vaut mieux se prendre en main que d’espérer quoique ce soit d’Obama ou d’un autre (tu n’es pas d’accord ?).

Ça ne veut pas dire que je sois contre Obama, je n’ai pas dit ça, mais tu connais : "Mon Dieu, gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge !" - Voltaire

A méditer

Obama représente un changement aux USA. Ce changement correspond à l’ère du temps mais cela reste pour l’instant un changement de surface attend-on de voir ce qu’il en est réellement.

Je pars du principe qu’Obama a gagné car à mon avis la continuité républicaine est risquée pour les USA. Il y a donc nécessairement besoin d’une alternance pour se recentrer sur l’interne et faire du diplomatique à l’externe, ce qui permettra de solder le passif en douceur. Ce changement correspond donc à une nécessité géostratégique (à laquelle Clinton ne correspondait pas) et aussi il s’agit d’éviter la faillite totale en remobilisant les forces notamment des minorités, toujours porteuses de dynamiques.

Obama me paraît plus intelligent que Clinton qui me fait penser à Royal en plus exagérée (moi perso elle me fait peur, ça doit pourtant être le rêve pathétique de Royal, bizarre tout de même cette conception de la politique de la surenchère, limite débile).

Le sionisme en tant que pôle d’influence n’est de toute façon plus aussi fort et les USA ne songent pas à faire la guerre à l’Iran aujourd’hui, ils n’en ont pas les moyens ni l’intérêt. L’emprise des USA sur le moyen orient s’est considérablement amoindri grâce notamment aux victoires de la résistance et aussi finalement à l’absence de terrain d’accroche. La Syrie et l’Iran sont plus des menaces pour leur voisins en cas de guerre que de paix, d’autant que le peuple arabe leur est solidaire et que le royaume saoudien et les pays dits modérés ont vu leur crédibilité fortement écorné sous l’ère Bush (avec lui tout est clair, l’hypocrisie occidentale de même que l’allégeance des dictatures).

Là où je te rejoins, c’est que l’élection d’Obama peut changer la face de l’Europe. Mais ce qui change le monde ça n’est pas Obama, c’est l’ordre naturel des choses dont la guerre du golf et son pendant les attentats du 11 septembre sont des indicateurs (on ne peut pas passer sa vie à mentir).

10 juin 2008
Greg a dit :
Il est toujours intéressant d’avoir le point de vue d’une personne qui vit aux Etats-Unis. Une apprcéciation de l’intérieur toujours précieuse alors que nous sommes informés par des médias sur une base "marketing", mais pas du tout en prise sur la réalité du personnage Obama présenté trop souvent en France comme une candidature différente des précedentes.
10 juin 2008
J’espère qu’il utilise le conflit israelo-palestinien pour gagner des voies.
10 juin 2008

Il me font bien rigoler les musulmans fans d’Obama.

Son discours sur "la superiorité militaire d’israel" est la preuve que ce mec n’est pas différents des autres politiques étasuniens (enfin il est plus foncé de peau, et plus intello que la moyenne)

Il va aller faire son pelrinage en Israel. Il va fournir encore plus d’aide militaire.

Enfin la tradition quoi.

10 juin 2008
Byblos a dit :

Votre article qui met à nu le système de la « politique par l’image » omet pourtant un détail qui me semble avoir son importance. Qu’est-ce qui explique qu’Obama ait réussi à amasser la caisse électorale de loin la mieux pourvue de tous les candidats à la Maison Blanche, démocrates comme républicains ?

J’ai lu quelque part que l’oligarchie qui mène les USA semble avoir estimé qu’il était urgent de faire un sale travail de raccommodage dans l’Économie, les Affaires Étrangères, les relations avec les partenaires européens, etc.

Que cette tâche, comparable au nettoyage des écuries d’Augias, était quasi impossible à accomplir. Et qu’il valait donc mieux la confier au « nègre de service », quitte à ce qu’il s’y casse les dents et les reins.

10 juin 2008
Obama ne sera jamais élu, les américains ne sont pas prêt à voter pour un noir (même métisse).
10 juin 2008
Liès a dit :
Obama, il est faux et m’irrite, il se defend bec et ongle pour dementir l’idée même qu’il soit musulman comme si c’était une maladie, qu’il aille au diable comme tout les autres.
10 juin 2008
Hafsa a dit :
Analyse intéressante comme le sont tous les textes de Farid Laroussi. Bravo Monsieur Laroussi !
10 juin 2008
Frédérique a dit :

Réponse pour Amazone :

Condolezza Rice n’était que l’éxutante d’une politique néo-conservatrice agressive décidée en haut lieu. Obama est candidat au poste suprême de la Présidence américaine. Obama est un excellent trait d’union entre toutes les communautés du fait de ses origines blanches et noires. Obama incarne l’espoir pour les peuples du monde. Si Malcolm X et Martin Luther King avaient été là, ils auraient appeler à voter pour lui. Obama sera un Président à l’écoute du monde avec une fibre sociale et écologique. Votre anti-américanisme primaire ( je parle de certains intervenants) font que vous ne voyez pas la valeur d’Obama qui changera par sa politique l’équilibre du monde en faveur de plus de paix et plus d’équité sociale. L’Amérique vit vraiment un vrai tournant !

10 juin 2008
khoubziste a dit :

Mahfoud je partage ton analyse et je rajouterai que j’aime moins Clinton que Bush

Bush je sais ce qu’il est, Clinton se la joue diplomate mais fait tout autant de tord si ce n’est plus. On ne le dit jamais mais Clinton a attaqué l’Irak. Il a fait pression et de maintenu l’Irak en position de faiblesse et de siège.

Il y a une continuité entre les différents président américains qui sont surtout préoccuper par la géostratégie.

J’étais pour la réélection de Bush contrairement à tout ceux autour de moi qui souhaitait sa défaite.

Obama est là pour redorer la blason et en interne, faire avec les dégâts causés par la décadence bushienne.

Après peut-être qu’il s’agit d’un homme intelligent et que si l’opportunité se présente à lui en tant que président, il saura faire ce qu’il faut pour prendre le pouvoir, ça n’est pas gagné et le boulot qui l’attend s’annonce énorme.

A moins comme le sous entend Frédérique que le monde ai besoin de paternalisme et aide Obama a jouer le rôle.

La politique agressive de Bush envers le monde arabe a échoué, et le Liban en est symbolique, se prendre en main est la meilleure chose à faire.

10 juin 2008
Amirouche a dit :

Réponse à Frédérique,

j’aurais aimé partager ton optimisme, mais sincèrement j’en doute qu’il en soit capable ou qu’il ait la volonté de la faire.

sûrement s’il est élu, il réduira le belliscisme de l’admministration US et avec les interventions à l’étranger. pas plus

l’amérique à besion de montrer ses muscules et lancer des guèrres et même des expéditions punitives pour maintenir son éconmie à son état actuel.

et plus vu le puissance du lobby militaro-industiel, j’en doute des capacités d’obama.

sur la question du proche orient là je ne suis pas d’accord.

les USA sont les parrain du processus de paix donc, on aimerai bien voir un parrain neutre. et là j’en doute encore plus. la solution de conflit est entre les mains des parties et elles seules.

Amirouche

10 juin 2008
khoubziste a dit :

Frédérique tu vois les choses comme tu veut.

En général on juge sur les apparences. Mais faut-il être dupe pour autant ? Est-il sérieux de porter espoir en Obama ou en qui que ce soit d’autre ?

Il vaut mieux savoir ce que l’on est, si l’on doit attendre d’Obama qu’il change quelque chose alors on peut toujours attendre que les poules aient des dents ou alors on aime être caressé dans le sens du poil.

On peut effectivement s’interroger pour essayer de comprendre plutôt que de se baser sur les apparences et parler d’espoir.

La forme ne suffit pas.

C’est trop facile de parler de conflit israélo-palestinien

10 juin 2008
Tout a fait d’accord avec Frederique. Le conflit israelo-palestinien est, certes, un conflit important, mais ce n’est pas le seul conflit ou probleme auquel est confronte le monde, et surement pas le plus important. La candidature d’Obama est un evenement d’une importance considerable, qui aura un effet extraordinaire, simplement de par son existence, a travers le monde. Et surtout, l’election de McCain serait a bien des egards une catastrophe. Il faut bien prendre en compte tous les aspects de ces 2 candidatures.
10 juin 2008
Shanez a dit :
Il est dommage Frederique que vous n’entendiez pas grand chose à la politique américaine, parce que vous auriez compris que tout se joue sur ce conflit israélo palestinien. Le lobby pro israélien est trés attentif à la position d’Obamo quant à l’issu de ce conflit et son vote est décisif de la prise de position d’Obama, le reste n’est que broutille !!!
10 juin 2008
amazone a dit :
Fréderique auriez vous oublié que Condolezza Rice est noire, a t-elle pour autant constitué "Un espoir de paix et de fraternié entre tous les peuples" ? Bien au contraire, elle a soutenu la guerre en Irak et n’a fait qu’enliser le processus paix au Proche Orient. Obama ne présente ni espoir, ni paix, ni rien de tout cela et sa couleur de peau ne change rien pas plus que la diversité dans notre gouvernement n’a changé la situation de la France ou des minorités...
10 juin 2008
Frédérique a dit :
Cessez de vous focaliser sur les positions d’Obama sur le conflit israélo-palestinien. Voyez plutôt l’espoir que sa candidature suscite pour le monde entier. Un espoir de paix et de fraternié entre tous les peuples. Voilà ce qu’ ’incarne la candidature d’Obama.
10 juin 2008
khoubziste a dit :

Obama correspond juste à un éventuel changement de cap du pouvoir américain, mission "redorer le blason",

Clinton a été laché par le pouvoir parce qu’elle n’incarnait pas une alternative sur le plan militaire

Les années Bush sont tout de même une catastrophe d’un point de vue "suprématie américaine", certes les irakiens et les musulmans d’une manière générale ont trinqué mais ils ont aussi libéré le monde et permis l’émergence de nombreuses forces et puissances de contre poids.

L’Europe ne semble pas avoir pris la mesure du mouvement et à préférer camper sur le passé "mon papa à moi c’est le plus fort"

10 juin 2008
Mahfoud a dit :

Lecteur assidu d’oumma.com, je vous écris depuis New York où je travaille dans les milieux financiers. La vie financière étant en partie dépendante de la vie politique internationale, nous nous devons de nous informer de façon rigoureuse. Quant à l’élection présidentielle américaine, je voterai pour Obama par défaut. Je porterais néanmoins une nuance à la réaction de A. Boutaleb.

Il est évident que le discours d’Obama devant l’AIPAC ( puissante association pro- israélienne) est une figure imposée à tout postulant à la maison blanche. Toutefois la politique américaine au Proche-Orient en cas d’élection d’Obama sera différente de son discours ulra-pro-israélien prononcé en pleine période électorale devant l’AIPAC. La politique étrangère d’Obama dans cette région ressemblera plus à celle de Bill Clinton qu’à celle de Bush. Sa politique aura un souci d’équilibre entre les palestiniens et les israéliens, même si en dépit de cette politiqué équilibrée, la situation risque de ne pas changer en raison d’autres paramètres locaux qui échappent au contrôle des américains. Les Etats-Unis demeurent un acteur central dans la région, mais l’échec de leur politique irakienne amorce un déclin de leur influence dans cette région.

10 juin 2008
Malika a dit :
C’est toujours un plaisir de vous lire et relire M. Farid Laroussi. Votre vision de l’Amérique et de ses élections présidentielles nous réconfortent face à au déferlement de "l’Obamania" des médias en France. Merci pour cette analyse riche d’enseignements
10 juin 2008
Abdelkader DEHBI a dit :

Je ne sais pas où il dvait se trouver ce jour-là, M. Farid Laroussi, mais il n’a sûrement pas entendu parler du discours hyper prosioniste de M. Obama devant l’ A.I.P.A.C. affirmant en prime, que Jérusalem était la capitale éternelle et indivisible de l’Etat Juif... Je lui conseille de lire ce qu’en pense un Juif anti sioniste comme M.Uri AVNERY, dans un article en anglais publié chez "CONTREINFO" (ce lundi 9 Juin 2008.


""""Uri Avnery est exaspéré par l’incompétence et la complaisance aux thèses extrèmistes manifestées par Barack Obama lors de son discours devant l’AIPAC. « Sa déclaration sur Jerusalem dépasse les bornes. Il n’est pas exagéré de la qualifier de scandaleuse, » tonne Avnery, qui rappelle que depuis Camp David, « tous les gouvernements ont compris que la revendication d’une Jerusalem indivise représentait un obstacle insurmontable au processus de paix. »""""

10 juin 2008
obama clinton. c’est bonnet blanc et blanc bonnet. ce n’est pas le président américain qui décident mais les différents lobby qui l’entourent.
10 juin 2008
Abdelkader Boutaleb a dit :

Monsieur Laroussi,

Bonjour,

Après Balfour qui a offert ce qu’il n’avait pas à des personnes qu’il ne désirait pas chez lui, et en destituant un peuple qui ne le méritait pas, voilà Obama, le nouveau messie, qui au mépris du droit international reconnaît une souveraineté que même les hypocrites n’osent pas exprimer.

Le sénateur de l’Illinois, Barack Obama, fraîchement vainqueur de Hillary Clinton pour l’investiture démocrate à la Maison Blanche annonce sa couleur. Il rejoint les poids lourds de la politique américaine tels que John McCain (candidat républicain à la présidence), Hillary Clinton (adversaire malheureuse d’Obama et sénateur démocrate de l’état de New York), Nancy Pelosi (l’actuelle Présidente de la chambre des représentants ou Congrès américains) et Condoleeza Rice (actuelle ministre de la défense de G.W. Bush) à ‘‘l’incontournable’’ rendez-vous annuel de l’AIPAC à Washington.

L’éventuel hôte de la Maison Blanche s’inclina bien bas (lors de son discours du 4 juin) pour offrir ses concessions, à l’instar du gotha politique américain, au groupe de pression le plus puissant des Etats-Unis d’Amérique, l’AIPAC. C’est son droit le plus absolu de choisir de défendre Israël, c’est le notre de dénoncer les propos fallacieux et la colporte d’une propagande agréable à l’écoute des pro sionistes et qu’il utilise adroitement pour s’assurer l’appui du Lobby dans sa course à la présidence de l’état le plus puissant sur terre.

Soyons sérieux, pourquoi ne pas parler du fameux discours d’Obama au Congrès de l’AIPAC. Pendant plus de 37 minutes le sénateur a dévoilé son programme concernant le monde arabo-musulman. Il a manqué de respect à plus d’un milliard de musulmans en affirmant que Jérusalem était la capitale indivisible d’Israël, et qu’elle le resterait. Ce que les gens doivent savoir, et en particulier un homme de loi comme Obama, c’est qu’aucun pays au monde ne reconnaît à Israël la souveraineté sur Jérusalem, pas même les Etats Unis d’Amérique. Les principaux acteurs et intéressés par le Moyen Orient ont été choqués par les déclarations d’Obama. Ceux qui souffrent à Gaza des continuelles agressions de l’état sioniste sont les coupables d’après Obama. Il dit qu’il emploiera tous les moyens pour que l’Iran ne puisse devenir une puissance nucléaire. Le Liban victime de l’invasion israélienne est jugé coupable d’avoir osé résister. La promesse de retirer les troupes de l’Iraq dans les six mois s’est transformée en dix-huit, à partir de sa "nomination" en janvier.

Je vous prie de ne pas nous prendre pour des naifs.

Cette intervention est spontanée et à chaud. Je ne vis pas aux Etats-Unis mais j’ai le témoignage d’arabes américains qui ont connu Obama il y a plus de dix ans quand il fréquentait les milieux arabes, à Chicago. Demandez donc également à Uri Avnery ou lisez son dernier article), à Ali Abunimah, à John Pilger, à Finkelstein, qui eux sont des experts, et vous déduirez qu’Obama n’est qu’un fidèle continuateur de la politique du parti "unique" Républicain-Démocrate qui gouverne non seulement l’Amérique mais le monde entier depuis Woodward Wilson.

Je vous salue

Abdelkader Boutaleb

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