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Vendredi 21 Novembre 2008
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La problématique de la femme musulmane au centre du dialogue des cultures

mercredi 21 mars 2007 - par Asma Lamrabet

Notre monde est en train de vivre une période très sensible confronté comme il est à une crise profonde de sens et de crispation identitaire. Là où on se retrouve on entend presque toujours le même type de discours, à savoir celui des concepts schématiques incluant la distinction EUX et NOUS. Selon cette vision, l’Autre est toujours dangereux car il est généralement sous-entendu dans sa différence négative.

Cette vision binaire du monde a toujours existé et les peuples se sont toujours affrontés au nom de leurs différences idéologiques, religieuses, culturelles ou autres. Il y a toujours eu dans le cycle évolutif des civilisations humaines, celles qui en atteignant leur apogée, vont inéluctablement essayer de dominer celles qui sont en déclin : les Grecs contre les barbares, les Chrétiens contre les païens, les Colons contre les indigènes. Hier encore c’était le « monde libre » face au régime communiste et aujourd’hui c’est l’Occident -variable selon la conjoncture tantôt « judéo-chrétien » tantôt « gréco-romain »- face à un monde de l’islam en déclin forcément archaïque et barbare !

Comment expliquer que, malgré l’évolution technologique incroyable et la mondialisation culturelle, censée nous rapprocher dans ses dimensions virtuelles les plus irréalistes, cette vision manichéenne du monde persiste encore, nous rendant de plus en plus hermétique les uns aux autres ?

Plus l’information circule, plus l’ignorance de l’autre s’accentue. On se côtoie sans se rencontrer, chacun essayant de construire son identité contre celle de l’Autre, en prenant bien soin de s’en différencier.

On a l’impression de vivre une impasse idéologique faite d’incompréhensions, de non-dits où chaque événement international est vécu de part et d’autre dans un formidable décalage émotionnel. La fracture entre l’Occident et l’islam – dans ses représentations Nord et Sud- semble s’approfondir chaque jour, dressant un mur d’incertitudes et de suspicions entre ces deux mondes que tout semble séparer. Du côté occidental, l’islam est perçu comme un monde monolithique, profondément étranger, en marge de l’histoire et surtout structurellement réfractaire à la modernité occidentale . Alors que du côté du monde musulman, on perçoit l’Occident comme un univers de dépravation, un monde hégémonique et dominateur, responsable de tous nos malheurs !!!

La théorie du choc des civilisations hante nos esprits, et qu’on le veuille ou non, depuis le 11 septembre, l’islam qui, a d’ailleurs toujours incarné historiquement parlant, l’altérité dans toute sa perception péjorative, est devenu le bouc émissaire favori et le terreau favorable à l’éclosion des principales tensions planétaires.

C’est d’ailleurs cette même thèse qui a permis aux tenants de la géopolitique moderne d’ériger de nouveaux concepts stratégiques tels que la guerre préventive contre une prétendue civilisation islamique – apparemment toujours en péril contre elle-même- à qui il faudrait apporter les bienfaits de la démocratie par le biais- très civilisée- de l’occupation militaire en exploitant au passage ses richesses naturelles.

C’est ainsi et le plus naturellement du monde que, jour après jour, et évènements après évènements l’islam fait la une des médias. Dans le microcosme médiatico-politique, on s’acharne à opposer toutes les valeurs de la modernité à l’islam. « Le Coran ce livre qui fait tellement peur aux occidentaux » .Voilà le titre par lequel commencent certaines émissions culturelles diffusées à une heure de grande écoute .

Selon une image disproportionnée et véhiculée à outrance, l’islam est devenu l’ennemi de la modernité : des attentats terroristes, au sous-développement, au taux élevé d’illettrisme, au déficit de démocratie, en passant par les problèmes de l’immigration, à la situation des femmes musulmanes. Tout est désormais interprété du point de vue théologique et non pas selon les grilles de lecture sociopolitiques conventionnelles.

On prétend expliquer la nature des problèmes – de tous les problèmes- qui sévissent dans cette zone du monde par le caractère culturel et structurellement religieux de ces sociétés qui seraient « en retard » sur la modernité, car elles peinent à « se libérer » de la religion comme l’ont faite les sociétés occidentales.

Il est évident aujourd’hui que le discours politique prédominant est un discours qui instrumentalise la peur et alimente les clichés réducteurs. Le terrorisme est désormais intimement lié à l’islam, tout musulman en est génétiquement suspect jusqu’à preuve du contraire. Dans toutes nos tentatives de dialogue les uns avec les autres, il faudrait savoir retransmettre ce sentiment intolérable de « stigmatisation » dont sont victimes les musulmans à l’échelle mondiale.

Avec le « délit de faciès » et le « délit d’appartenance à l’islam », les musulmans se retrouvent dans cette position vulnérable de devoir « se justifier » éternellement pour « ce qu’ils ne sont pas », « pour ce qu’ils ne sauraient être » et pour cette identité musulmane qui leur colle à la peau, et qui à force de matraquage idéologique est devenue hautement suspecte et ô combien difficile à gérer.

Parmi les sujets qui reviennent fatalement lorsqu’on essaie d’amorcer un semblant de dialogue entre les cultures, celui de la situation de la femme en islam semble prendre une place primordiale du fait de l’incroyable nombre de stéréotypes et de préjugés qui se sont accumulés autour de ce thème.

En effet, parmi les clichés les plus récurrents concernant l’islam, il va sans dire que celui concernant le statut de la femme musulmane reste incontestablement le plus suggestif, puisqu’il prétend à lui seul résumer l’essentiel du « prêt à penser » envers cette religion.

« La femme musulmane est opprimée par l’islam » : c’est là, un des adages, les plus fréquemment admis et unanimement répandus à travers le monde, et qui à lui seul, semble cristalliser le caractère irréductible de la civilisation islamique. L’islam est perçu à travers le prisme déformé de cette représentation de la femme musulmane, qui se retrouve, elle- même, au centre d’un débat universel et polémique concernant le rôle de la religion, de la tradition, de la liberté et de la modernité.

« La femme musulmane est victime de toutes les oppressions » et à travers ce type de préjugé, on sous -entend l’oppression de l’homme arabe ou musulman, des lois intransigeantes et barbares de la Charria, en somme de cet islam totalitaire, machiste et tyrannique.

On a même l’impression que la situation de la femme musulmane telle qu’elle est vécue traditionnellement, constitue la « brèche idéale » à travers laquelle une certaine idéologie hégémonique occidentale veut s’immiscer afin de discréditer tout un système de valeurs culturelles. Le méta discours actuel sur la musulmane voilée, recluse et opprimée n’est finalement qu’une reproduction continuelle de la vision orientaliste et colonialiste, toujours en vogue dans les représentations contemporaines post-coloniales.

Ce discours éternellement accusateur sert surtout « d’alibi » à toutes les attitudes politiques de domination culturelle et conforte l’analyse binaire qui oppose, le plus naturellement du monde, le modèle « universel » de la femme occidentale libérée, à celui de la musulmane opprimée et donc à libérer. L’opposition de ces deux modèles permet également de maintenir la catégorisation de la femme musulmane comme femme de « seconde zone » et surtout de l’exposer comme une image repoussoir par rapport à la modernité, la civilisation et la liberté.

D’ailleurs, cette obsession de « libération » de la femme musulmane a même servi de « prétexte » politique pour légitimer des entreprises néocoloniales telles que la guerre en Afghanistan, où la « démocratie » américaine a tenté de « libérer » les pauvres femmes afghanes de leur horrible burka. Selon la même logique, on retiendra aussi le critère des « droits de la femme » pour évaluer le degré de démocratisation des régimes arabes remodelés dans cet espace géopolitique qu’est le « grand moyen orient » selon la vision de l’administration Bush !

Il ne s’agit pas ici de généraliser cette vision à l’ensemble de l’occident en prétendant que tout le problème se résume finalement à un sournois complot contre les sociétés musulmanes, et d’accuser l’Occident de tous les maux dont souffrent ces sociétés. Loin s’en faut. Il s’agit plutôt de dénoncer l’instrumentalisation politique de cette problématique – et de tant d’autres aussi- très complexe et surtout très sensible aux yeux des musulmans, par une certaine vision politique hégémonique occidentale.

En revanche, il faudrait humblement admettre que parmi les critiques inlassablement adressées aux musulmans, celle concernant le statut de la femme reste des plus sensés et des plus vraies, malgré son instrumentalisation politique, son essentialisation outrageuse et la vision réductrice qu’en fait l’occident.

Même si la situation des femmes a connu ces dernières décennies une amélioration notable et qu’elle varie de façon importante d’un pays à l’autre, selon le niveau socioculturel et éducationnel, il n’en reste pas moins que le statut juridique de la femme musulmane reste de loin le plus rétrograde au monde. En effet, selon le dernier rapport des Nations Unis (Juillet 2006) : « les schémas éducatifs traditionnels, les dispositions discriminatoires du droit de la famille et le code du stat personnel, perpétuent de façon flagrante les inégalités et la subordination des femmes ». Rien que cela…

De l’analphabétisme, (les taux d’analphabétisme dans les pays arabes sont les plus élevés au monde -70 millions d’analphabètes -avec une nette prédilection pour les femmes qui représente 45% ), au statut de mineure à vie, à l’absence d’autonomie, aux obstacles à la participation politique, sans parler des mariages forcés, et des crimes d’honneur dans certaines régions. Tous ces abus demeurent malheureusement l’apanage quotidien de nombreuses femmes musulmanes et sont dans la majorité des cas, cautionnés par une certaine lecture du religieux.

Ceci étant, il convient de faire la part des choses et réfuter l’assertion qui prétend que le message spirituel du Coran, texte sacré de l’islam, serait la source principale de la discrimination et de la dévalorisation des femmes. Le constat de la situation de la femme en terre d’islam est réellement accablant, mais il est important de différencier entre le fait culturel et l’essence d’une religion, entre un message spirituel et ses diverses interprétations.

Une règle commune consiste à incriminer fatalement le Coran comme source inéluctable de discriminations envers la femme. Or le vrai problème qui se pose ce n’est pas tant le Coran en lui-même, mais plutôt ce que l’on a fait de ce Coran à travers des siècles et des siècles de lecture et d’interprétations sexistes envers la femme. Une interprétation rigoriste et complètement fermée du religieux qui a légitimé durant toute l’histoire musulmane volontairement ou non, une véritable « culture de discrimination » à l’encontre des femmes.

Il est évident et facile de retrouver des arguments coraniques qui infériorisent la femme – comme d’ailleurs dans tout texte religieux que cela soit la Bible ou la Torah – quand on pratique une lecture littérale, statique qui ne prend jamais en compte ni la dynamique historique des époques de la révélation, ni celle de la conjoncture actuelle.

Ceci dit, le constat d’une culture de discrimination envers la femme est rarement admis en terre d’islam, où l’on retrouve le plus souvent un discours islamique interne qui tente de répondre à ces allégations par la justification et la réaction passionnelle, affirmant que « l’islam protège la femme, qu’il l’honore et qui lui donne tous ses droits ». Ce discours officiellement ressassé, toujours sur la défensive reste, malgré sa véracité dans le fond, très théorique, très superficiel voire insuffisant et surtout en contradiction flagrante avec la réalité de la majorité des sociétés musulmanes.

Le véritable problème dans les pays musulmans est que les femmes ont été marginalisées pendant des siècles au nom du sacré. Alors que le message spirituel a permis à ses débuts et par rapport au contexte de l’époque, d’instaurer une véritable dynamique de libération des femmes, qui sera rapidement détournée par les coutumes tribales discriminatoires et l’impulsion qu’a connu le statut de la femme musulmane avec la révélation coranique va petit à petit s’estomper en faveur d’une lecture strictement juridique complètement vidée de son éthique spirituelle.

Même si en islam il n’existe pas de Clergé, il y a eu à travers l’histoire de la civilisation islamique l’instauration tacite d’une institution savante exclusivement masculine qui s’est approprié le droit de légiférer au nom de Dieu. Ceci a d’ailleurs été spécialement perceptible à deux niveaux essentiels : la question de la femme et la question du pouvoir politique en islam, deux questions qui seront historiquement étroitement liées.

En effet, la femme musulmane fût victime d’un double despotisme : celui d’un système politique autocratique –véritable tare des sociétés islamiques – et celui d’un système culturel patriarcal, pouvoir autoritaire fortement enraciné dans les populations de cette région. Ce sont ces deux pouvoirs absolus qui ont bâillonné la femme pendant des siècles et qui ont participé activement à la régression irréversible de son statut entérinée d’autre part par le déclin de cette civilisation.

Si l’on rajoute à tout cela le choc de la rencontre avec la colonisation occidentale, on comprendra aisément l’ampleur des dégâts dévastateurs sur le statut de la femme et dont on perçoit les séquelles traumatiques jusqu’à nos jours.

Concernant cette page de l’histoire, il faudrait dans ce genre de dialogue souligner l’importance de cette dimension coloniale qui explique en partie le rejet du monde musulman de certaines valeurs de la modernité et notamment celles relatives à l’émancipation féminine.

Le monde musulman en se protégeant contre le colonisateur a surtout emmuré la femme qui elle aussi en participant à l’entreprise anticoloniale a refusé la libération prônée par un certain modèle féminin occidental. Le projet d’émancipation de la femme occidentale a longtemps été – et le reste quelque part jusqu’à aujourd’hui- perçu comme un projet colonialiste, auquel il fallait résister car toute adhésion à ce modèle signifiait une certaine trahison vis-à-vis de l’identité musulmane. Le modèle imposé par une colonisation foncièrement injuste ne saurait être crédible aux yeux des populations colonisées. Malek Ibn Nabi dira en connaissance de cause : « l’œuvre coloniale est un immense sabotage de l’histoire »

Il est primordial de saisir l’importance de cette symbolique féminine et de ce qu’elle comporte comme défis psychologiques pour le monde islamique : la femme constitue pour ce monde musulman meurtri et humilié le dernier rempart d’une identité fortement assiégée. Cela explique en partie le refus du monde musulman de débattre sur ce sujet de la femme en islam car les critiques occidentales, même si elles sont parfois et dans un certaine mesure fondées, il n’en demeure pas moins qu’elles sont perçues comme une ingérence intolérable dans le vécu culturel local.

En effet, les accusations adressées par un Occident souvent perçu comme irrespectueux vis-à-vis des valeurs islamiques touchent dans le fond un vrai problème de société, mais sont extrêmement maladroites dans la forme. Ce type de réquisitoire, en effet, ne fait qu’exacerber des tensions très vives au sein de populations déjà fortement minées par une double tension : celle du sous- développement économique et intellectuel et l’autocratie des pouvoirs en place d’une part et par l’arrogance des politiques d’ingérence internationale (économique et politique) réellement injustes envers cette région du monde d’autre part.

Cette « hostilité occidentale » ouverte et déclarée contre l’islam et perçue comme telle par la majorité des musulmans, et finit par intensifier l’attachement de ces derniers à la religion, non pas comme moyen de ressourcement éthique et spirituel, mais plutôt comme une forteresse identitaire. Ce qui irrémédiablement conduit à la radicalisation du discours religieux islamique qui devient par la force des choses une réponse réactionnelle à cette dialectique « dominants- dominés ». Ce qui explique, par ailleurs et en partie, l’immobilisme intellectuel et le refus de toute politique de réforme religieuse considérée comme un déracinement voire une occidentalisation dangereuse.

Et c’est dans ce cadre précis de la logique d’opposition qui alimente les ressentiments des musulmans envers tout ce qui peut venir de cet Occident que la femme musulmane devient malgré elle, l’otage idéal, entre deux perceptions extrêmes : Celle d’une option élitiste qui prône, sans véritable discernement , une farouche aliénation occidentale et celle non moins erronée d’une idéologie religieuse extrémiste et archaïque.

La femme musulmane représente à l’heure actuelle la première victime et la victime de choix de cette construction idéologique « en miroir » et qui se doit à elle seule d’incarner le « modèle » islamique idéal afin de contrecarrer le modèle occidental !

La problématique est certes complexe, mais force est de constater, actuellement, l’émergence d’une véritable conscience féminine musulmane qui, tout en contestant l’ordre social traditionnel, tente de faire la part des choses entre, l’apport positif d’un univers occidental source de savoir, de progrès et de droits et entre un référentiel spirituel et culturel revivifié et contextualisé.

De nombreuses femmes musulmanes intellectuelles, universitaires , femmes du terrain, vivant en terres d’islam ou en occident, tentent de prendre la parole au nom de leur engagement spirituel et essayent de se réapproprier ce qui a toujours été entre les mains des hommes musulmans : à savoir leur destinée.

On assiste à une véritable mobilisation sociale et intellectuelle destinée à promouvoir une nouvelle lecture féminine des sources scripturaires et à déterminer un statut d’autonomie pour la femme musulmane. Une dynamique qui sous-tend une dimension de nature féministe en termes de revendications de droits dans et par l’islam.

C’est donc un véritable mouvement de libération amorcé par un retour aux sources, mais qui se fait paradoxalement en rupture avec des traditions culturelles structurellement discriminatoires. Cette dynamique qui se fait de l’intérieur s’exprime dans un langage qui lui confère une certaine légitimité puisqu’il ne se situe pas dans une logique d’exclusion mais plutôt dans une logique de réconciliation, aussi bien avec des valeurs occidentales universelles qu’avec des valeurs spirituelles revivifiées par la contestation féminine.

Des années de tentative d’émancipation de la femme selon un certain modèle occidental érigé en modèle universel et en dehors du référentiel islamique se sont soldés par un échec patent sur le plan des résultats concrets dans la majorité des pays arabo-musulmans. D’où l’intérêt et l’efficacité d’une telle dynamique intérieure qui tout en prônant des principes éthiques spécifiques revendique par la même occasion les principes égalitaires universellement partagés.

C’est ainsi que, cette nouvelle lecture de l’islam à partir d’une perspective féminine est porteuse de tous les espoirs et ce aussi bien pour l’islam et les musulmans, que pour le « vivre ensemble » des différentes cultures. Dans le dialogue interculturel, cette nouvelle lecture de l’islam à partir d’une perspective féminine pourra sûrement aussi déblayer le terrain de nos mésententes idéologiques car l’image véhiculée en occident d’un islam opprimant les femmes ne facilite ni le dialogue ni la reconnaissance d’une identité plurielle et universelle. Et en parlant d’identité plurielle celle-ci ne peut être effective que dans la reconnaissance mutuelle.

La fracture Occident- islam qui semble chaque jour se matérialiser un peu plus peut être réhabilitée si de part et d’autre l’on fait l’effort de se « décentrer » en d’autres termes de se reconnaître en l’autre dans son humanité …Les musulmans doivent revoir leur approche du monde occidental et reconnaître sa diversité, sa dimension humaniste et universaliste.

Et ce malgré l’effet sournois d’une certaine politique hégémonique occidentale, malgré des politiques indignement injustes envers la Palestine, l’effroyable guerre contre l’Irak, Guantanamo et Abu ghraib, malgré une Afrique exsangue et dépouillée de toutes ses richesses, malgré une mondialisation sans âme et un néolibéralisme sauvage, malgré les effets néfastes des désastres écologiques subis par les plus pauvres. Malgré tout cela, l’Occident n’est heureusement pas que cela.

Il faudrait sans doute savoir reconnaître que les musulmans sont dans en grande partie responsables de ce qui leur « arrive ». Il ne s’agit pas de se conforter dans cette position très commode de complot et de victimisation pour justifier toutes nos défaillances et masquer notre désespoir. Si les pays musulmans vivent dans le sous-développement économique et culturel, sous des régimes dictatoriaux, si l’image de l’islam et des musulmans est aujourd’hui négative et suscite la peur, c’est en grande partie à cause des musulmans eux-mêmes.

Des musulmans qui ont démissionné , et qui ne parviennent plus à contribuer à la richesse de la civilisation humaine. Il est impératif pour ces derniers d’entreprendre des réformes radicales aussi bien en ce qui concerne la pensée islamique longtemps sclérosée, qu’ au niveau de leur vision du monde qui reste sujette à l’émotivité et à un certain degré d’irrationalité.

Dans cette interminable confrontation occident – islam, nul dialogue ne pourra être efficace si il y a méconnaissance des histoires respectives de l’un et l’autre et si il n’y a pas d’autocritique des uns et des autres.

La question de la femme musulmane ne doit pas être utilisée comme argumentaire à double tranchant pour justifier une certaine logique d’imposition des valeurs occidentales supposées être les seules porteuses de la véritable émancipation. La femme musulmane a le droit de se réapproprier cette modernité sans avoir à suivre un modèle prédéfini d’émancipation supposé être idéalement universel. L’universel n’est qu’une addition de la diversité, véritable richesse de cette humanité. Et c’est à partir de « sa diversité » et de « sa spécificité » que la musulmane a le droit de faire ses choix en tant que femme ayant une histoire et des origines propres afin de contribuer à un universel commun.

On ne peut pas lui imposer d’accéder à la modernité par la seule et unique porte de l’occidentalisation qui semble dans un certain nombre de cas sous entendre une démarcation radicale par rapport aux origines et à la mémoire spirituelle. Etre moderne et libre ne veut pas dire « être déraciné » mais plutôt s’élever dans son humanité à partir de ses propres racines. Et dialoguer ne veut pas dire gommer ses propres différences et renier ses propres convictions mais plutôt les enrichir par l’apport de l’autre.

C’est donc dans la gratitude et l’humilité que nous devrions dialoguer afin de déconstruire cette idéologie de la peur qui nous domine tous. Le choc des injustices, des amalgames, des discriminations et des violences peut être éviter si la rencontre se fait dans la dignité et la reconnaissance Il y va de l’avenir de notre monde, de nos enfants, de notre humanité.

Mots clés

Asma Lamrabet

Médecin hématologiste à l’hôpital d’enfants de Rabat au Maroc, Asma Lamrabet est une intellectuelle musulmane engagée dans la réflexion sur la problématique de la femme en islam. Auteure notamment de "Musulmane tout simplement" aux éditions Tawhid.

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Vos réactions et commentaires sur cet article

25 juillet 2008
Abdoul-Wahab KINDO a dit :
Moi c’est la fierté de lire une musulmane d’un tel niveau de culture.J’exulte en te lisant.Et son réalisme sans complaisance sur la triste réalité en pays arabes me plait beaucoup.Les arabes sont rarement vrais et humbles pour pouvoir se reformer comme l’auteure leur en indique les possibiltés.Qu’Allah te protege et t’agrée et t’accorde les moyens de ton oeuvre dont le bien-fondé m’est évident.Envoie moi tes prière pour mon projet d’aller parfaire mes études islamiques.Ton frère Abdoul-Wahab à Moncton
31 mai 2008
diama a dit :
diama Oui,mon avis est que l’on ne distingue pas très bien ce qui est du domaine de la culture patriarcale de ce qui relève du texte coranique.Cela signifie que l’on va reprocher à l’Islam ce qui subsiste d’une tradition marquée du sceau du patriarcat ;pour moi, l’urgence consiste à former des femmes capables de lire et de comprendre les textes—je suis musulmane et n’ai lu une traduction du Coran qu’à l’age de 25 ans *
6 mai 2008
brahim a dit :
je suis une fille de 17ans je suis musulmane je fais le ramadant . Moi je suis pa dacort quant vous dite que elle sont pas oubliger de porte le voile ya perssone qui elle oublige sais la religiont soia tu est musulmane soit tu nais pas moi je suis est je le porter un jour inchallah ci dieu le veus . Et pour toute elle musulmane ne perder pas erspoire car comme ont dit jacin sa tombe mais un jour dieu lui puissant ne lou rentra
27 mars 2007
MINGO a dit :

A. Féminicide en Asie - avortement médical et placement en institution des bébés filles en Chine.

B. Le fantasme de la femme soumise est encore très puissant "en Occident". Voir les motifs des hommes qui recherchent des conjointes asiatiques ou latino-américaines. On trouve des sites internet(d’"Occidentaux blancs") qui prônent la polygamie (aux États-Unis).

C. Il y a une promotion de la femme soumise dans le système pornocratique (où la femme est appelée à "jouer la soumission joyeusement consentie").

CONCLUSION

En Europe et aux États-Unis, il semble que de nombreux "occidentaux" déplorent que les femmes aient des droits individuels et considèrent ces droits comme une menace à la "paix des familles". Ils prônent le retour au "droit de la famille" (du groupe) qui primerait sur le droit individuel.

... Le non-dit de tous ces discours étant le souhait du retour au système ou le mari est juridiquement le chef de la famille.

La poutre et la paille ....

26 mars 2007
MINGO a dit :
Je signale tout de même qu’en Chine les classes supérieures ont recours à l’avortement si c’est une fille qui doit naître.
23 mars 2007
Européen a dit :

Sur le fond : en tant qu’occidental je suis conscient que la colonisation a conduit à des réactions proportionnelles inverses qui alimentent l’engrenage de l’incompréhension.

Mais l’occident lui-même était machiste encore récemment, c’est ce que nous voulons dire au monde arabe. Ces idées ne sont pas occidentales, elles se sont imposées à nous avec le développement économique et l’éducation.

Dans tous les cas il faut se débarrasser de ces reliques pour avancer. L’Asie aussi s’en débarrasse peu à peu. Les vietnamiens et chinois étaient très machistes préférant les garçons dans les familles, tuant même des petites filles, mais ça change pour le bien de tous.

Les filles sont souvent plus sérieuses que les garçons à l’école et elles doivent participer à la société qui sera plus harmonieuse. Je suis sûr que le monde musulman n’a pas besoin pour ça des leçons d’un occident moralisateur.

22 mars 2007
soeur en islam a dit :

Salam Je souhaite émettre une critique, qui je l’espère, sera constructive. Deux éléments me posent question dans l’approche de Mme Lamrabet, tout d’abord vous dénoncez cette vision binaire du « EUX et NOUS » ensuite vous décrivez la situation de la femme musulmane opprimée dans les sociétés ou l’islam prédomine.

Quant au premier élément, on a plutôt le sentiment que ce qui pousse l’interrogation est cette incapacité qu’a le monde musulman à accéder à la modernité telle que définie par l’occident. Il en surgirait un complexe qui forcerait tout individu souhaitant « jouer » dans l’arène ou dans « la cour des grands » à redéfinir ses positions et montrer qu’il n’est pas comme cette masse compacte de musulmans « bornés » et « ignares » de surcroît. Par conséquent, on ne sort pas véritablement de cette conception manichéenne que l’on dénonce au départ.

Ensuite, le coupable que vous dénoncez dors et déjà sans avancer aucun argument probant ni fait avéré qui prouverait vos dires, ce qui est dommage et dommageable quand il s’agit d’une réflexion qui se veut scientifique, est le savant musulman qui tout au long de l’histoire, se perd en interprétations « sexistes », subjectives et sûrement « machistes ». Alors, la question qu’on est en droit de se poser est : ne se trompe-t-on pas de cible ? Les gens ont-ils eut besoin de cette lecture biaisée pour opprimer la femme, d’autre part vous parlez d’un contexte ou ce n’est pas uniquement la femme mais toute une société qui est privée des droits humains les plus fondamentaux.

C’est pourquoi je finirai en suggérant l’attitude suivante : LUTTONS contre toute forme d’injustice à l’encontre des enfants, des femmes, des vieilles personnes, des personnes handicapées, des malades et aussi des hommes.

Le problème n’est pas le Texte ou l’interprétation des Textes, car s’il n’est pas des gens instruits qui puissent comprendre leur portée ainsi que leur étendue, on peut tergiverser encore longtemps dans ces discussions de salon. Donc, éduquons nos peuples et aidons-les à prendre leur destin en main sans les infantiliser ni les réduire à ces éternels « bornés » et « ignares ».

Au lieu de préconiser une relecture des Textes, faisons tout d’abord une lecture de ceux-ci et formons des femmes savantes à même de pouvoir apporter quelque chose de positif à la société tout en étant crédibles.

22 mars 2007

C’est assez paradoxal, de lire pour condamner bien sur le fameuse injonction à choisir son camp, " eux ou nous". On ne peut qu’être d’accord avec ce simplissime, mais je suis surpris tout de même que l auteur en fasse sienne, puisque il s’agit du eux ou nous dit différemment " nous les bons musulmans et les autres pervers occidentaux" qui avec des mots différents dit la même chose.

On lit par ailleur dans un commentaire cette compréhension du message, la femme musulmane doit acceder la modernité mais rester musulmane, suivre les principes de l’islam.

On est bien dans ce choix impératif du "eux ou nous", mais quand c’est un musulman qui le dit ça passe, c ’est permis .

22 mars 2007

salam alaykoum,

On assiste effectivement à un éveil...un réveil de la part d’une minorité de la communauté musulmane. Un petite minorité de ceux parmis "qui réfléchissent", et qui ont bien compris certainement que la revendication des femmes musulmanes quant à leur droit n’a rien à voir avec la revendication des féministes occidentales, et qu’il ne s’agit nullement d’une révolte de sa part mais juste une prise de conscience quant à ses devoirs vis à vis de société musulmane, et les conséquences néfastes qu’engendrent un manquement à ce niveau, car on le constate aisément en comparant l’évolution rapide des sociétés occidentales où la femme a une participation, et celles où elle en est totalement exclues. Il ne s’agit nullement de tenter de ressembler à ces sociétés car l’objectif n’est pas le même, mais juste de tirer des leçons quant à l’intelligence qu’elles ont eu en "exploitant" les capacités de tous les membres de la sociétés qu’il soit homme ou femme. Encore une fois cette "exploitation" des compétences humaines, et entre autre de celle la femme, ne doit pas se calquer sur le modèle occidental au risque de perdre son identité musulmane et mettre en danger l’Islam. Les dispositions normatives de l’Islam doivent être respectées afin de pas assister à une dégradation des moeurs en même temps qu’une évolution comme c’est le cas dans ces sociétés occidentales. Et c’est malheureusement le chemin qu’emprunte de nos jours les musulmans. Le défi, pour nous musulmans, est ici : trouver le juste équilibre et éduquer les femmes msulmanes afin qu’elles deviennent des personnes engagées certes, mais dans les limites de l’Islam.

22 mars 2007
Abdelatif Bouriche a dit :

SALAM à tous !! Une vision sereine et limpide de Asma Lamrabet dans son analyse de la condition de la femme dans le monde arabo-musulman et l’utilisation de ce constat par le discours dominant des " Defenseurs des valeurs universeles" , les nouveaux maitres de l’univers. J’ai pas besoin de rappeler l’apport considérable qu’a apporté le Coran en ce qui concerne le statut de la femme, c’était un coup révolutionnaire.La femme comme un être humain !! c’était impensable avant. " est c’e que la femme a une âme ?!" Eh ben cette question, était malheureucsement posée en Europe jusqu’au 17ème siècle.En plus le droit à l’héritage pour les femmes a été autorisé au 7ème siècle dans la terre d’Islam, en revanche leurs consoeurs européennes n’avaient eu ce droit que dans la moitiée du 20 ème siecle.

Malheureusement, cet esprit novateur et prometteur n’a pas été suivi par les théologiens et les juristes musulmans dans les siècles qui suivirent.Dans son dernier discours, le célèbre sermon d’adieu, le prophète a vivement conseillé de bien traiter les femmes. Chose qui ne fût pas faite dans les périodes de décadence, ou les musulmans se recrovillérenr sur eux mêmes.Ainsi, un discours et une vision purement masculines apparaissent dans la jurisprudence. Tout ceci comme le préconise trés bien Asma, nous pousse à avoir un regard plus objectif sur notre héritage et patrimone culturels.

22 mars 2007
salam faut pas oublié un truc c est ke le coran a été révélé dans une période ou la femme etait considéré comme rien pire c mm un objet de honte lislam é venu é voyé la révolution !!!!!!! en 23ans. faut pas oublié le contexte !!!!!!
22 mars 2007

Allemagne : le Coran fait sa loi

Une juge allemande a refusé d’accorder le divorce immédiat à une femme d’origine marocaine battue par son mari. Motif invoqué par la magistrate : le Coran ne condamne pas les mauvais traitements entre époux. Indignation en Allemagne

21 mars 2007
Tariq 2 a dit :
Merci Asmaa pour ton commentaire du texte de Asma Lemrabet. Je me sens synchrone avec toi ! " l’homme et la femme sont différents". Il ne s’agit pas d’égalité ou d’inégalité des deux sexes ! Et le coran le dit très clairement. Il est très important pour nous tous - humains - d’ETUDIER le coran pour comprendre ce qu’il contient intérieurement et extérieurement, comprendre ses signes, sa symbolique, ses versets.
21 mars 2007
Asmaa a dit :

Assalamou alaycoum oua rahmatou Allah oua barakatouh

Bien que le fond de cette analyse est sans doute bon, je ne suis cependant pas d’accord avec le sens général que semble prendre ce texte d’Asma Lamrabet. J’ai en effet trouvé que le texte sous-entend - volontairement ou pas - qu’il y a effectivement une part de machisme dans l’islam, ce qui est faux naturellement. Les ordres et les commandements de l’islam sont différents pour l’homme et la femme tout simplement parce que l’homme et la femme sont différents... qui peut le nier ? Dans le corps d’abord, dans la psychologie ensuite, dans toute la structure de chacun se trouvent des différences incontestables par rapport à l’autre. Lorsqu’on parle d’égalité de l’homme et de la femme, il faut préciser sa pensée : les hommes et les femmes ne sont en effet pas égaux dans leur nature..Ainsi, puis-je revendiquer le droit d’égalité dans le physique et demander de ne pas être enceinte a moi seule mais qu’on se "partage la tache" ?.. Cela signifie donc qu’une égalité "absolue" homme-femme n’est pas possible, puiqu’ils n’ont pas les mêmes conditions, le même physique, les mêmes tâches ou les mêmes problèmes, et cela c’est la création divine (ou la nature pour nos amis hésitants) qui l’a décidé. Il faut donc avoir la maturité de comprendre qu’une différence de statut entre l’homme et la femme, que ce soit dans la religion, dans une mentalité ou des lois, n’est pas forcément synonyme de "discrimination" et de "sexisme". Ainsi si on se penche un peu plus sur le statut de la femme en islam (une question très complexe qu’on ne peut résumer en quelques mots), on constate alors que l’islam n’est en aucun cas "injuste" ni avec la femme ni l’homme, mais qu’il donne des droits et des devoirs spécifiques à chacun en fonction de sa nature. Quant à la condition féminine dans les pays arabes, il ne faut pas oublier que cela est du aujourd’hui à la pauvreté et à l’ignorance, et que l’islam n’a rien à voir là-dedans. Rappelons-nous également ces quelques chiffres : "9,5 % des femmes interrogées à l’occasion de l’enquête ENVEFF ont subi des actes de violence conjugale ( physique, sexuelle, verbale, psychologique) au cours des 12 dernier mois précédent l’étude." (sources : http://www.charente-maritime.pref.gouv.fr/etat/services/droits) Au moins 2.000.000 de femmes victimes de violence conjugale en France 400 meurent sous les coups de leur conjoint chaque année, soit plus d’une femme par jour ... (Droit de Savoir, mars 99, TF1)

et cette tragédie c’est chez nous en France !! Que dire alors de régions du globe ou la société est bien plus pauvre, bien moins éduquée... A méditer...

Ouassalamou alaycoum oua rahmatou Allah oua barakatouh

21 mars 2007
salam a dit :
Un texte complet, honnête et intelligent . Une analyse objective et constructive sur la situation et la perception de la femme musulmane dans le monde, et non une de ces " réactions à..." qui rendent de plus en plus crédible le concepte de "choc des civilisations".
21 mars 2007
Lamia a dit :
Excellent papier avec des vérités bien affirmées.
21 mars 2007
faridb a dit :

Salam et bonjour,

L’Analyse faite par Asma Lamrabet est très pertinente, limpide et bien structurée. Le statut de la femme en islam cristalise à lui seul tous les regards. D’une part le monde musulman qui doit relever un challenge pour une application égalitaire de ses propres sources sriptuaires religieux et non d’une imposition ou opposition avec le modele occidentale. Par exemple dans certains pays du moyen orient le droit de vote de la femme fut interdit puis autorisé en se basant sur les mêmes références du dogme religieux. On constate qu’il y a bien une marge d’interprétation du texte sacré...

D’autre part le monde occidental qui se sert du statut de la femme musulmane pour détourner le regard de l’inégalité persistante que subit la femme occidentale. Ce point n’ a pas été abordé et il me semble très important car il empeche aussi l’évolution de la femme occidentale. Malgré les efforts de parité impulsés par la loi, quelle est la proportion des femmes au sénat, au parlement, quelle est la différence de salaire en France par exemple entre un homme et une femme à même compétence ... La femme musulmane doit s’émanciper mais avec son propre model en prenant le meilleur et les sociétés musulmanes doivent procéder de la même logique pour leur model de développement

21 mars 2007
un texte très complet, intelligent et honnête. Enfin une analyse objective et constructive, et non "une réaction à...." !
21 mars 2007

Deux points : 1) Nous les musulmans sommes présumés coupables jusqu’à preuve du contraire. On est des barbares sanginaires....et pourtant : La shoah, les massacres liés à la colonisation, le vietnam.......sont loin d’être des actes musulmans.....mais bon les hommes ont la mémoires courtes. 2) La femme musulmane souffre beaucoup....non pas à cause de l’Islam mais à cause des sois disant musulmans.....On a enlevé à la femme musulmane sa vraie place centrale dans la société.

Conclusion : Les ennemis des musulmans sont les musulmans eux même.

21 mars 2007
Samira a dit :
La question des discriminations de la femme dans le monde musulman, ne se posa pas uniquemen en termes religieux, mais plutôt en termes culturels avec une domination évidente de la société patriarcale.

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