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Articles
Dieu que la guerre est belle !
lundi 1er octobre 2007 - par Jaafar Abassi
Ce titre provocateur – tiré d’un vers d’Arthur Rimbaud – me paraît approprié à la récente déclaration intempestive de Bernard Kouchner sur l’éventualité d’une guerre avec l’Iran. Sa rapide et piteuse rétractation : « Mon message était un message de paix, de sérieux et de détermination » a donné au contraire une image tout à la fois de bellicisme de salon, de légèreté dans l’analyse et de fuite devant la critique. Tel un capitaine sautant à la hâte dans un canot de sauvetage pour quitter le navire à qui il a fait prendre la haute mer bien que prévenu des risques de gros temps, laissant l’équipage sur le pont, B. Kouchner a commis l’imprudence de laisser prendre la France pour le Grand Duché de Gerolstein. Le Grand-duc régnant – appelons ainsi M. Sarkozy, peut désormais juger du poids de ses mots – si je puis me permettre de pasticher ainsi le slogan de l’un des journaux qui lui sont proches (mais y en a-t-il qui ne le soient pas à l’exception du « Canard Enchaîné » et de « Marianne » ?) : la fermeté de ses propos lors de la conférence annuelle des ambassadeurs, au cours de laquelle il a déclaré « Un Iran doté de l’arme nucléaire est pour moi inacceptable – et je pèse mes mots » [1] a sans doute eu un effet libérateur sur l’improbable B. Kouchner, qui s’est sans doute cru autorisé à donner cours à l’une de ses célèbres indignations sélectives, qui pour être vives n’en laissent pas moins en place ses cheveux soigneusement sculptés. Ayant « manqué » la guerre en Iraq, il fallait bien se rattraper sur l’Iran. Trêve de plaisanteries. Ce triste épisode soulève des questions qui concernent à la fois l’Iran et la politique extérieure de la France. Interrogeons nous tout d’abord sur les raisons qui désignent l’Iran comme le nouveau bouc émissaire de la société internationale. Le haro qui se généralise sur ce pays est tout de même étonnant et illustre bien le « deux poids, deux mesures » qui ne correspond pas à la réalité de terrain lorsque nous parlons de Moyen Orient et, plus généralement, des pays musulmans. Pourquoi l’Iran indigne-t-il alors que d’autres pays de la région voient en même temps réaffirmé un soutien sans faille des Etats-Unis et de la France alors qu’ils sont tout à la fois plus engagés dans le nucléaire – y compris militaire et, pour nombre d’entre eux, plus autoritaires que la République islamique d’Iran ? Rappelons tout d’abord que l’Iran est l’un des pays fondateurs du traité de non prolifération nucléaire, qu’il a signé et que, jusqu’à présent, il n’entend officiellement ne réaliser que du nucléaire civil dans le but d’assurer son indépendance énergétique en prévision de l’après pétrole, ce qui n’est pas illégitime. Par ailleurs, Mahmoud Ahmadinedjad a déclaré sur Channel 4, le 13 septembre dernier : « Nous ne voulons pas la bombe […] d’un point de vue politique ce n’est pas utile. » Si l’on instruit un dossier il faut le faire à charge et à décharge, et ne pas retenir du président iranien que seules ses déclarations qui nous arrangent[2]. Par ailleurs, ni le Pakistan, ni l’Inde, ni Israël ne sont signataires du traité de non prolifération. S’il convient de ne pas être naïf à l’égard de l’Iran, dont je crois personnellement qu’il pourra à terme en disposer, je ne vois pas en quoi la possession de l’arme nucléaire par l’Iran serait plus menaçante pour la sécurité du monde que sa possession actuelle par les trois pays susmentionnés. Pour ne parler que du Pakistan, il dispose aujourd’hui de 60 à 100 têtes atomiques, et entretient un conflit de frontière avec l’Inde, elle aussi nucléarisée : le risque de guerre est ici réel, une escalade toujours possible. Ce point n’a pas été abordé par N. Sarkozy lors de la conférence des ambassadeurs. Les Etats-Unis, quant à eux, on débloqué depuis 2001 au moins, plusieurs milliards de dollars pour soutenir le régime militaire pakistanais - le Pakistan est aussi une « République islamique », rappelons le - et c’est sur son sol que s’entraînent les taliban que les américains prétendent par ailleurs combattre en Afghanistan. Je ne me souviens pas, quant à l’Inde, qu’elle ait demandé l’avis de qui que ce soit pour élaborer sa politique nucléaire ; par ailleurs, le rigide système de castes qui perdure en dépit d’une abolition officielle en fait-il bien un pays dont les valeurs sont compatibles avec les nôtres ? Rien n’est moins sûr. Dans une autre région, l’Extrême Orient, la possession de l’arme nucléaire par la Corée du Nord n’a pas non plus entraîné d’escalade régionale. Le régime coréen serait-il plus recommandable que le régime iranien ? J’en doute. Les mêmes causes devraient-elles produire des effets différents ? J’en doute aussi. Il est aussi nécessaire, pour comprendre les réactions iraniennes, de voir l’environnement régional tel qu’il est perceptibles depuis l’Iran : les Américains sont présents à l’Ouest en Iraq, et le sont à l’Est en Afghanistan et au Pakistan. Que, dans ses conditions, l’Iran ait des inquiétudes relatives à son relatif encerclement par l’Amérique peut être compréhensible : une fois de plus, les Etats-Unis pratiquent la politique de la prophétie autoréalisatrice en mettant leur interlocuteur dans l’impossibilité d’agir autrement qu’il le fait, pour dire ensuite : « Nous vous l’avions bien dit !... » L’Iran, ensuite, serait dangereux car il propagerait l’islamisme dans le monde, et plus particulièrement au Liban et en Iraq. Que les Iraniens interviennent aujourd’hui en Iraq est incontestable. Les liens entre les shi’ites, qui représentent entre 60 et 70 % de la population et l’Iraq et l’Iran sont au moins aussi anciens que l’instauration du shi’isme en Iran au XVI° siècle par Shah Ismaïl. Il me semble cependant que les Iraniens ne sont pas les seuls en Iraq, et y ont même, à ma connaissance, moins de troupes que les américains. S’ils y interviennent, c’est que l’Iraq est simplement devenu aujourd’hui pour le monde ce que les Balkans étaient au début du XX° siècle en Europe : tout le monde y intervient et y interviendra de plus en plus. Avec le succès que l’on sait. Quant au Liban… la présence massive des Saoudiens, par l’intermédiaire notamment – mais pas exclusivement – de la famille Hariri n’est plus à démonter. Il est donc ici reproché aux Iraniens d’être finalement des acteurs internationaux comme les autres… Cependant, si la lutte contre l’islamisme est une priorité, on peut alors s’étonner qu’à la fin du mois de juillet dernier, Condoleezza Rice et Robert Gates aient annoncé en Egypte un projet de vente d’armes de 20 milliards de dollars aux pays membres du Conseil de Coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Koweït, Emirat Arabes Unis, Bahreïn et Oman) : l’Arabie Saoudite, pour ne parler que de ce pays, est en effet l’un des principaux financeur de mouvements rassemblés sous l’appellation « salafiste »[3] tant en Occident que dans le monde musulman ; ses pratiques démocratiques – une moyenne d’élections municipales tous les quarante cinq ans environ – contrastent singulièrement avec la régularité des élections iraniennes (cette remarque n’étant en rien, je le précise, un allégeance au régime !), et – par exemple - la condition des Iraniennes, qui circulent librement en ville certes avec des voiles certes mais souvent symboliques, qui ont « l’art » de tomber de leur cheveux plus que celui d’y rester, qui conduisent des voitures, etc… à de quoi faire pâlir de jalousie les Saoudiennes qui pourraient les prendre pour d’audacieuses pétroleuses. En armant ses « alliés » l’Amérique donne donc des armes à régimes bien plus « durs » que le régime iranien tant sur le plan des mœurs que sur le plan social ou politique. Elle poursuit le soutien au wahabbisme dont nous déplorons à juste titre les effets dans l’ensemble du monde et pas seulement le monde musulman. Cet argument de lutte contre l’islamisme n’est donc que de la poudre aux yeux et l’est d’autant plus si l’on se souvient que l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis étaient les seuls pays à avoir reconnu le régime des Taliban en Afghanistan. De qui donc se moque-t-on ? Faut-il également parler de l’augmentation de 25 % de l’aide militaire à Israël ? Le récent bombardement dont la Syrie vient d’être la victime mériterait que l’on se pose la question de savoir quelles sont aujourd’hui les puissances nucléaires de la région, quelles sont celles qui ne respectent pas les règles internationales – notamment le respect des frontières reconnues, que l’on proteste contre ces violations et qu’éventuellement on les sanctionne. L’action de la France y gagnerait sans doute en cohérence et en crédibilité. Là encore, les indignations sont sélectives. Cette agitation autour d’ l’Iran intervient curieusement dans des conditions qui peuvent rappeler celles que nous avons connues voici trente ans. Comme l’Iran impérial, l’Iran révolutionnaire réalise – il est bien temps - qu’il ne dispose pas de raffineries de pétrole lui permettant un approvisionnement domestique suffisant. Il me paraît étonnant – mais cela ne l’est pas en réalité – que la contestation contre la monarchie alors, contre la république aujourd’hui, intervienne chaque fois que l’Iran cherche à assurer son indépendance énergétique. Voici une clé qui mériterait d’être utilisée pour comprendre la situation iranienne et la présentation que l’on en fait dans nos pays. L’agitation autour du nucléaire a en outre pour effet de masquer les luttes de pouvoir à l’intérieur du régime actuel : début septembre, l’ancien président Ali Akbar Hachemi Rafsandjani a été élu président de « l’Assemblée des Experts », une structure importante de la république islamique, puisque ses 86 membres sont chargés d’élire le « Guide de la révolution » et peuvent théoriquement le démettre. Cette élection illustre la lutte pour le pouvoir qui est ouverte au plus haut niveau de l’Etat iranien. Nous avons prêté peu d’attention en France à une déclaration qu’avait faite l’an dernier le président Ahmadinedjad, affirmant qu’il ne reconnaissait pas d’autre autorité que celle de l’Imâm – comprenons bien : celle du XII° Imâm[4]. Loin d’être une prise de position théorique et fumeuse, cela avait un sens très clair : Mahmoud Ahmadinedjad en disant cela signifiait aux religieux que leur pouvoir n’était pas légitime, il annonçait que le temps était venu pour les laïcs d’exercer le pouvoir. Cela aurait au moins mérité de retenir l’attention. Les nominations récentes d’un nouveau directeur de la banque centrale et de nouveaux ministres du pétrole et de l’industrie entrent dans cette logique de tentative de conquête du pouvoir par les laïcs. Le régime est donc aujourd’hui contesté à l’intérieur, de l’intérieur. L’acquisition de l’indépendance énergétique via le nucléaire est l’un des seuls sujets qui fasse aujourd’hui consensus en Iran : c’est une question de survie pour l’après pétrole, c’est devenu une question de fierté nationale. Il ne faudrait pas oublier que l’Iran est l’une des plus grandes et plus anciennes civilisation de la région, qu’il a été une puissance majeure dans le monde, et à l’image des Français, il s’en souvent encore. Attaquer l’Iran sur ce point, lui déclarer la guerre, comme nous l’avons fait via Saddam Hussein en août 1980, ce serait, une fois de plus, souder la population avec le régime, renforcer un pouvoir que l’on prétend combattre. Je ne suis pas certain pour ma part que les Etats-Unis y soient opposés comme on se plaît à le dire, pour des raisons au demeurant pas toujours cohérentes entre elles. L’Iran est un commode bouc émissaire ; Georges Bush, contesté jusque dans son propre parti, pourrait ensuite trouver à cette nouvelle guerre un dérivatif au désastre iraquien et, « last but not least », diviser encore un peu plus les Européens, déjà partagés à propos de la guerre en Iraq. Ce qui est plus étonnant est l’alignement français sur les thèses américaines. L’on sait qu’à la fin du mois de juin dernier, le président français a eu avec C. Rice un échange de propos sur la question du renforcement des sanctions à appliquer à l’Iran à propos de la politique nucléaire de ce dernier. La teneur du discours de N. Sarkozy à la dernière conférence des ambassadeurs et la « sortie » de son ministre des Affaires Etrangères sur la guerre semblent aller dans le sens de cet alignement. Paradoxalement (mais en apparence seulement), la vente de centrales nucléaires à la Libye va dans le sens de la balkanisation du monde mise en œuvre au Liban et en Iraq : ce faisant N. Sarkozy s’éloigne des règles ayant présidé à la construction européenne, Jean Monnet ayant bien compris qu’il était plus difficile pour un Etat de céder ses prérogatives sur une industrie déjà constituée sur une base nationale que pour une industrie émergente. La signature de contrats nucléaires bilatéraux s’inscrit donc en contradiction avec la politique européenne, séparant la France de ses partenaires européens ; en distinguant un pays particulier, elle rend encore plus chimérique la réalisation de la prétendue « union méditerranéenne » que l’on dit vouloir promouvoir et dessine le futur inquiétant d’une vassalisation de notre politique étrangère plutôt que la construction d’une politique extérieure et de défense européennes courageuses et indépendantes, susceptibles de montrer de l’Occident une autre image que celle de l’Amérique. Pour toutes ces raisons, avoir évoqué une guerre contre l’Iran est une rodomontade pitoyable et irresponsable. Loin de mettre la France en avant, cette déclaration a été une tonitruante déclaration d’allégeance à la politique d’un Georges Bush épuisé, contesté, de plus en plus isolé. Etait-ce bien nécessaire ? Est-il si difficile d’être un acteur plutôt qu’un objet ? un joueur plutôt qu’un enjeu ? Le mol désaveu du Président de la République témoigne de l’ampleur de la sottise de son ministre. A moins que l’objectif réel de cette opération de communication n’ai été qu’un ballon d’essai, pour préparer les esprits à une guerre déjà décidée dans le secret d’officines officielles ou non. Les propos du général de Gaulle recevant André Malraux à Colombey ne sortent pas de mon esprit : « Ce que nous avons voulu – entre vous et moi pourquoi ne pas lui donner son vrai nom ; la grandeur – c’est fini. » Il n’y a pas que la vieillesse qui soit un naufrage… [1] C’est moi qui souligne [2] Telle sa consternante prestation devant l’Université de Colombie. [3] Les choses sont en réalité plus compliquées et mériteraient d’être développées plus largement et avec plus de détails. [4] Qui est aujourd’hui occulté et qui reviendra à la fin des temps pour =instaurer un règne de justice et révèlera le sens caché des Ecritures. Mots clésJaafar AbassiDu même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article1er octobre 2007
Waglioni a dit :
Tout-à-fait d’accord avec vous, Jaafar Abassi, merci pour cet article sincère et empreint de vérité. Cependant, j’ai un seul doute : à propos de Rimbaud, je ne pense pas que cette exclamation d’une totale platitude, soit de lui. Le seul (très beau) poème qui fasse référence à la guerre, le fait pour non pas en célébrer la beauté, mais le caractère imprévu, c’est un des poèmes des "Illuminations" : « Guerre Enfant, certains ciels ont affiné mon optique : tous les caractères nuancèrent ma physionomie. Les Phénomènes s’émurent. - A présent, l’inflexion éternelle des moments et l’infini des mathématiques me chassent par ce monde où je subis tous les succès civils, respecté de l’enfance étrange et des affections énormes. - Je songe à une Guerre de droit ou de force, de logique bien imprévue. C’est aussi simple qu’une phrase musicale. » 1er octobre 2007
Non Taremaillac, vous vous méprenez sur les desseins d’Israel. En effet, ce n’est pas parce qu’elle a peur de ces millions d’arabes qui l’entourent, car que peut-il arriver à Israel, qui non seulement posséde l’arme nucléaire (elle est la seule dans la région), en plus c’est une puissance militaire incontestée et pour finir est soutenu par les Etats Unis. De qui pourrait-elle avoir peur ? Le dessein d’Israel est d’avoir dans la région des vasals comme le sont la Jordanie ou l’Egypte. Des vasals qui ferment les yeux sur toutes les exactions commises contre les libanais et les Palestiniens, des vasals qui savent que l’expansion d’Israel est de plus en plus offensive mais qui ferment les yeux car achetés par la puissance américaine. La reconnaissance d’Israel par les pays arabes ne changera pas grand chose à la situation...loin de là.
1er octobre 2007
La division entre sunnites et chiites est un mythe fabriqué et entretenu par l’occident. Il n’y a pas plus de heurts entre sunnites et chiites qu’entre Catholiques et protestants. Alors nous musulmans ne tombons pas dans le piège du "diviser pour mieux régner". La division dans le monde arabe et/ou musulman a toujours était l’arme des opprimeurs et des dominants. En Algérie pendant longtemps l’occident nous à bassiné avec la différence et la division qu’il y avait entre Kabyles et Arabes, ensuite pendant la guerre Iran Irak on nous a sorti la division entre sunnites et chiites, aujourd’hui en Irak on nous fait croire qu’il y a une division entre sunnites et chiites (cf la manipulation lors de la condamnation à mort de Saddam Hussein), en afghanistan on nous parle non pas de la religion sous influence chiite mais de division des tribus. Au liban on joue sur la division entre chrétiens et musulmans, alors qu’ils sont tous arabes. Montrer les arabos musulmans comme divisés est un mythe fabriqué par les imperatifs politiques et colporté par les médias occidentaux.
1er octobre 2007
Sami a dit :
La majorité des régimes arabes du moyen-orient ont faillis et ils sont responsables de la situation actuelle qu’endurent des musulmans. Ces régimes ne méritent ni le soutien, ni l’inquiétude que certains musulmans, qu’ils soient sunnite ou non, peuvent leur accorder quand bien même ils serait « menacés » par l’Iran, si cela pouvait avoir un sens. C’est bien mal connaitre le peuple perse que de dire qu’il envisage de « régner » sur la région, l’Iran est un peuple qui n’a JAMAIS agressé ses voisins ou tout autre état d’ailleurs. Ces régimes arabes ne sont menacés que par le temps qui rendra justice, et ils en sont conscients. Saddam Hussein n’est qu’un des premiers sur la liste et la liste est longue. A l’heure où les ressources en énergie fossiles s’épuisent, ressources constituant les colonnes vertébrales des puissances occidentales, « des colonnes en argiles que le temps érode inexorablement », à l’heure ou ces états occidentaux réfléchissent, certes timidement mais quand même, à une gestion plus rationnelle de l’énergie, les états pétroliers de la péninsule arabique n’ont su réaliser aucun investissement à long terme leur garantissant indépendance énergétique et, plus dramatique, indépendance politique et encore moins un quelconque investissement garantissant la protection du monde musulman... mais pas l’Iran. Au contraire, ils se sont rendus complices des agressions portés à l’encontre des musulmans en hébergeant les agresseurs sur leurs sols ! Partant de ce constat, alors que ll’Iran se préoccupe du sort des musulmans de la région et que les musulmans d’ailleurs, assis sur du coton s’en inquiètent, il est raisonnable de dire que le paradoxe vient de ceux qui s’en insurgent ! Ne croyez vous pas ? Il est très regrettable, et le mot est faible, de persister à opposer les musulmans chiites aux musulmans sunnites d’autant que ce qui opposent les uns aux autres est infiniment plus négligeables que ce qui les rapprochent ! Aux Palestiniens, Libanais, Syriens ou Irakiens, Kurdes, Turkmenes, Persans, que vous soyez musulmans chiites ou sunnites, chrétiens ou juifs, le temps rendra justice. Faisons en sorte d’alléger collectivement nos responsabilités en ne commettant pas de fautes irréversibles. Bonne fin de ramadhan à tous les musulmans, et que la paix soient avec nous. 1er octobre 2007
Amirouche a dit :
salam Taremaillac ; je suis à moitié d’acord avec toi, mais je crois que tu oublie pas mal de choses dans ce que tu dis. *Ahmadinejad est un bouffon : peut être, quoi que c’est un docteur dans le génie civil ( le diplôme ne change rien mais j’ai pas fini...)donc et Bush et Besrlusconi sincerement, on peut pas descendre plus bas donc,je ne sais pas ce que tu pense mais ? je veux bien te croire quand tu dis que tu n’est pas le défenseur d’israél mais dis moi de quel droit( je parle sur la plan de raison pure) israél peut avoir la bombe atomique et pas l’iran. si on regarde l’histoire depuis 1948 on voit qu’israél est en état de guerre permanent, pas l’iran, tu me dira israél se defend, contre qui ? moi je dis que les peuple arabes sont en encore sous le joug de la domination mais cette fois ça s’appelle le co-colonialsime( dirégents arabes et USA). et à chqie fois que la guerre tournait contre isréal intervenait pour uns soit disant paix. je te rappelle en 1975( à peu près je ne connais la date exacte) YASSER ARAFFAT( qui semble ne pas avoir tes faveurs) à offert la paix à GOLDA MAIER mais elle a refusé ce croyant invincible. en parlant d’effacer israél de la carte ,déja Ahmadinejad n’a jamais dis ça,il faut lire son discour sur la net et il a y la traduction anglaise avec, mais à force de répeter un mensonge tout le monde finit par croire même les menteurs( pour ma part aussi je ne défend pas Ahmadinejad et suis entierement D’accord avec toi quand tu diq que l’iran mérite mieux que cet Ahmadinejad ) mais qu’on le veille ou non l’iran est la seule puissance du moyen orient et ça ne datte pas d’aujourd’hui donc quand Ahmadinejad et ce discour à usage interne. ce que je comprends pas de la part des israéliens c’est est qu’ils croient que les USA les protégeront éternellement ou pas pourquoi ils n’acceptent pas la proposition arabe de paix contre la terre et en plus une normalisation avec tous les états arabes. explique moi j’ai du mal à saisir 1er octobre 2007
msawri a dit :
Nous vivons dans un monde et à une époque de propagande fallacieuse, de diversion criminelle et de la désin formation à outrance. Esraêl possède-t-elle vraiment un arsenal nucléaire ? En cas de manipulation guerrière, elle sera la première victime. Le territoire de leur énnemis est le même que le sien. La France quant à elle, a-t-elle la force suffisante et les moyens pour s’aventuer pas à pas avec son nouveau allié dans une vaste guerre sans fin. L’Amèrique, nation très riche, tenant le monde sous sa toile d’araignée, peut à volonté gaspiller, forcer les états à donner et s’endetter sans aucune inquiètude d’être forcée à rembourser. Ce n’est pas le cas pour la France. Il suffit qu’on lui tourne le dos et l’amérique serait la première pour qu’elle dégringole. Depuis quand, les agressions des occidentaux aux pays de mouvance islamique, aussi minimes soient-ils, ont réussi à mater les peuples et le rendre servile. Ils tuent les innocents, détruisent les infrastructures et finissent toujours, honteux par quitter les lieux préférant continuer de loin leur sale besogne par personnes interposées. Ils volent les arabes en leur vendant des armes qui ne servent à autre chose qu’à se déchirer entre eux. Sommes nous toujours aussi bas et naîfs ? Nous vivons dans une période où l’avenir est incertain. C’est pourquoi les grandes puissances n’appliquent réellement que la loi du plus fort poue détruire les faibles. Ils ont peur de s’aventurer dans des domaines à grand risques préférant pour faire pression et impressionner, le vertuel, l’image et la propagande. La seule question qui se pose, le monde musulman va-t-il faire taire un jour les conflits intérieurs et se réveiller pour relever les défis en perpective ? Affrontons quand même l’avenir avec espoir et qui vivra, verra.
1er octobre 2007
Abstract a dit :
Je crois volontier à une manoeuvre visant à sonder l’opinion et tester les réactions. C’est là que l’on voit que l’on a besoin d’une organisation solide pour pouvoir peser ne serait-ce que symboliquement sur la politique de notre pays. Quand on voit les propos et les analyses sur l’Iran ce qui est frappant c’est comment le pays est isolé dans l’analyse même. Le fond du problème n’est pas que l’Iran ai l’arme atomique le fond du problème est psychologique à savoir un Iran pays développé maitrisant des technologies de pointes représente un danger psychologique pour les israéliens. En réalité israéliens et iranniens se disputent le leadership dans la région et franchement en dehors du militaire (et encore) les israéliens ne font pas le poids. L’iran a un impact très positif sur les pays sunnites qui du coup existent sur la scène politique comme jamais (ex : Arabie Saoudite qui se redécouvre un rôle de leader...) 1er octobre 2007
Raison a dit :
Vous avez raison Taremaillac, Israel n’a jamais dit "qu"elle rayerait de la carte" un pays. Non Israel ne le dit pas, Israel le fait (cf la Palestine). C’est peut être ce qui la différencie de l’Iran. Et comme vous le dites si bien moi non plus je ne suis pas le défenseur de l’Iran.
1er octobre 2007
maryam a dit :
Par Maryam Nous avons tous vu l’été 2006 comment Israel a mitraillé le Liban sans que personne ne mouffle. L’Iran a l’obligation de se protéger c’est une question de survie, les prédateurs rôdent. 1er octobre 2007
Lionne a dit :
A Merouane : Peut-être que l’Iran a des ambitions hégémoniques, les Etats Unis, Israel et d’autres pays ont les mêmes ambitions, n’est ce pas ? ce qui est valable et normal pour les uns ne peut l’être pour d’autres ? Quant à la menace que représente l’Iran shiite pour les monde sunnite, ceci est peut être vrai mais vous savez trés bien que la pire menace aujourd’hui pour le monde musulman tout court, ce sont les Etats Unis. Vous oubliez que l’Irak et l’Afghanistan sont occupés pas les Etats Unis et non par l’Iran. Que les menaces qui pésent sur la Syrie le sont par les Etats Unis et non par l’Iran. Et que les premiers à parler de guerre sont les Etats Unis et la France et non l’Iran.
1er octobre 2007
Taremaillac a dit :
Ahmadinejad est un bouffon. L’Iran merite d’autres leaders. Toute cette agitation n’a pas de sens : attaquer l’Iran ? Avec quelles troupes ? Avec quel budget ? Avec quel soutien de l’opinion ? Sans parler de l’abilite de l’Iran a se defendre : l’Irak c’etait comme dans du beurre, l’Iran serait une guerre a grande echelle, avec moins de petrole a disposition et la route du Golf Persique parasitee, voire paralisee. L’economie mondiale seraient exangue de petrole, et le baril pourrait valoir entre 200 et 300 dollars le baril. Excellente aubaine pour Chavez, les Russes ou bien les Algeriens, mais quid de l’Europe, de l’Asie et bien entendu des USA ? Une attaque contre l’Iran pour des raisons de nucleaire militaire ? De la politique fiction pour faire peur. C’est un peu comme la Coree du Nord : depuis un demi siecle qu’on parle d’une guerre qui n’aura pas lieu. Pendant ce temps on (comprendre les medias, les politiques et leur maitre les financiers) relegue aux "calandes persannes" les decisions necessaires a prendre pour enrailler le changement climatique, les reformes importantes dans le cadre de la globalisation pour sortir les pays pauvres et les milliards d’habitants de la misere etc. ces petites tracasseries qui ne font que des centaines de millions de morts chaque annee... Ciao Taremaillac PS : Je ne suis pas le defenseur d’Israel, mais vu que le pays est entoure de centaines de millions d’Arabes (et de Perses) hostils, qu’ils ont combattu (et, dirons-nous, gagne) deux guerres "defensives" contre des coalitions Arabes, vous imaginez bien qu’ils ne peuvent pas se contenter de leurs chars et avions pour dissuader une autre attaque. De plus, Israel n’as jamais publiquement menace de "rayer de la carte" qui que ce soit, bien qu’il ait raye la nation Palestinienne de facto... Par consequent, l’argument selon lequel l’Iran aurait droit a l’arme nucleaire parce qu’Israel l’a est pueril, stupide et contre-productif : la question devrait tourner autour d’une denuclearisation du Moyen-Orient. Et celle-ci sera a l’ordre du jour lorsqu’Israel sera reconnu par tous au Moyen-Orient, que l’Etat Palestinien existera et que les manaces de l’Iran auront disparu. 1er octobre 2007
Anti-guerre a dit :
Monsieur Kouchner qui semble avoir une préférence pour l’option militaire, je l’invite à lire les paroles de ce poème de Boris Vian : Le Déserteur. Monsieur le Président Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps Je viens de recevoir Mes papiers militaires Pour partir à la guerre Avant mercredi soir Monsieur le Président Je ne veux pas la faire Je ne suis pas sur terre Pour tuer des pauvres gens C’est pas pour vous fâcher Il faut que je vous dise Ma décision est prise Je m’en vais déserter 1er octobre 2007
La volonté de puissance de Téhéran ne se limite pas à la constitution d’un axe chiite ni à la défense des minorités chiites opprimées. Le discours du président Mahmoud Ahmadinejad, totalement dans la ligne de l’ayatollah Ruhollah Khomeini, père de la révolution islamique, est résolument panislamique. Ses relais sont parfois chiites - le Hezbollah, au Liban - mais parfois aussi sunnites - le Hamas et le Djihad islamique, en Palestine. Bref, Téhéran joue sur les deux tableaux. Avec un objectif très pragmatique : devenir le leader de la région.
1er octobre 2007
Véronica a dit :
Tout cela n’est qu’hypocrisie. Les fondations du programme nucléaire iranien ont été posées pendant la guerre froide, à la fin des années 1950, sous l’égide des États-Unis et dans le cadre d’accords bilatéraux entre ceux-ci et l’Iran. Un programme nucléaire de coopération civile a été signé dès 1957 avec les États-Unis dans le cadre du programme « Atoms for Peace ». Le Shah Mohammad Reza Pahlavi régnait sur l’Iran a cette époque, et après la chute de Mohammad Mossadegh encouragée par la CIA en 1953, le régime apparaissait suffisamment stable et amical envers l’occident pour que la prolifération nucléaire ne devienne une menace.
1er octobre 2007
ALEPI a dit :
Si Bush dit n’écarter aucune option, il est peu probable que les USA se lancent dans une nouvelle guerre tant qu’ils sont embourbés en Irak. En fait, deux autres options, qui peuvent se combiner, sont discutées ouvertement par l’administration US. Celle des frappes ciblées contre les sites suspectés d’activités nucléaires et celle de la déstabilisation du pouvoir. Les opérations de renseignement menées par les commandos US sur le territoire iranien attestent du sérieux de la menace. D’où la mise en garde de l’État iranien contre toute intervention militaire. Les mollahs ne s’y trompent pas. En fins tacticiens, ils n’hésitent pas à reprendre un discours nationaliste pour ressouder autour du régime mal en point, un peuple qui dans son immense majorité rejette toute intervention impérialiste.
1er octobre 2007
Brother a dit :
"Je ne veux pas qu’on dise que je suis un va-t-en-guerre ! Mon message était un message de paix, de sérieux, et de détermination", se défend Bernard Kouchner ... a déclaré récemment Kouchner. Sans blague !!!!!!!
1er octobre 2007
Marouane a dit :
Jaafar Abassi, vous avez une vision idéale de l’iran dont l’objectif est d’être la première puissance régionale. L’Iran a des ambitions hégémoniques, et les états arabes sunnites risquent d’en faire les frais les premiers.
1er octobre 2007
Frenchboy a dit :
French Doctor en route vers le statut de French Warrior.
Comme disait Desproges : « l’ennemi est bête, il croit que c’est nous l’ennemi ».
1er octobre 2007
Rabah a dit :
A ceux qui surévalue la menace iranienne,selon Yitzhak Ravid, le esponsable des études militaires de l’autorité de l’armement en Israël (RAFAEL), une attaque nucléaire même sérieuse ne détruirait pas Israël. Les médias israéliens ont contribué à exagérer la menace constituée par l’Iran, a-t-il dit dans une conférence à l’Université de Tel-Aviv.
1er octobre 2007
Lecteur a dit :
Excellent papier Jaafar Abassi, Il aurait seulement falu préciser quelques infos sur Israël véritable Etat nucléiare. L’histoire de la construction par Israël d’un arsenal nucléaire puissant et sophistiqué, sans jamais en admettre l’existence, commence l’année même de sa naissance. En 1948, une unité scientifique de l’armée commence les prospections qui mènent à la découverte d’uranium dans le désert du Néguev. En même temps, l’institut Weizmann se concentre sur la recherche nucléaire en collaboration étroite avec les Etats-Unis qui lui fournissent les équipements et les technologies. Pour produire le plutonium nécessaire à la fabrication de la bombe, Israël a besoin d’un réacteur qu’il obtient de la France. Il sera construit à Dimona dans le Néguev. En 1966, l’installation de Dimona commence à produire des armes nucléaires [5]. Au bout du compte on peut dire qu’aujourd’hui Israël a ainsi construit environ 400 armes nucléaires d’une puissance cumulée de 50 mégatonnes équivalent à 3850 bombes d’Hiroshima. Comme vecteurs nucléaires, les forces armées israéliennes sont dotées de 300 chasseurs-bombardiers (F16 et F15) armés de missiles israélo-américains. Trois sous-marins fournis par l’Allemagne sont aussi dotés de missiles de croisière nucléaires. Enfin, il faut ajouter 50 missiles balistiques Jéricho 1er octobre 2007
Kad a dit :
Au sujet du grand humaniste Kouchner : En 2003, le groupe français Total fait l’objet de plusieurs plaintes pour la violation des droits de l’homme en Birmanie. Le groupe est accusé d’utiliser du travail forcé dans cette sanglante dictature. Total s’offre Kouchner et lui paye 25 000€ pour rédiger un rapport. Le gentil docteur s’exécute, blanchit Total de toute responsabilité et prétend en outre que les Birmans sont absolument heureux de la présence de Total. Voir article sur Mondiliasation 1er octobre 2007
Madiogaga a dit :
Bernard Kouchner s’est forgé à coup de sac de riz une réputation d’humaniste au grand coeur. Seuls les gogos peuvent encore penser qu’il est encore cet humanitaire du dimanche épris de paix,d’amour, de solidarité et je ne sais encore quoi...Ce professionnel de l’indignation à géométrie variale fait une fixette sur les pays du Proche-Orient, oubliant Israël qu’il défend pas dessus- tout. On aimerait voir Bernard Kouchner avec son sac de riz venir au secours des enfants palestiniens de Gaza notamment qui subissent le blocus et la répression militaire israélienne.
1er octobre 2007
RODOLPHE a dit :
L’Iran ne peut utilisé le nucléiare quà des fins civils et non militaires. Or le régime iranien recherche la maîtrise nucléaire militaire. Un risque de prolifération nucléaire serait la première conséquence de l’acquisition par l’Iran de la bombe atomique. Je ne suis pas partisan de la guerre, mais l’Iran ne doit pas avoir la bombe atomique.
1er octobre 2007
Pacifiste a dit :
Quand Kouchner fait une telle déclaration, il pense surtout à être à la remorque des états-unis. La France n’ a pas les moyens d’attaquer seule l’Iran. Ce Kouchner est fasciné par la politique des neo-conservateurs américains. Ce Kouchner qui se dit de gauche, est en fait un un homme de droite opportuniste, obnibulé par le pouvoir. Il rêve d’une guerre contre l’Iran au point de ne plus se contôler, même en public à travers des déclarations guerrières.
1er octobre 2007
Lorientais a dit :
Rien d’étonnant, Bernard Kouchner est va-t-en-guerre de premeir ordre doublé d’un incompétent notoire. Jamais sous la Ve Répunlique, nous n’avons eu un aussi piètre ministre des Affaires étrangères.
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