Les Français ont rejeté à une
large majorité le traité instituant une constitution européenne. Les électeurs
qui se sont déplacés en masse (69,74% de taux de participation), ont voté en
toute lucidité, sans se laisser influencer par la propagande massive en
faveur du « oui ».
Cette victoire écrasante du « non »
constitue un véritable séisme politique. Elle ruine le peu de crédibilité
politique qui restait encore à Jacques Chirac, lequel va certainement opérer
un changement de Premier ministre. Mais la « nouvelle impulsion »
promise par le chef de l’Etat ne sera que la poursuite de la même politique
économique dont on a pu mesurer l’inefficacité.
Mais la plus grande déflagration
politique risque d’avoir lieu au PS. Le vote majoritaire de son électorat en
faveur du « non », représente un désaveu pour le Premier secrétaire
François Hollande, dont la candidature aux élections présidentielles est
sérieusement compromise. Laurent Fabius, chef de file du non est quant à lui, le
grand vainqueur de ce référendum.
Du coté du paysage islamique
français, les associations musulmanes siégeant au CFCM et qui étaient pour le « oui »,
apparaissent plus que jamais comme des béni-oui- ouiste en décalage total avec
« leur base » plutôt favorable au non.
Nous reviendrons ultérieurement sur les conséquences de ce scrutin.