Thursday 21 August 2008

Carnet américain - Tout sauf un cow-boy

Par Farid Laroussi
samedi 1er mars 2008

Il y a ceux qui déclarent qu’il y a un an à peine ils n’auraient pas parié un dollar sur Obama. Aujourd’hui on vit en pleine vague d’Obama-dôlatrie. En fait le jeune sénateur de l’Illinois a toujours eu conscience de sa bonne étoile. A tout juste 38 ans il avait déjà publié ses mémoires, Dreams from My Father, non pas tant comme projet politique, mais plutôt comme une manière de dire “J’arrive”. Premier de sa promotion à Harvard, premier noir nommé directeur de la Harvard Review of Law, l’unique sénateur noir (le troisième depuis la guerre de Sécession), il fut aussi celui que John Kerry choisit en 2004 pour le discours inaugural du congré du parti démocrate, au grand dam des vieux crocodiles.

Aujourd’hui, âgé de 46 ans, Obama fait figure de Kennedy, Robert plutôt que John. Mais naturellement le sénateur de l’Illinois répugne à ces comparaisons qui postulent une référence blanche, de l’establishment de la Nouvelle-Angleterre qui plus est. Il veut se poser comme le candidat de tous, l’image incarnée du rêve américain. En deux mois de campagne il est parvenu à séduire l’éléctorat prétendûment acquis à Hillary Clinton : la classe ouvrière, les femmes blanches de la génération des baby-boomers, et les latinos. Le groupe démographique africain américain, bien que riche de ses différences socio-économiques, était à l’origine divisé entre les deux candidats.

En effet, Obama n’est pas exactement africain américain, puisque sa mére est blanche et que son père était un étudiant africain. La donnée politique et culturelle de l’esclavage ne s’est jamais vraiment posée pour lui. Dans sa circonscription de Chicago, il a reçu le vote également réparti entre des noirs de la banlieue sud, et les blancs de gauche des quartiers nord. D’une certaine manière il n’y a pas pour lui d’identification possible à cet héritage, qui, quoi que lointain, continue d’empoisonner les relations inter-ethniques dans le pays. Ainsi sait-on qu’il serait inconcevaible de remettre en cause le programme johnsonien de l’”affirmative action”, ou de ne pas avoir un quorum africain américain à la Chambre des représentants.

Hillary Clinton, elle, comptait sur l’atout que représente son mari. Bill Clinton est sans nul doute le président le plus populaire dans la communuaté noire. Il a remporté ses élections avec des taux approchant les 80% dans l’électorat noir. Aujourd’hui ses bureaux se trouvent à Harlem. Peut-être folklorique tout ça, mais c’est une force que Hillary Clinton pensait utiliser à bon escient au cours des primaires dans le Sud. Or, non seulement Bill Clinton s’est pris les pieds dans le tapis avec ses remarques sur Obama et Martin Luther King jugées déplacées et injurieuses lors de la primaire en Caroline du Sud, mais Obama, lui, a su rebondir en abordant les sujets qui intéressent tous les électeurs, à savoir l’économie, la guerre en Irak, et la création d’un vrai système de santé public. Il a donc éviter les questions de distinctions ethniques, qui immanquablement virent au paternalisme. Les Clinton n’ont pas su voir l’écueil. Résultat : Obama a remporté tous les États du Sud.

Aujourd’hui après une série de onze victoires (en comptant le vote des Américains expatriés) consécutives, Obama s’est placé en leader démocrate incontesté. Les donateurs, qui jadis faisaient la cour à l’équipe Clinton, se font de plus en plus rares désormais, et parfois même n’hésitent pas à faire des commentaires publics sur la manière dont les fonds sont utilisés. Ainsi, les fameux mille deux cents dollars qui ont servi le mois dernier à se payer des cafés et des beignets, pendant que la candidate s’adressait à des Américains qui n’ont ni couverture médicale, ou ni les moyens de régler leurs dettes hypothécaires. Il faut ajouter à cela des erreurs stratégiques inimaginables venant d’un camp politique pourtant rompu aux grands rendez-vous électoraux. Par exemple, un nombre reduit ou inexistant de bureaux de campagne. Dans le Wisconsin, Obama en avait onze tandis que Clinton quatre seulement. Dans le Vermont, dont la primaire a lieu mardi prochain, Obama a quatre bureaux de campagne, Clinton aucun.

Mais c’est au Texas que la grande bataille va avoir lieu. C’est là-bas qu’Obama sera couronné, ou bien que Clinton pourra acheter du temps comme on dit en anglais, c’est-à-dire prolonger le combat avec un espoir limité de victoire finale. Cet État du Sud-Ouest, grand comme une fois et demie la France, illustre à une échelle réduite les défis nationaux. Les deux camps y ont engagé leurs plus grands investissements à ce jour, tant en argent (publicité, équipes de terrain, centres téléphoniques, etc.) qu’en temps passé à se déplacer de ville en ville. C’est à celui qui saura séduire tous les groupes (socio-économiques, ethniques), et ce dans un État

traditionnellement conservateur. De par sa population, la deuxième du pays après la Californie, et grâce à un calendrier des primaires remanié, le Texas replace au devant de la scène la question des délégués. Contrairement à l’Ohio, dont le vote aura lieu aussi le 4 mars, les candidats ne peuvent se concentrer sur la seule question de la crise post-industrielle. La situation économique dans l’Ohio est un peu à l’image en France de la Lorraine dans les années 1980-90. Le traité de libre échange avec le Canada et le Mexique (North American Free Trade Agreement), signé par Bill Clinton en 1994, a fait du bien au Texas, mais a aggravé la récession économique dans le Midwest, en particulier dans l’Ohio. Donc deux terrains à conquérir, mais avec deux discours différents de la part des candidats.

Au Texas, il faut savoir se montrer tout à la fois ferme et accommondant sur le problème de l’immigration illégale. Il faut aussi prouver que l’on comprend les questions de défense et de sécurité nationales, sans se mettre à dos les patriotes, ni passer pour un va-t’en-guerre. Pour le moment du moins, il semble que le thème de la guerre en Irak reste en arrière-plan entre Clinton et Obama, comme si les candidats démocrates se le réservaient pour leurs eventuels débats avec le républicain John McCain, champion de la présence militaire américaine en Irak, alors qu’ici l’opinion publique est à près de 70% opposée à ce conflit. Cependant Obama refuse de passer pour un peacenik. Il a bien déclaré par exemple qu’il serait prêt à engager les troupes américaines au Pakistan, passant outre la volonté du régime pakistanais, s’il avait la preuve concrète que Ben Laden y a trouvé refuge.

Dans la même veine, Obama a aussi prêté allégeance au lobby pro-Israel (American Israeli Political Action Committee), en se faisant l’apôtre d’une alliance indéfectible entre les deux nations et en postulant que la crise découlait de la violence palestinienne. C’est exactement ce que les Américains veulent entendre. Preuve en est qu’Hillary Clinton ne l’a jamais attaqué sur ce terrain. D’ailleurs, dans les débats, c’est Obama qui prend l’initiative et continue d’enfoncer le clou de l’irresponsabilité de Clinton pour avoir avoir voté l’autorisation de la guerre en Irak en 2002, alors que les informations étaient fautives et les intentions de l’administration Bush trop ambiguës. C’est justement cette capacité à voir les choses dans leur justesse qui séduit, qui plus est dans un État, comme le Texas, pragmatique, qui n’a que faire des beaux parleurs.

Pour ne rien arranger, du côté de Clinton les débats télévisés tournent le plus souvent à l’avantage de son adversaire. Si en janvier, ce dernier avait l’air d’un amateur, un peu intimidé par la grande machine médiatique, il est devenu, en l’espace de quelques semaines le candidat présidentiel. Clinton paraît, selon les circonstances soit comme une comptable qui connaît les dossiers à fond mais qui manque cruellement de charisme, soit comme une politicienne hargneuse qui voit fondre sous son nez sa légitimité d’apparatchik démocrate, de sénatrice de New York, et d’épouse d’un président encore largement plébiscité par l’opinion publique. Obama, lui, ne s’emporte jamais. Il ne donne nullement le sentiment de vouloir régler ses comptes, ni d’être sur la défensive. Dans les discours de campagne, quand Clinton réunit huit mille personnes, Obama en attire vingt-cinq mille, qui parfois même patientent dans le froid juste pour pouvoir le voir sortir.

L’espoir que l’équipe Clinton entretient, à mots couverts, est qu’Obama commette une erreur dans son parcours. Ils l’attendent sur la question de l’immigration, de la politique fiscale, ou celle de la guerre contre le terrorisme. Ils sauteraient sur n’importe quelle occasion pour arrêter l’hémorragie. Cette semaine encore, comme par hasard, une photo d’Obama en costume traditionnel somali (du nord-est du Kenya) a circulé sur internet. Nul ne connaît la source de ce document, mais l’intention était claire : faire passer le candidat pour une menace islamiste déguisée. Résultat, Clinton, et non pas McCain pourtant islamophobe déclaré, a dû faire un communiqué officiel pour annoncer qu’elle n’était pour rien dans cette histoire. Obama, lui, continue de surfer en haut de la vague des sondages.

A suivre.

Farid Laroussi

Farid Laroussi est professeur de littérature française contemporaine et de littérature du Maghreb d’expression française, à l’université Yale (New Haven, Connecticut).

Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

le 2 mars 2008

La solution l’espoir le miracle c’est nous même, il suffit de se prendre en main et pas d’attendre un messi d’où qu’il vienne.

Il est temps d’arrêter de pleurer et de se battre

Par IBRAHIM - le 2 mars 2008
Comme le disent certains auteurs, les électeurs sont vraiment libres au moment de l’élection. Ils seront traités suivant leur vote. Maintenant Obama, Clinton ou autres, il ne suiffit pas de remplacer un blanc par un noir ou de remplacer un homme par une femme pour espérer un changement. Les élections s’enchainent et se ressemblent. On a déjà eu notre dose de rupture annoncée...
le 1er mars 2008

Pour celui qui compare le racisme aux états unis et le racisme en europe, le traitement des minorités qualifiés de visible en france et de colorée chez les étatsuniens, est identique ghétoïsation, discrmination, etc...En fait quelque soit les discours européens ou étatsuniens les minorités ont pour elle la jeunesse et le dynamisme. De même qu’en France ou les minorités sont ségréguées et ouvertement controller, l’émancipation des personnes issues des minorités passent par la mise à l’épreuve de la ressemblance (à qui ressembles-tu à ta communauté, dégage, à nous ? ok tu vas avoir un bo poste pour controller tes freres).

Encore une fois, ces minortiés ont pour elle la jeunesse, rappelons que ce qui a amené ces chères lumières a se replier sur le thème du vivre ensemble au moment où la seconde génération approche de la quarantaine voir la cinquantaine, c’est un ensemble de facteur dont le babyboom.

Toute fois ce qui est inquiétant cest que ce vivre ensemble est pour ces être vertueux une monnaie d’échange contre un blanc seing pour une action "civilisatrice" de la planète. Autrement dit sous le meme schéma, on te donne à manger on te dit c’est génial et ton frère n’est plus ton frère mais surtout tu accètes ton sort que tu penses enviables. C’est le cas en France mais aussi et surtout à des niveaux plus élevé comme au Liban ou en Iraq ou on place des politiciens engrossées qui n’iront certainement pas à l’encontre de leur intérêt et comme par hazard ils sont pro-occidentaux. C’est en gros la politique coloniale du 21è siècle.

Par Malik Gee - le 1er mars 2008

Bon article... qui transcrit l’engouement américain pour Obama (je vis aux USA et j’en suis témoin) mais qui pointe bien du doigt les grosses lacunes de son programme : son soutient ferme et sans reproche à Israel, son belligérisme pour aller faire ce qu’il veut au Pakistan, pour rechercher un soit-disant Ben Laden. Un des conseillers en politique étrangère de Obama est Zebeniev Brezinski, qui est loin d’etre quelqu’un de recommandable à mon gout. Le programme de Obama, n’est pas si sociale que ça, si on le compare à celui d’un John Edwards ou d’un Dennis Kucinich.

Je vous conseil ce bon article de Imam Zaid Shakir du Zaytuna Institute à propos de Obama :

http://www.newislamicdirections.com/nid/notes/dr_martin_luther _king_jr_barack_obama_and_the_fate_of_america/

Aussi, plutot que de dire que Obama n’est pas "africain-américain", il aurait été plus judicieux de dire qu’il l’est mais dans un nouveau sens du terme. Un enfant de parent francais et algérien est franco-algérien, donc au meme titre Obama est africain-américain, certes pas dans le sens communément admis et populariser depuis les 60s et 70s pour désigner la communauté noir (et métissé) descendant de l’esclavage. Peace

le 1er mars 2008

Effectivement Karim sans même savoir ce que dit ce Obama on peut se douter qu’à l’évidence et c’est le problème il n’est pas libre de tout mouvement ni de ses faits et gestes surtout aux états-unis avec la puissance des lobbys Il est évident que cet homme peut se retrouver un peu dans la peau de la gauche française qui de peur de devoir subir la foudre des conservateurs n’ rien fait en matière de lutte contre le racisme et les discriminations (très peu de maghrébins ont confiance en la gauche même les anti-sarko acharnés ne se tournent pas vers la gauche pour autant, d’ailleurs dans une démocratie vivante le PS aurait depuis longtemps subit moulte vagues de rafraichissement, malheureusement il y a la mécanique et l’idiotie et le paternalisme français pour etouffer toute action pro-active).

Malgré tout, Obama ouvre une brêche, il est clair qu’il a dû donner des garanties aux différents lobbys américains mais ces lobbys sont là de toute façon. Le régime américain est présdentiel (ah c’est pareil qu’en France dit Sarko), Obamma aura donc un certain pouvoir pour agir et certaines prérogatives lui seront propres, il s’agira pour lui de nommer les bonnes personnes aux bons endroits et c’est là que ça se corse car si c’est les mêmes ça risque de ne pas changer grand chose

Par Younes - le 1er mars 2008
Franchement, il faut être naif pour penser que face à un conservateur, à qui on reproche d’ailleurs qu’il ne soit pas "assez" conservateur, une femme ou un noir puissent gagner les élections aux Etats-unis. Si le suffrage Universel ne légitime pas le camp des conservateurs, il y aura un recomptage, puis un autre ... Et si par miracle, les recomptages leur restent défavorables , il y aura un autre président Martyr et cette fois-ci l’assassin ne sera pas communiste, mais bien un agent d’al Qaida, de l’IRAN ou la Syrie... C’est selon le meilleur cas de figure pour imposer une nouvelle guerre au monde. On veut bien suivre les détails du feuilleton purement médiatique, sachant que le scénario est connu d’avance. Vous avez dit démocratie ! Les lobbies de tous genre alliés de la droite conservatrice américaine ont encore des beaux jours devant eux. J’espère que mon analyse soit fantaisiste, mais j’ai bien peur que ce ne soit pas le cas.
Par Malik Gee - le 29 février 2008

Bon article... qui transcrit l’engouement américain pour Obama (je vis aux USA et j’en suis témoin) mais qui pointe bien du doigt les grosses lacunes de son programme : son soutient ferme et sans reproche à Israel, son belligérisme pour aller faire ce qu’il veut au Pakistan, pour rechercher un soit-disant Ben Laden. Un des conseillers en politique étrangère de Obama est Zebeniev Brezinski, qui est loin d’etre quelqu’un de recommandable à mon gout. Le programme de Obama, n’est pas si sociale que ça, si on le compare à celui d’un John Edwards ou d’un Dennis Kucinich.

Je vous conseil ce bon article de Imam Zaid Shakir du Zaytuna Institute à propos de Obama :

http://www.newislamicdirections.com/nid/notes/dr_martin_luther_king_jr_barack_obama_and_the_fate_of_america/

Aussi, plutot que de dire que Obama n’est pas "africain-américain", il aurait été plus judicieux de dire qu’il l’est mais dans un nouveau sens du terme. Un enfant de parent francais et algérien est franco-algérien, donc au meme titre Obama est africain-américain, certes pas dans le sens communément admis et populariser depuis les 60s et 70s pour désigner la communauté noir (et métissé) descendant de l’esclavage. Peace

le 29 février 2008

Petite précision, notamment pour Elham, qui parle des minorités issues de l’immigration. Les Etats-Unis est un pays totalement atypique comme l’Australie ou la Nouvelle Zélande, pour être constitué à 95% d’émigrés plus ou moins récents. Et la base de façon manifeste de la communauté noire américaine noire est ancienne, plus ancienne que celles d’origine italienne, irlandaise et allemande, et ce pour avoir été "émigrés" de force à l’époque de l’esclavage.

Donc paradoxalement, beaucoup de noirs américains ont des ancêtres plus "américains" que bien des américains blancs ! Le racisme, là où il existe aux USA, n’est donc pas un racisme contre des émigrés, mais bien racisme basique. Il existe d’ailleurs dans les deux sens, conséquence de la communautarisation de la société américaine. Et ceci n’est franchement pas un exemple à suivre.

Donc pas beaucoup de points communs avec l’immigration post-coloniale en Europe.

Par MARSO - le 29 février 2008
C’est pas en France qu’un noir ou un beur serait candidat de l’UMP ou du PS aux élections présidentielles. On pourra dire ce que l’on voudra d’Obama, il incarne une amérique généreuse et plurielle où chacun peut avoir sa chance et même être président quelle que soit sa couleur de peau ou sa religion.
Par Rabah - le 29 février 2008

Quelle naïveté de la part de certains qui pensent que Barack Obama est le nouveau messie en politique qui va défendre la veuve et l’orphelin. Dans l’article de très grande qualité de Monsieur Laroussi, il y a des passages qui démontrent qu’Obama est un politicien comme un autre

"Cependant Obama refuse de passer pour un peacenik. Il a bien déclaré par exemple qu’il serait prêt à engager les troupes américaines au Pakistan, passant outre la volonté du régime pakistanais, s’il avait la preuve concrète que Ben Laden y a trouvé refuge."

Par Jalal - le 29 février 2008
Si j’étais américain, je voterai Obama sans illusion. Obama est le moins pire de tous les candidats. Mais une fois élue, il lui sera difficile de rompre avec la traditionelle politique étrangère américaine. Obama devra comme tous les présidents défendre l’intérêt des Etats-Unis et nous savons tous comment ce qu’il en est de cette politique.
Par Fabrice - le 29 février 2008
Barak Obama est une personnalité intelligente qui mérite d’être élu Président. Il est entrain de faire chavirer toute l’amérique qui voit en lui un espoir après les années désastreuses de Bush. L’Amérique veut tourner la page, Obama est une véritable alternative.
Par ANONYME - le 29 février 2008
Mr Enzo arrete de divaguer.Le model d’integration à la française est le model le plus hypocrite dans monde occidental.Les pays anglo-saxon(en principe les USA )ont certe des défauts mais ils sont considérablement en avance comparé au model français qui est dans la forme bien, mais au fond a presque étè innapliqué.Je préfére pas jugée obama par son programme,mais plutot sur ce que les americains voient en lui.Malgré sa couleur de peau,ses origines.L’amerique est sans doute une jeune nation mais mature dans le fond comparé à la france.Certe avec ses défauts.Pour que la france arrive à une telle maturité,il faut que les vieux crocodiles et dans la politique et en principe les élites de ce pays cessent de s’abriter dans leur nostalgie débile et mentale coloniale.Je dirai plutot que les éléments d’origines immigrés alliées au gouvernement actuel sont ceux là l’arbre qui cache la foret.
Par zorg - le 29 février 2008
Ne soyez pas trop enthousiastes ! Déclaration de Mr Obama aujourd’hui : il voudrait que l’Europe envoie plus de soldats en Afghanistan. Déclaration plus ancienne : il veut que les palestiniens fassent une croix sur le droit au retour...
le 29 février 2008
Lisez le post de Karim et arrêter de rêver , il est médiocre cet Obama, à l’image de la gouvernance de son pays !
Par Biala - le 29 février 2008
Les communautés musulmanes voteront en masse pour Obama. Non pas parce qu’il est le petit-fils d’un musulman, mais tout simplement parce que le républicain John McCain n’est pas fondamentalement différent de Bush. Ils ont beaucoup de point communs. Les communautés musulmanes voteront donc sans hésiter pour Obama, un vote qui est loin dêtre négligeable, car toutes les voix sont bonnes à prendre.
Par Ihsan - le 29 février 2008

J’habite New-York, je voterai pour Obama :

Voilà ce qu’ a dit Obama à Macain le candidat républicain : Barack Obama lui a répondu sur un ton virulent : "J’ai des nouvelles pour (M. McCain) : il n’y avait pas d’Al-Qaida en Irak avant que George Bush et John McCain nous embarquent dans une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée ni livrée." "John McCain aime à dire qu’il veut poursuivre Oussama Ben Laden jusqu’aux portes de l’enfer, a poursuivi le sénateur de l’Illinois et candidat démocrate, mais jusqu’à présent tout ce qu’il a fait c’est suivre George Bush dans une guerre en Irak (...) à laquelle j’entends mettre fin pour que nous puissions réellement poursuivre Al-Qaida en Afghanistan et dans les montagnes du Pakistan."

Par Enzo - le 29 février 2008
La candidature de Barak Obama est l’arbre qui cache la forêt. Le système d’intégration anglo-saxon qui est communautariste à échouer.Le système français d’intégration reste un modèle à suivre, il est plus souple et permet une intégration citoyenne pour tous.
Par Loïc - le 29 février 2008
Texte très intéressant qui m’aura appris certaines choses sur Obama que je connaissais à travers le portrait enthousiaste qu’en ont fait les médias. On s’aperçoit que sa candidature est plus complexe comme le personnage.
Par Ouarda - le 29 février 2008
Petit fils de musulman, l’élection de Barack Obama sera un évènement sans précédent. Barack Obama changera la politique américaine au Proche-Orient qui sera plus équilibrée. Il mettra un terme à la politique impérialiste aux Etats-Unis, surtout au Proche-Orient. Barack Obama est un grand espoir pour la paix dans le monde, j’espère qu’il sera élu.
Par Karim B., Montreal - le 29 février 2008

Salam aleykou à tous et à toutes

Quelques commentaires sur l’"American Idol" du moment qu’est devenu Obama au cours des derniers mois.

D’abord, sans vouloir réduire le sénateur de l’Illinois à une version "diète" ou "légère" de GW Bush, j’aimerai signifier à ceux qui s’enthousiasme un peu trop, que la présidence potentielle de B. Obama ne signifie en rien la fin de l’impérialisme étasunien.

La principale qualité de Mr Obama est de rallier autour de lui des gens aux points de vues opposés. Pour arriver ou il en est en ce moment, ce dernier a dû obtenir la bénédiction des grandes corporations qui font la pluie et le beau temps aux USA.

Autrement dit, l’establishment démocrate qui n’est pas fondamentalement différent de l’establishment républicain (et qui forme ensemble l’ossature de l’oligarchie étasunienne) n’aurait jamais permis la candidature d’un individu qui s’attaquerait aux privilèges de la classe oligopolistique du pays, qui remettrait en cause la croyance de la nécessité de l’interventionnisme des USA à travers la planète, qui émettrait un moindre doute sur les vertus du capitalisme (ce que l’on nomme aujourd’hui le néolibéralisme) et qui exigerait qu’Israel et les USA se soumettent au droit international.

Une présidence d’Obama peut paraitre comme une bouffée d’air frais pour tous et celles (qui comme moi) sont exaspérés de la démence de l’administration voyou et délinquante de GWBush mais ne croyez pas que la fin du capitalisme et de ses sauvageries immondes, des interventions musclées à travers le globe, du néocolonialisme, de la vente d’armes aux quatres coins du globe et de la destruction lente et systématique du peuple palestinien par le gouvernement de Tel-Aviv est pour bientôt.

Des preuves ? Avec plaisir !

Juste un échantillon :

Obama’s Mercenary Position by Jeremy Scahill : http://www.thenation.com/doc/20080317/scahill

The Sounds of Silence and Equivocation : Obama and Torture By LILIANA SEGURA www.counterpunch.org/segura02112008.html

Obama’s White Male Voters : Do They Hear Something Blacks Don’t ? by Glen Ford http://www.blackagendareport.com/index.php ?option=com_content &task=view&id=537&Itemid=1

Obama’s Money Cartel : How He’s Fronted for the Most Vicious Firms on Wall Street By Pam Martens http://zcommunications.org/znet/viewArticle/16601

Palestinians Suffer More Than Israelis ... And Will Continue to Do So Obama’s Israel Problem By JOSHUA FRANK http://www.counterpunch.org/frank03162007.html

Ce sont essentiellement les mêmes idées de supériorité, le même refus de considérer la souffrance d’autrui, la même méfiance envers les non-blancs et les non-chrétiens, la même violence, le même sentiment d’ayant droits, la même rapacité, la même férocité et le même amour de l’argent et du pouvoir sans honte qui animent l’élite de ce pays depuis les temps des génocides des autochtones, de la traite des esclaves africains et de l’exploitation féroce des pauvres blancs.

C’est pas -à mon humble avis- Obama qui va changer tout cela.

Si on peut donner un seul mérite à sa présence sur la scène politique étasunienne et mondiale ce sera de pousser un tantinet le radar idéologique vers la gauche...

Espérons que ceci ait au moins aura eu le mérite de brasser la cage !

Mais en vérité, Dieu -Exalté Soit-il- est plus Savant.

Wa Salam

Par elham - le 29 février 2008

le succes d’obama dans cette élection, va créer un précedent au USA et donnera des idées à d’autres noirs, à toutes les minorités issus de l’immigration partout dans le monde, en particulier chez nous en france.

l’impact psychologique de ce boulversement sera énorme.

le 29 février 2008
deçu de voir qu obama, qui avait beaucoup de qualités, traite le peuple palestinien comme les coupables du conflit isrelo palestinien, pour des voix !!!je prefere pour ça voter clinton !

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