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Mercredi 7 Janvier 2009
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L’UPM : et pendant ce temps, le Maroc part à la dérive…

mercredi 20 août 2008 - par Nabil Ennasri

A l’heure où la France prend la présidence de l’Union européenne et qu’elle se lance dans une initiative diplomatique tout azimut avec la naissance de l‘UPM (Union pour la Méditerranée), il nous a semblé nécessaire de prendre à contre-pied l’enthousiasme général qui a suivi le lancement d’un projet dont l’idée, rappelons-le quand même, avait été lancée lors d’un meeting de la campagne présidentielle le 7 février 2007 à Toulon et dans lequel le président Nicolas Sarkozy avait, sans aucun complexe, réhabilité l’œuvre civilisatrice de la France en Afrique du Nord…

Pour tempérer le climat de quasi-euphorie qui règne auprès de nombreux responsables politiques, médiatiques et intellectuels, il nous est apparu judicieux de pointer certaines carences de ce projet en mettant en évidence une réalité assez sombre que beaucoup ont tendance à négliger. Pour illustrer notre propos, nous prendrons le cas du Maroc comme exemple révélateur d’un pays que beaucoup encensent pour son évolution « éclairée » et positive mais qui dérive, dans les faits, vers une situation des plus alarmantes.

De retour d’un séjour de plusieurs semaines dans le royaume chérifien, j’ai pu constater combien la société marocaine souffrait d’innombrables maux que le projet d’UPM ignorait superbement et qui s’enveniment chaque jour de manière inquiétante. Car, loin de se passionner pour un projet venu de l’ancienne puissance coloniale, le marocain moyen est d’abord préoccupé par les innombrables difficultés du quotidien qui lui rongent le moral et bouchent son avenir. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et donnent la mesure des défis gigantesques qui guettent une société malade à bien des égards.

Dans un pays peuplé de plus de 30 millions d’âmes et dont la moitié de la population a moins de 25 ans, on pourrait penser que les chantiers en matière d’éducation, de logement et d’accès à l’emploi seraient les priorités à la fois des autorités et des concepteurs de l’UPM. Il n’en est rien et pire, le Maroc part littéralement à la dérive. Le récent rapport du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) est là pour en témoigner. Ce dernier qui calcule, dans quasiment tous les pays de la planète, l’Indicateur de développement humain (IDH) à partir de données telles que la croissance économique, l’accès à l’eau, la santé publique et le niveau général d’instruction a classé le Maroc au 126e rang mondial. Soit après des pays comme la Namibie, le Kenya ou l’Ouganda…

Aujourd’hui près de 20% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (moins de 1 dollar par jour) et le revenu par habitant est l’un des plus bas du pourtour méditerranéen. Le taux d’analphabétisme y est toujours de 40% (surtout dans les campagnes) alors que les jeunes diplômés sans travail ne se comptent plus. Autant dire que les véritables réformes et chantiers dont le Maroc a impérativement besoin pour relever les défis de son avenir sont presque inexistants. La faute à qui ? A un système qui a érigé la corruption en modèle de gouvernance jusqu’à gangrener tous les étages de l’administration[1]. Une grande partie de la population marocaine se débat dans la pauvreté et la misère, phénomène qui s’accentue notamment à cause de la flambée du prix des denrées alimentaires de base, sources de tensions et de privations pour beaucoup. Il n’y a qu’à se balader dans les rues et les quartiers déshérités de Fès, Casablanca ou ailleurs pour remarquer les conditions déplorables pour les millions de familles assommées par le prix du kilo de viande et qui ont vu le prix de l’huile doubler en quelques mois.

Le chômage endémique, notamment chez les jeunes, fait perdre espoir à nombre de jeunes qui voient dans l’émigration en Europe (et même au péril de leur vie faisant ainsi de la Méditerranée un véritable cimetière) la seule échappatoire pour quitter une situation qui vire au cauchemar pour la grande majorité d’entre eux. Les dégâts liés à la consommation et au trafic de drogues (le Maroc reste le premier pays producteur et exportateur de cannabis[2] !), d’alcool (désormais en vente libre), de cigarettes prennent des proportions inquiétantes. L’accumulation de toutes ces souffrances et frustrations fait même naître des problèmes d’un genre nouveau et qui menacent l’identité même du Maroc.

Ainsi, le phénomène des femmes et des hommes non mariés et de plus en plus âgés provoque des drames humains en multipliant les problèmes familiaux et psychologiques dans un pays ou les services publiques de santé sont dérisoires. La prostitution, la pornographie et le tourisme sexuel ont ainsi fait leur apparition de manière fulgurante dans une société pourtant attachée aux valeurs morales. La famille, véritable pierre angulaire de la société marocaine, se délite sous les tirs croisés de problèmes socio-économiques graves et d’une influence de plus en plus perceptible du mode de vie occidental. Enfin, la sorcellerie et toutes les formes de charlatanisme constituent un véritable fléau national.

Ce virus, connu de tous les Marocains, est tel qu’il va jusqu’à polluer les relations interpersonnelles entre individus. La société marocaine traverse à l’heure actuelle, une phase de transformation et de turbulences qui menace son équilibre et son identité. Il n’est pas exagérer de dire qu’une partie de la jeunesse, qui étouffe littéralement dans un milieu sans perspectives, sombre dans une forme d’autodestruction effrayante.

Face à tous ces périls, quelle est la réponse des autorités et que propose le projet sarkozyste d’UPM ? Loin de s’en émouvoir, les élites dirigeantes au Maroc semblent au contraire bien éloignées de ces défis et menaces. Peu leur importe qu’une grande partie du peuple soit condamnée à la survie, elles préfèrent se concentrer sur les grands projets qui vont défigurer le Maroc : projets touristiques de grande envergure[3], projets faramineux en provenance des pays du Golfe dans les secteurs de l’immobilier, du tourisme etc., engageant le Maroc vers une évolution à la tunisienne avec tous les écueils que cela induit... Car le fossé entre les élites occidentalisées et le peuple ne cesse de s’élargir faisant du Maroc un pays qui vit à plusieurs vitesses et menaçant ainsi la cohésion nationale.

 Les dernières élections législatives de septembre 2007 n’ont vu la participation que d’à peine un tiers de l’électorat, la grande majorité des sujets du Roi ne se reconnaissant pas dans une classe politique largement discréditée. Exemple parmi d’autres de la gabegie et de la corruption qui règnent, le premier ministre marocain Abbas El-Fassi pâtit d’une piètre popularité car il est notamment connu pour être à l’origine d’un énorme sandale survenu en 2003 et à la suite duquel quatre jeunes marocains s’étaient suicidés[4].

L’image du Maroc à l’étranger, et notamment en France, est souvent celle d’un pays résolument tourné vers l’avenir, qui pratique un islam tolérant et éclairé et où les droits de l’homme et de la femme sont en progression. Cette image d’Epinal ne résiste pas à l’examen des faits et il nous incombe de tordre le coup à cette illusion. Car le Maroc va mal. Et ce n’est pas en dissimulant la vérité que le pays pourra affronter les défis majeurs qui lui font face. Les autorités, tout comme les promoteurs de l’UPM (dont le Maroc a été un fervent partisan) devraient se pencher d’urgence sur cette crise que subissent les Marocains (comme bien d’autres peuples de la Méditerranée d’ailleurs).

Car si tout n’est pas à rejeter dans ce projet d’UPM (notamment en ce qui concerne la dépollution de la Méditerranée, le développement des énergies renouvelables comme l’énergie solaire etc.), il est néanmoins consternant de constater que certains chefs d’Etats et de gouvernements réunis pour cette grand-messe diplomatique soient non seulement sourds aux revendications de leur peuple mais qu’ils ne se rendent même pas compte des dangers préoccupants qui guettent leur société.

Contrairement à ce que beaucoup d’observateurs et d’analystes pensent, ce n’est pas le spectre de l’islamisme qui menace la société marocaine. Et même si les faits de terrorisme ont secoué le pays depuis quelques années (faits qu’il faut condamner sans condition) ce dernier devra affronter d’autres périls bien plus inquiétants pour son avenir. A l’heure où des millions de MRE (Marocains résidants à l’étranger) rentrent au « bled » pour passer leurs vacances, il ne faudrait pas sous-estimer cette véritable bombe à retardement qui menace d’exploser. Car le Maroc, charnière entre l’Europe et le continent africain, vit une évolution qui n’est pas très rassurante. Soumis à des vents contraires, tiraillé entre un respect profond pour sa religion, ses traditions et sa culture et une attirance quasi-irrésistible envers un Occident et son mode de vie magnifié et souffrant d’innombrables maux, la société marocaine devra relever seule tous les défis évoqués auxquels, ni les élites marocaines, ni les initiateurs du projet d’UPM ne semblent s’intéresser.

 


[1] Il y a plusieurs mois, une vidéo montrant des gendarmes en flagrant délit de corruption avait fait scandale et avait été visionnée par des dizaines de milliers de personnes sur Internet…

[2] On trouve au Maroc la plus grande superficie avérée de culture de cannabis au monde. Les chiffres et les enquêtes des différentes études de l’ONU donnent le vertige : le Maroc fournit 80% de la résine consommée en Europe et 28% de la résine produite dans le monde viennent du seul sol marocain…

[3] Le gouvernement marocain a lancé il y a quelques années un projet ambitieux de développement du tourisme dans le royaume. Le plan Vision 2010 cherche à atteindre 10 millions de touristes en 2010 et ce pari est en passe d’être gagné vu que sept imposantes stations balnéaires sont en cours d’aménagement ou de construction sur le littoral marocain. Il est vrai que le tourisme constitue la première source de devises du pays avec 5 milliards d’euros. 6,6 millions de personnes avaient visité le Maroc en 2006 et l’augmentation du nombre de touristes était de 12% en 2007. Les Français sont les plus nombreux.

[4] Une entreprise émiratie, Annajat, avait signé, en 2003, une convention avec l’agence marocaine pour l’emploi, un organisme sous tutelle de M. El-Fassi, alors ministre de l’emploi. Il s’agissait d’offrir un emploi aux jeunes chômeurs. Le ministre était intervenu à la télévision pour faire la promotion de l’initiative d’Annajat. Le dossier des candidats devait être accompagné d’un examen médical très coûteux à réaliser dans une clinique de Casablanca. Au final, des dizaines de milliers de jeunes avaient été grugés. Le scandale avait été rapidement étouffé par les autorités. Quatre des candidats à l’émigration s’étaient suicidés. Cf. M. El-Fassi, chef du parti conservateur marocain de l’Istiqlal, nommé Premier ministre, Le Monde du 21 septembre 2007.

Mots clés

Nabil Ennasri

Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, est actuellement étudiant en théologie musulmane à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon. Il a séjourné dans plusieurs pays du Golfe (Qatar, Emirats Arabes Unis). Son mémoire « Le champ politico-religieux du Qatar : une vision estudiantine » obtenu en vue de la validation du Master II (Recherche) « Politique Comparée » à été rédigé sous la direction du professeur François Burgat. Il est également membre du Collectif des Musulmans de France.

Du même auteur, à lire sur oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

29 décembre 2008
mazig a dit :
Je tiens à remercier Nabil pour son objectivité quant à la situation réelle au Maroc.Je pense meme qu’il est en deçà de la réalité. Il serait temps que certains de nos MRE cessent d’embellir une situation qui n’est absolument (...) (Lire la suite)
26 septembre 2008
laila a dit :
Je suis agréablement surprise de lire un article de cette teneur. Malheureusement, l’auteur ne nous indique aucune référence quand aux statistiques ou encore à savoir le taux de prostitution de pornographie et du tourisme sexuel (tout ces (...) (Lire la suite)
24 septembre 2008
ledoc a dit :
bonjour , je reviens du maroc ou j’ai passé de super vacance avec des visites culturelles dans la vieille medina de fés,meknés, marakech et la plus vieille université au monde celle des karouines. des paysages à coupé le souffle ,un desert (...) (Lire la suite)
17 septembre 2008
msawri a dit :
Nabil Ennasri n’est pas sympathique. Il y a une sorte de mépris qui se dégage de ses écrits envers le Maroc. La situation qu’il décrit contient beaucoup de réalité, sauf qu’il l’a pompeusement exagérée. Le marocain (...) (Lire la suite)
7 septembre 2008
raba and co a dit :
http://tunisie-harakati.mylivepage.com Il est plus facile de critiquer que d’agir même si je ne suis pas O.K avec l’U.P.M et la critique du Maroc seulement les peuples en question ont d’autres attentes que cette U.P.M. Tant (...) (Lire la suite)
4 septembre 2008
Marwan a dit :
Salam alikoum, je note que prendre le Maroc pour exemple dans le sujet de l’UPM n’a rien de vraiment logiqe étant donné qu’il s’efforce constament de se sortir des combles de la pauvreté engendrée par une multitude (...) (Lire la suite)
2 septembre 2008
DARKVADOR a dit :
DAILYMOTION "MAROC EMEUTES A SIDI IFNI" VOILA LA REALITE DU MAROC AUJOURDHUI (Lire la suite)
2 septembre 2008
Salim a dit :
Salam aleikoum, Ramadhan Moubarek à toutes et à tous. Je viens de lire l’article, qui ne m’apprend au fond pas plus que je n’ai déjà lu ou vu sur place. Un triste constat, pour ne pas dire un desastre moral, economique et (...) (Lire la suite)
1er septembre 2008
Mohand a dit :
Salam Il est triste de voir un article qui prétend dresser un constat sur la situation socio-économique marocaine ne citer aucun chiffre à part le classement IDH. Bref, on s’attendrait à plus de sérieux si l’on veut faire une (...) (Lire la suite)
28 août 2008
Lola a dit :
Docteur Saâdallah : Peut-être que le bon point que vous délivrez à l’auteur de cet article part d’un bon sentiment mais sachez que même le Roi du Maroc s’intéresse à ce que font ses sujets sur la terre de France. Dans ma (...) (Lire la suite)
27 août 2008
Docteur Aboul Kassem Saadallah. Professeur à l’Université d’Alger. a dit :
Docteur Aboul Kassem Saadallah, prof à l’université d’Alger Réponse à Lola Certes la politique impérialiste des Occidentaux dans la continuité de sa logique tend à occidentaliser le monde en dominant notamment sur le plan (...) (Lire la suite)
27 août 2008
salam aleykoum je suis français d origine algérienne et je pense pouvoir dire que l Algérie aussi rencontre ce genre de problémes il faut s’en inquiéter et se conserter travailler ensemble inchALLAH pour rétablir (...) (Lire la suite)
27 août 2008
khalid a dit :
Salamoalaykom, Je suis tout à fait d’accord sur le fond. En revanche, j’ai quelques remarques techniques : L’IDH ne mesure pas l’accés à l’eau, le maroc est classé parmi les pays à revenu moyen, le problème se (...) (Lire la suite)
26 août 2008
Lola a dit :
Parler de politique d’assimilation alors que la globalistion culturelle occidentale n’épargne plus personne sur la planète relève de l’aveuglement pur et simple. Il faudrait parler d’acculturation, ce qui est bien plus (...) (Lire la suite)
26 août 2008
ZOUINIE a dit :
JE REVIENT DU MAROC ET LE CONSTAT EST TRES NEGATIF RIEN NE FONCTIONNE DANS CE PAYS L ARGENT EST DEVENUE LA NOUVELLE RELIGION BREF J ETAIS PRESSE DE RENTRER EN FRANCE (Lire la suite)
26 août 2008
Docteur Aboul Kassem Saadallah. Professeur à l’Université d’Alger. a dit :
Docteur Aboul Kassem Saadallah, Université d’Alger. Ma remarque ne concernera nullement le teneur de l’article, mais la posture de l’auteur. Vu d’Alger,je suis agréablement surpris qu’un enfant de (...) (Lire la suite)
26 août 2008
TUPAC AMARU a dit :
Salut les mecs ! Le seul pays musulman qui tient "la route",c’est le notre ,la FRANCE,et vous en etes tous l’expression vivante. Tachons de faire valoir nos droits et ensuite seulement on ira botter le "derrière" à tous ces (...) (Lire la suite)
25 août 2008
marocain a dit :
Les raisons de cette crise au maroc c’est que 80 % des richesses au maroc sont aux mains d’une minorité n’atteignant pas les 10%. Aucun système fiscal et juridique incitatifs à donner de la valeur au travail et à la création. (...) (Lire la suite)
25 août 2008
hamadan a dit :
Cependant le maroc critique le classement du PNUD, une première mondiale. "Les responsables marocain ont souligné les limites de l’approche du PNUD pour évaluer le développement humain, une approche jugée partielle et statique", lors (...) (Lire la suite)
25 août 2008
Taoufik a dit :
Salam, Ne cherchez pas les causes du déclin du Maroc ( et de tous les pays dits "musulmans") à l’éxtérieur.Nous sommes les principaux responsables et notre mal n’est pas économique mais notre mal s’appelle "L’ IGNORANCE" (...) (Lire la suite)
24 août 2008
chamil a dit :
Il faut comparer avec le reste du Maghreb, pour relativiser le "mal marocain"- même si l’auteur a bien vu les choses : 1) l’Algérie. Pays riche à crever des pétro-euros et pétro-dollars, mais dont la population meurt de faim et (...) (Lire la suite)
24 août 2008
je crois que l’article n’a soulevé qu’une fine partie des maux du maroc (Lire la suite)
24 août 2008
william wallace a dit :
réponse à Ahmed M. et fTOUH saïd "je voulais juste rappeler que partout ou s’installe la misère (fakr) la mécréance (koufr) la suit , voilà l’une des raisons majeure pour laquelle le Maroc et bien d’autres pays du pourtour (...) (Lire la suite)
23 août 2008
omar a dit :
Je reviens du Maroc et j’y vais régulièrement. Je crois que malheureusement M Ennasri a fait une analyse réaliste. (Lire la suite)
23 août 2008
Lola a dit :
Bonjour à tous ! A Moha : je parlais des causes et non des effets. Il y a juste à se poser la question : POURQUOI ?. Je crois qu’on ne devrait ni déplorer, ni se lamenter mais répondre à cette autre question : et maintenant, (...) (Lire la suite)
21 août 2008
souleymane a dit :
Asalam wa3laykoum warahmatoulillah wa barakatouhou,barakAlla oufik pour cette article qui pour ma part est très objectif ( ce qui est rare de nos temps !)français d’origine marocaine ,né en france et qui me rend regulierement au maroc (...) (Lire la suite)
21 août 2008
Hamza a dit :
Je reviens d’un séjour au Maroc. Loin de l’analyse sombre de Mr ENNASRI, j’ai trouvé des Marocains (beaucoup plus nombreux qu’on feint de le croire) parfaitement conscients de la situation et investis dans une tâche (...) (Lire la suite)
21 août 2008
@ Mohamed : J’ai oublier de parler de la culture que vous avez citer .De quelle culture vous parler ? les films et pièces du théâtre qu’un marocain et marocaine digne de ce nom n’oserait pas regarder en famille ! tellement que (...) (Lire la suite)
21 août 2008
@ Lola : Ma chère je ne sais même pas par quoi commencer tellement que la situation est grave et les raisons sont multiples . Mais on peut néanmoins en dégager les points centraux de cette dégradation quasi générale .Premièrement : la morale et (...) (Lire la suite)
21 août 2008
Essalem aalaykoum, "Un révolté", c’est clair en effet ! Qu’est-ce que l’on peut dire d’autre ? Ce que décrit le texte à demi mot n’est pas propre au Maroc, ni à l’Algérie ou à la Tunisie. En quoi le cas des (...) (Lire la suite)
20 août 2008
Mohamed a dit :
Cet article est très excessif pour être crédible. Le Maroc connaît depuis quelques année un vraie dynamique dans plusieurs domaines. Dans le domaine économique : Intensification des infrastructures (routes, autoroutes, Ports (notamment le (...) (Lire la suite)
20 août 2008
Lola a dit :
Ah ! vous les Marocains, ne faites pas comme nous, les Algériens : l’auto-flagellation constante, la haine de soi, un regard des plus noirs sur eux-mêmes !!!. La domination, le viol des consciences, le mépris des faiseurs d’opinion (...) (Lire la suite)
20 août 2008
Ahmed .M a dit :
Salam aleikoum , je voulais juste rappeler que partout ou s’installe la misère (fakr) la mécréance (koufr) la suit , voilà l’une des raisons majeure pour laquelle le Maroc et bien d’autres pays du pourtour (...) (Lire la suite)
20 août 2008
Je viens de lire l’article de Mr Nabil ENNASRI avec intérêt et amusement aussi . Amusement parce que , ce qu’il nous rapporte ici , c est ce qu’on appelle en langage populaire marocain ( akhbar assouq). Car tout cela est connu (...) (Lire la suite)
20 août 2008
Fili a dit :
Salam Je trouve que c’est un article qui dresse un tableau assez pathétique de la situation au Maroc. Mais, je vous fais deux critiques : A vous lire, tout est statique alors que certainement il doit y avoir des initiatives populaires (...) (Lire la suite)
20 août 2008
Ftouh saïd a dit :
Rien à redire, tout est dit. c’est le sentiment que j’ai eu en y passant mes vacances. Alloumma sta3ane On dirait que l’intelligence et la raison ont quitté ce pays après l’indépendance et ont décidé de ne plus jamais y (...) (Lire la suite)

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