Le capital contre l’Islam (2/2)
Par Abdelaziz Chaambi,
Nadjib Achour,
Youssef Girard
mercredi 30 janvier 2008
Contre la civilisation capitaliste qui réduit l’Homme à l’état de marchandise, l’intellectuel iranien Ali Shariati expliquait qu’« une des mission de Mohammed consiste donc à arracher l’homme de la terre, de cette vie de porc, d’animal, d’individualiste pour le faire évoluer vers Dieu »[1].
Cette mission de faire évoluer l’Homme vers Dieu, le Prophète de l’Islam la réalisa en transmettant le message de l’unicité divine, at-tawhid, contre l’idolâtrie et le fétichisme qui régnaient à l’époque dans la péninsule arabique. L’appel à l’unicité divine reposait sur la négation de la divinité aux idoles de l’époque, tel que Houbal, Uzza, Allat ou Manat, pour ne vouer un culte exclusif qu’à Allah.
De même, avant Mohammed (PSL), les prophètes et les messagers d’Allah (ST) luttèrent contre l’idolâtrie et le fétichisme régnant dans leur société respective au nom du tawhid. Allah dans le Coran nous dit : « Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager [pour leur dire] : « Adorez Allah et écartez-vous du Taghout » »[2] ; « et Nous n’avons envoyé avant toi aucun Messager à qui nous n’ayons révélé : « Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc »[3].
Le prophète Nouh dénonça les idoles Wadd, Sawa, Yaghut, Ya’uq et Nasr[4] et annonce à son peuple : « Je suis pour vous un avertisseur explicite afin que vous n’adoriez qu’Allah. Je crains pour vous le châtiment d’un jour douloureux »[5]. Le prophète Ibrahim brisa les idoles qu’adorait son peuple pour l’appeler au tawhid. Il affirma : « Je désavoue totalement ce que vous adorez, à l’exception de Celui qui m’a créé, car c’est lui qui me guidera »[6]. Dans le Sinaï, le prophète Moussa combattit les adorateurs du Veau d’Or au nom du tawhid.
Le tawhid repose en Islam sur la profession de foi : « La ilaha illa Allah » [Il n’y a point de divinité à part Allah]. Cette profession de foi commence par une négation de toutes les idoles et de tous les fétiches en dehors d’Allah.
Une négation de tous les pouvoirs afin de libérer l’Homme des oppressions sociales pour le lier à Allah. En ce sens l’Islam contient un message profondément libérateur puisqu’il tend à affranchir les Hommes de leurs semblables et des forces sociales oppressives pour lier l’Homme uniquement et directement à Allah.
A propos du caractère libérateur de cette profession de foi, Abd ar-Rahman al-Kawakibi écrivait que les despotes « ont peur de la science, jusqu’à craindre que les gens ne comprennent le sens des mots « Il n’est de Dieu que Dieu », et ne sachent pourquoi (ce verset) est privilégié, et pourquoi l’Islam est fondé sur lui. L’Islam, voire même l’ensemble des religions, est fondé sur le fait qu’il n’est de Dieu que Dieu, c’est-à-dire que personne d’autre que Lui ne saurait être véritablement adoré, personne d’autre que la créature suprême.
Or, l’adoration signifie l’humiliation et la soumission. Dès lors, la signification du verset « Il n’y est de Dieu que Dieu » est que personne d’autre que Dieu ne mérite qu’on s’humilie et qu’on se soumette à lui. Comment les despotes pourraient-ils tolérer que leurs sujets connaissent ce sens et agissent selon lui ? »[7]
Sous le règne de la marchandise, produit par la civilisation capitaliste, le despote ne prend pas forcément l’apparence d’un individu mais plutôt celui d’un système global dans lequel « l’homme n’est plus rien » pour reprendre les mots de Karl Marx. De fait, pour réduire a néant cette profession de foi potentiellement libératrice, la civilisation capitaliste s’attache à intégrer à son système réificateur l’Islam comme toutes les autres formes de cultures non-marchandes qui pourraient réduire ou contester son emprise totale sur la vie des Hommes et des sociétés.
L’Islam réifié, fétichisé, est ainsi intégré dans ses panthéons du marché que sont les grandes surfaces. Il est transformé en bijou doré que l’on porte autour du cou, en habit que l’on revêt, en nourriture que l’on mange. L’Islam fétichisé, vidé de tout contenu spirituel et civilisationnel, se transforme en objet de consommation que l’on achète, que l’on consomme et que d’autres vendent. On vend et on achète de l’Islam comme on vendrait et on achèterait n’importe quel produit.
Cependant cette intégration de l’Islam réifié au panthéon du marché se fait sous la coupe des idoles de la civilisation capitaliste : l’argent, le profit, la marchandise, le marché ou le capital lui-même. En effet, la civilisation capitaliste divinise ces notions en les transformant en absolu supérieur à l’Homme, aux cultures et aux spiritualités qui doivent impérativement leur être soumis.
Ainsi, à la suite de certains théologiens chrétiens de la libération, comme Hugo Assmann et Franz Hinkelammert, nous pouvons définir le système capitaliste comme idolâtre.
C’est dans la théologie implicite du paradigme économique et dans la pratique dévotionnelle fétichiste quotidienne que se manifeste la « religion économique » de la civilisation capitaliste.
La divinisation du marché fabrique des idoles sans autel visible donc plus difficile à combattre. Pourtant Allah, dans le Coran, a mis en garde à de nombreuses reprises les croyants contre le fait de Lui associer une divinité : « Parmi les hommes, il en est qui prennent en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l’amour d’Allah. Quand ils verront le châtiment, ils sauront que la force tout entière est à Allah »[8] ; « certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quelque associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque donne à Allah quelque associé commet un énorme péché »[9] ; « n’invoqué donc personne avec Allah »[10].
Le prophète Ibrahim – al-Khalil - invoquait Allah en disant : « Préserve- moi ainsi que mes enfants de l’adoration des idoles. Ô mon Seigneur, elles (les idoles) ont égaré beaucoup de gens »[11].
Parmi les idoles de la civilisation capitaliste, l’argent tient une place particulière , car il est au fondement de l’échange marchand. La devise de l’idole « argent » est inscrite sur chaque billet de dollar US : « In God we Trust ».
Allah, dans le Coran, nous a pourtant mis en garde contre cette idole qui aliène l’Homme et lui fait confondre l’avoir avec l’être : « Pour l’amour des richesses il [l’Homme] est certes ardent »[12] ; « les âmes sont portées à la ladrerie »[13] ; « A ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le sentier d’Allah, annonce un châtiment douloureux, le jour où (ces trésors) seront portés à incandescence dans le feu de l’Enfer et qu’ils en seront cautérisés, front et dos : voici ce que vous avez thésaurisé pour vous-mêmes. Goûtez de ce que vous thésaurisiez »[14].
Mettant en garde contre l’argent, le prophète Mohammed (PSL) affirmait dans un hadith : « Pour toute communauté il y a une fitna et celle de ma communauté c’est l’argent »[15]. Dans un autre hadith, le prophète mit également les croyants en garde contre le fait de vouloir accumuler des richesses pour elle-même : « Si l’Homme avait une rivière d’or, il en voudrait une deuxième et si il en avait une deuxième il en voudrait une troisième mais il n’y a que la terre pour combler les yeux de l’enfant d’Adam (la tombe) »[16]. Mohammed (PSL) avait compris que lorsque l’argent, médiateur de toute chose, se transforme en seul critère de la puissance, l’Homme devient objectivement aliéné par cet argent. Ainsi, celui qui possède de l’argent fini par être possédé par lui.
La civilisation capitaliste et ses nouvelles idoles que sont l’argent, le profit, la marchandise, le marché ou le capital, exigent, comme les fétiches des temps anciens, des sacrifices humains au nom de contraintes « objectives », « scientifiques », comptables, profanes, apparemment areligieuses.
En fait, la théologie idolâtre du marché, depuis Thomas Robert Malthus jusqu’aux institutions financières internationales, comme le FMI et la Banque Mondiale, est une théologie sacrificielle : elle exige des pauvres, des opprimés, des mostadh’afin qu’ils offrent leurs vies sur l’autel des idoles de la civilisation capitaliste.
Rappelons qu’aujourd’hui près de 800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. En France, 2 millions de personnes sont mal nourries. En 2000, sur une population de 6 milliards d’habitants, on en comptait 2,7 milliards vivant au-dessous du seuil de pauvreté, et, parmi eux, 1,3 milliard définis comme « extrêmement pauvres » car disposant de moins d’un dollar par jour.
En 2003, le nombre de pauvres a crû de 100 millions, atteignant 2,8 milliards. En 2005, la France comptait 7,13 millions de personnes, soit 12,3 % de la population, vivant sous le seuil de pauvreté. Dans le monde, en 2005, 1 enfant sur 18 est mort dans sa première année. Cela représente 7,6 millions de décès d’enfants de moins d’un an en une année.
Tel est le visage des pauvres, des opprimés, des mostadh’afin sacrifiés quotidiennement sur les autels des idoles de l’argent, du profit, de la marchandise, du marché ou du capital auxquels la civilisation capitaliste idolâtre voue un véritable culte.
Si l’Islam veut retrouver le caractère libérateur qu’il avait à ses débuts lorsqu’il luttait contre les idoles et les fétiches de la péninsule arabique, il devra affronter les nouvelles idoles que sont l’argent, le profit, de la marchandise, du marché ou du capital. S’il ne s’attache pas à lutter contre cette nouvelle forme d’idolâtrie, il ne sera plus qu’un des multiples objets de la civilisation capitaliste. Un fétiche soumis aux idoles supérieures de la civilisation capitaliste. L’Islam sera alors une religion figée et réifiée liant plus les croyants au monde marchand qu’à Allah.
Dans cette lutte de l’Islam pour la libération de l’Homme, les mostadh’afin ont une place particulière, puisque ce sont les premières victimes de la civilisation capitaliste idolâtre. La foi en cet Islam libérateur, celui qui se réalise dans la lutte des mostadh’afin contre l’oppression de la civilisation capitaliste, s’accomplit nécessairement dans la négation des fausses divinités de l’argent, du profit, de la marchandise, du marché ou du capital c’est-à-dire en retrouvant le souffle libérateur du tawhid.
[1] Shariati Ali, Histoire et destinée, Ed. Sindbad, Paris, 1982, page 31
[2] Sourate 16 –Verset 36. Selon Mohammed Hamidullah le terme Taghout désigne aussi bien le diable, les idoles que toutes les fausses divinités.
[3] Sourate 21 – Verset 25
[4] Sourate 71 – Verset 23
[5] Sourate 11 – Verset 25-26
[6] Sourate 43 – Verset 26-27
[7] Abdel Malek Anouar, Anthologie de la littérature arabe contemporaine, Ed. Seuil, Paris, 1965, page 68
[8] Sourate 2 – Verset 165
[9] Sourate 4 – Verset 48
[10] Sourate 72 – Verset 18
[11] Sourate 14 – Verset 35-36
[12] Sourate 100 – Verset 8
[13] Sourate 4 – Verset 128
[14] Sourate 9 – Verset 34-35
[15] Rapporté par at-Tirmidhi
[16] Rapporté par al-Boukhari et Mouslim
Abdelaziz Chaambi
Membre fondateur de Divercité. Il est également membre du Collectif des Musulmans de France et de la commission Islam et Laïcité.Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :
Nadjib Achour
Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :
Youssef Girard
Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article
Essalem alaykoum
"une musulmane", il est parfois difficile de se faire comprendre sur des sujets qui peuvent parâitre simples. Ceci dit, l’autre peut aussi trouver difficile de faire comprendre des choses qui peuvent lui paraître tout aussi simples.
Avant d’avoir tord ou raison, lorsque le parti du dialogue est pris, il convient donc de se comprendre ou à défaut d’échanger. Si l’autre parle, il n’énonce pas pour autant une "vérité" absolut ; il dit "quelque chose".
Ceci en réponse à "Et malheureusement, les auteurs de l’artcile n’ont pas compris que l’Islam est et sera toujours".
Y a-t-il un intérêt et un fondement pour énoncer cela ? Chacun lorsqu’il parle ou agit engage sa responsabilité. Il s’agit de prendre conscience que les personnes à qui l’on s’adresse dans ce cas ci, sont des musulmans et doivent être respectés pour tels (sans extrapolation). Ils se trompent sûrement puisque nous nous trompons tous.
Toutefois, les auteurs proposent un thème et une réflexion à la communauté ; Leur travail a le mérite de recentrer les choses.
Cet article est intéressant parce qu’il rappel des fondamentaux en Islam (cf. Shahada).
Il semble aussi qu’il propose simplement d’être (l’omission, ici, du mot agir est voulu). En effet, le plus important comme le rappel le texte est "l’être" et non "l’avoir".
De là, l’action prend son sens et n’est plus dirigé "contre", elle ne vise pas, en soi, un objectif, si ce n’est "l’être", elle devient immuable. Car non spécifique à une époque ni au situation auxquelles elle répond.
Tout est dit dans le premier pilier de l’Islam : Shahada.
Ach hadou an la ilaha illa Allah wa ach hadou anna Muhammadan rassoulo Allah
Essalem alaykoum.
assalam alaykoum
permettez moi de souligner deux fautes graves peut être à cause d’une ’intention mais cela doit être corriger vite ! 1- il s’agit d’une faute grave « d’impression dans le paragraphe où vous faite référence Abdrrahma al kawakibi en fait à la place de « créature suprême » il faut mettre « Le créateur suprême » car Allah n’est pas une créature il est le Créateur Éternel. Subhanahou wa Taala.
2- Dans la citation numéro 8 le « ils » revient à « alladina dhalamou" ou " les injustes » et non pas aux croyants comme le laisse entendre traduction mal faite du verset ici on dirait que le traducteur n a pas vu cette partie de la phrase « wa law tara alladhina dhalamou.... » Cf. la version original du texte sacré.
3- ainsi, je demande au nom de tous les lecteurs que l’administrateur du site oumma doit procéder à une vérification des versets cités à défaut de quoi ce site précieux risque de se faire tomber sur les doigts ou nuire sensiblement à sa crédibilité scientifique. À court terme et à long terme puisque tôt ou tard on finit par détecter la faute qui tue.
ce dans l’objectif d’améliorer les choses que j’ai pris le temps d’écrire ces remarques en espérant que vous les preniez en considération et excusez moi s’il y a une faute de saisie dans mon commentaire car je suis en train de l’écrire très rapidement en tous cas, on peut tolérer les fautes d’intention mais quant il s’agit du Livre sacré on doit faire une attention particulière notamment lors de la citation d’un verset par exemple.
Cet article mériterait nos vifs aplaudissments cependant comme il est souvent utile de le rappeler il faut raison garder.
La pensée islamique en matière d’économie ne plaide ni pour un capitaliseme sauvage ni pour communisme qui ne dit pas son nom.
L’islam est certes contre l’idolâtrie de toute sorte y compris celle qui se cache derière la financiarisation de la socité à cause de la sépartion qui se creuse de plus en plus entre l’écoomie réel et l’économie monétaire par ailleurs, nz vous laissez pas tenter par l’extremisme quelque soit sa nature m^me l’extremisme spirituel qui jette l’anateme sur ddounya toute entère " et la richesse alris que celle-ci peut etre aussi un myen efficace pour la ressite dans l’audlà notamment pour ceux qui savent l’apprhender avec raison et équilbre sans oublier leur engagement et leur devoir envers les ayant droit à l’aide l’affection dans un esprit noble et solidarie il faut pas oublier que l’islam incite vivement à la production conjuguée à l’utilité sociale.
Dans sa dimension économique, l’islam plaide pour un capitalisme raisonné et socialement conscient. D’où son intégration de la responsabilité sociétale de l’entrepreneur et du propriétaire envers ce que les auterus de l’article appelent les Mouss’tadaafinnes. La preuve en est rside dans le fait que l’islam à introduit dans son fondement de base le principe de la zakat comme devoir immuable de notre relgion.
De plus, en lisant le coran on constate que la zakat y est toujour liée à la prière car si l’homme a besoin de purifier son être par la prière il a aussi besoin de purifier son avoir par le biais de la zakat
"Ainsi "l’enseignement" ne protège pas de l’idolâtrie beaucoup de gens "diplômés" sont de grands idolâtres. Souvent, ils assimilent méthodologie et vérité. On n’oublie souvent que les méthodes sont une lorgnette erronée et prédéfinie pour aborder la vérité (ce qui est), elles ne sont pas la vérité." Je crois que vous avez mal compris mon intervention. Quand je parlais de "misère morale", je ne faisais pas référence à la misère intellectuelle. On peut en effet être diplomé et évoluer dans la vie avec un esprit " de misère morale".
Le juste milieu donc…terme qui reste à définir ! D’une façon globale, il s’agit de faire appel à la responsabilité des musulmans, ici comme ailleurs. Ce mot ‘’responsabilité’’ est un mot terrible ;car lourde de sens. Il s’agit de résoudre la question (de l’argent, de l’économie politique en islam d’un façon générale) de deux façons : apporter un (e) (élément de) réponse théorique et pratique. Comment ça se pense et comment ça se pratique ? Ne nous écartons pas trop du sujet…
Essalem alaykoum,
Lamia ton intervention m’a sincèrement fait rire, ça détend. Tu t’emportes, juges, critiques et comdamne mais je ne vois aucun argument exemple ou autre. Tu ne peux te contenter d’apparences.
Cela demande beaucoup d’effort de s’expliquer mais c’est ce que l’on essaie de faire dans le respect des uns et même des autres.
Fathia, j’aurai dû me contenter de ton intervention et ne pas répondre à Djamel puisque tu l’a mieux fait. Il y a juste la référence au "juste milieu", je ne vais pas chipoter même s’il faut se méfier du fétichisme des mots.
« ideale », quand tu évoques le « religieux » tu es, sans le voir, dans une conception idolâtre. Les idolâtres chosifient les choses ainsi, leur approche du religieux consiste à le nommé "spirituel" autrement dit à l’assimilé à un rayon dans un super marché. Rayon dans lequel chacun serait libre d’aller ou pas. Cela consiste à imposer l’idolâtrie en assimilant ce qui la dénonce.
L’idolâtrie est la religion dominante ; il y a des milliards d’exemples de comportement et de paroles idolâtres chaque jour.
Le propos du texte c’est de dire que le capitalisme pousse à l’idolâtrie. C’est vrai. Mais on pourrait aussi dire qu’il s’agit de capitalisme d’idolâtres. L’idolâtrie a toujours existée, c’est une pulsion humaine. Quand on est enfant on a besoin « d’avoir dans les mains », l’idolâtrie est une extension généralisé de ce comportement à l’état adulte (on veut tout avoir, ce qu’on ne tient dans les mains on le tient par la pensée).
Cette religion idolâtre ne dit pas son nom elle s’appuie sur un objet ou un autre et ainsi on l’a voit partout.
Ainsi "l’enseignement" ne protège pas de l’idolâtrie beaucoup de gens "diplômés" sont de grands idolâtres. Souvent, ils assimilent méthodologie et vérité. On n’oublie souvent que les méthodes sont une lorgnette erronée et prédéfinie pour aborder la vérité (ce qui est), elles ne sont pas la vérité.
Le nombre de personnes en France qui n’ont pas un rapport idolâtre à la science doit pouvoir se compter à la main.
N’en déplaise à Djamel, l’Islam condamne fermement l’idolâtrie. On ne s’en prend pas à l’idolâtrie sans s’attendre à une levée de boucliers.
Djamel, quand tu dis "Mais de là à n’y voir dans l’argent qu’un aspect négatif, cela est tout aussi erroné", tu opère là une extrapolation qui comme tu dis est erronée mais qui t’appartient. Il ne s’agit pas d’argent, comme tu semble vouloir le dire par la suite c’est le comportement qui est licite ou illicite, c’est bien de cela dont il s’agit. Que veux-tu dire par "L’argent en lui-même n’est pas mauvais, c’est l’intention qui détermine son aspect licite ou illicite", l’argent licite ou illicite de par l’intention ??? Il faut faire attention à ce genre de phrase. On dit argent illicite en rapport à la façon dont il est acquis point. Pour le reste, le débat sur l’argent hram par nature, n’existe pas en Islam. Il ne me semble pas que le texte dise cela non plus.
Pour aborder le fond du propos sur l’idolâtrie, il faut détacher son attention de l’argent (il ne va pas s’envoler pour autant).
L’éloignement de l’idolâtrie n’est pas un acquis, elle nécessite un effort permanent, jusqu’à que cet effort deviennent un savoir.
Le texte "Charî‘a, hadith, qiyâs et ijtihâd (1/2)" est excellent.
Le juste milieu !! là est la vraie lutte à mon avis... comment évaluer ce juste milieu et garder toujours ce juste milieu... Que Dieu nous aide face aux difficultés de la vie et surtout à trouver la patience qui mène à l’équilibre...Que Dieu nous présèrve et nous aide pour n’aimer et n’adorer que lui...pour aimer notre prochain par lui et pour lui....
A lamia : chère soeur lamia . les prophètes y compris le prophète mohammad(pbsl)ne sont surement pas des musulmans comme vous dites ; mais des mouslimines ,ou soumis si vous préférez. (soumis à la volonté d ALLAH).d ailleurs comme vous l avez bien dit en introduction ISLAM = SOUMISSION . le mot musulman est un nom bâtard de la langue française ,et qui par ailleurs ne veut rien dire ;si on cherche bien son origine. fraternellement mohammed des ardènnes(08)
"Cette demeure dernière appartient à ceux qui ne cherchent ni pouvoir sur terre,ni corruption,et la fin heureuse appartient aux pieux"
Salam
le passage du coran : les ames sont portées à la ladrerie est une donner de la nature humaine, qui ne change pas, cette phrase est insérer dans un contexte précis, mais est de donneée globale, son utilisation en dehors du contexte du aya, pour toute autre contexte est donc possible, et c’est même une bonne compréhension, de la parole d ’Allah.
il faut bien faire la différence entre une donné qui ne change pas et qui est glable et une donné qui change et qui est spécifique
une règle important dans le tafsir, tirer de la compréhension gloables et profonde de l’islam, message pour tout les temps et toute époques : al ibaratoune bi oumoume al afadh la bikhoussous al asbab l’ensignement est dans la globalité des termes, et non dans la spécifité. cette règles est cité par abdar rahman ibn nacir as sa adi(rahimahou llah) dans l’ouvrgage al qawa idou l ihsane li tafisr al qour’an)
Allahou Alam
Qu’Allah, nous guide sur le chemin qui appel et exige la droiture(cirat al moustaquim).
Salam
as salam alaykoum
A Lamia
Si je vous fais sourire c’est déjà pas mal.
Ce que vous n’avez pas compris dans l’un des messages dont vous faisez référence, c’est que le nombre, n’est pas à prendre comme vous l’avez pris, c’est un nombre voulu par Allah.
Si vous lisez bien le début du message : " ISLAM = soumission, ce que TOUS les Prophètes ont été, des musulmans,..." Cela ne vient pas de caricatures ou de la simplicité, mais de ce qui est et que beaucoup refuse ou ne savent pas.
La soumission à Allah n’est pas apparue un jour à la Mecque avec le sceau des prophètes -salla llahou ’alayhi wa salam-. Sceau veut bien dire dernier, ce qui implique qu’il y avait déjà d’autres prophètes avant Mouhammed -salla llahou ’alayhi wa salam.
Ces prophètes étaient TOUS MOUSLIM. Ils avaient le même message at-tawhid. En ce qui concerne les lois divines apportées avec les messagers, c’est la décision d’Allah et personne ne doit remettre en cause cela. ’umar Ibn Al-kHattab -rahia Allahou anhou- lisait la thorah, quand le Prophète -salla llahou ’alayhi salam- l’a su, il lui a dit qu’il devait d’abord connaitre el-Qor’an (afin que at-tawhid domine son coeur) et le prophète -salla llahou ’alayhi salam- d’ajouter, si Mousa -’alayhi salam- était là, il m’aurait suivi (el-Qor’an).
Voilà les messagers et prophètes (ceux qui sont connus dans el-Qor’an), car d’après les savants il y a un certain nombre de messagers et un certain nombre de prophètes. Adam, Noé, Houd, Salih, Ibrahim, Lot, Ismaël, Isaaq, Jacob, Joseph, Ayoub,Idriss, Elie Jonas, Mousa, Aron, David, Soulayman, Zakaria, Yahia, Issa, Mouhammad.
Il suffit de penser aux années de vie de Noé -’alayhi salam- et donc le nombre de fidèles qui l’ont suivi pour comprendre que le nombre de mouslim était bien grand. Le faire avec tous les messagers, fort et de constater que el-mouslim ont toujours été et ils seront toujours et cela jusqu’au jour de la Résurrection.
Sourate 30 Ar-Rum
26. à Lui tous ceux qui sont dans les cieux et la terre : tous Lui sont entièrement soumis.
27. Et c’est Lui qui commence la création puis la refait ; et cela Lui est plus facile. Il a la transcendance absolue dans les cieux et sur la terre. C’est Lui le Tout Puissant, le Sage.
qu’ Allah nous pardonne notre ignorance
ALLAH vous a envoyé l’ange Gabriel pour vous souffler vos écrits ? HAMDOULILAH , vos articles m’ont fait un grand bien BARAKA ALLAH FIKOUM
kbs
salam : ici ce qui est navrant , ce n est pas l incompréhension de l islam par les non musulmans ;mais des musulmans eux même . on mélange tout. on n arrive pas à faire la distinction entre l ISLAM comme religion ;la société musulmane comme espace bien déterminé ou vit cette communautés ,et les musulmans comme individus appartenant à cette religion .à partir de la ; on peut dire tout et n importe quoi .qu ALLAH guide nos pas vers le chemin de la lumière : celui de l ISLAM . fraternellement mohammed des ardènnes
Le problème de l’idolatrie de l’argent dépasse le clivage religieux. En effet, c’est surtout la "misère morale" qui engendre ce genre d’adoration.
salam a’likoum
Je ne pense pas que les auteurs du texte condamnent l’argent en lui-même en temps que moyen d’échange indispensable. C’est faire semblant de ne pas comprendre le fond du problème et de passer à côté que d’affirmer cela.
A sofiane : Parle pour toi en disant que tous les musulmans veulent vivre dans le luxe, au Prophète à qui Dieu demandait s’il préfèrait une vie de roi à une vie d’esclave il a choisit la deuxième vie. Car le trop plein d’argent et vivre dans les plaisirs excessifs font oublier ses devoirs et aveugle, l’argent est une épreuve.
Le meilleur avec notre rapport avec l’argent est comme il a été dit, le juste milieu, donner la part à qui de droit pour purifier ses biens et utiliser ce qu’il reste intelligemment.
Juste dire que j’ai découvert l’excellentissime "Vocation de l’islam" de Malek Bennabi et je voudrais citer un passage que je lisais seulement ce matin : " Dans la société technique et mécanique qui s’est édifiée en Europe depuis 1900, le chiffre est roi et la statisique sans réplique. La nature humaine. C’est à dire la conscience elle-même n’entre pas en ligne de compte, comme tout ce qui ne se dénombre ni ne se quantifie. La condition humaine devient une simple fonction numérique. Les machines pointent, calculent et entraînent l’homme au travail dans leurs engrenages d’acier(...). Ce qui est le plus humain, c’est le besoin de l’homme. Mais ici, le besoin est déshumanisé, commercialisé : il n’est conçu et admis que dans la mesure où il est solvable. Les besoins généraux de l’humanité, et plus particulièrement ceux de "la veuve et de l’orphelin", des vieillards, des malades, ne sont pas solvables et les machines ne font ni calcul ni estimation métaphysique."
Bennabi affirme que le monde musulman doit se différencier de l’occident par la morale et la spiritualité.
Si l’occident nous a apporté l’aspect matériel c’est aux musulmans d’y joindre la moralité face aux bas instincts.
Salam, bonjour,
C’est un sujet fort intéressant et permet au musulman de réfléchir sur les modèles de développement économique qu’il l’entoure. Pour bien saisir l’enjeux d’un tel sujet, il est judicieux de rappeler quelques faits historiques sur le capitalisme. A la lumière de l’histoire récente de l’humanité, on constate que le capitalisme a prouvé son échec à plusieurs reprises déjà au 19 ème siècle et surtout lors du Krach boursier de Wall Street en 1929. De plus le capitalisme s’est largement accommodé d’une intervention étatique dans le cadre d’une économie keynésienne qui a servit de model de développement en France jusqu’aux années 70. Ce système permettant à l’état une redistribution des richesses permettant de lutter contre la pauvreté des classes « inférieures ». (un état fort face à une économie forte). Ce n’est pas une nouveauté déjà Ibn Khaldun au moyen age incitait l’état « à avoir des petits prelevements (impots) et de grosses recettes »
Pour aller plus loin sans provocation occunes on peut même affirmer qu’il y a des points communs entre l’islam et le capitalisme, la propriété privé (bannis dans le communisme), la richesse à condition de la purifié (Aboubaker le premier Calife appartenant à la classe aisée de la Meque mais il savait distribuer …). L’acquisition des richesses n’est donc pas incompatible avec les valeurs de l’islam à condition de la purifier …
Par conséquent, on se trompe d’ennemis ce n’est pas le capitalisme qu’il faut attaquer mais de ce qu’il a enfanté c’est-à-dire le libéralisme. Ce dernier est devenu un model unique de développement sans réelle alternative auquel le monde politique de droite et malheureusement de gauche a succombé.
Le libéralisme donc l’idéologie du profit (actionnaires, rentabilité par intérets …), lui ne s’accommode de l’état que pour mieux l’orienter vers ses propres intérêts, pour maximiser les profits de la classe dirigeant pour reprendre une expression de Marx. Si vous voulez le libéralisme n’écarte pas l’intervention étatique mais il faut que ces interventions servent le libéralisme : moins d’impôts aux riches, privatisation des services publiques, déreglementation …(un état faible à un model économique dominant). C’est bien le libéralisme qui engendre la pauvreté car il n’est pas controlé, reglementé … et veut donc briser l’union et la solidarité principe islamique important … La lutte des musulmans contre le libéralisme permet de rassembler tous ceux qui luttent contre ce système injuste, il y a possibilité de créer un projet commun avec des citoyens d’autres confessions ou des laiques sensibles à l’éthique.
A Jacquie : Oui, nous ne sommes que des Hommes amoureux de ce bas monde, aimant les plaisirs de ce bas monde mais conscient que ce monde n’est pas notre demeure éternelle, en oeuvrant pour ne pas laisser nos penchants terrestres prendre le dessus. Notre foi nous aide à gérer toute chose avec modération, ne pas idolatrer l’argent mais ne pas le mépriser non plus. Nous menons tous les jours le plus grand et le plus difficile "jihad" le combat avec nous même.
A MUSULMANE
Tu as toujours des positions caricaturales et simplistes qui prêtent parfois à sourir. Tu fais du prosélytisme et tu n’es guère convaincante. Tu mesures la qualité d’une religion au nombre de ses fidèles. A voir l’esprit qui est le tien, tu donnes une image de l’Islam pétri de clichés. Tu as des jugement à l’emporte pièce et tu manques réellement de recul.
as salam alaykoum
Dans ce passage, les auteurs nous citent des versets les uns à la suite des autres. Sauf que chaque verset a été révélé à un moment bien donné et pour un rappel bien précis.
Le pire ce sont les versets qui sont incomplets comme celui ci
« les âmes sont portées à la ladrerie »[13]
Ce qui est dans le Saint Coran c’est ceci :
Sourate 4 AN-NISA’
128. Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors ce n’est pas un péché pour les deux s’ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portées à la ladrerie. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux... Dieu est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.
Je mets le hadith qui explique ce verset et cela n’a rien à voir avec l’argent ???!!
Aïcha -radhia Allahou anha- a dit : Ces mots du Coran : Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence... furent révélés au sujet de la femme dont le mari, ayant passé une longue période avec elle, veut la répudier et qui lui dit alors : "Ne me répudie pas, retiens-moi et je te fais remise de tout ce que tu devrais me fournir". (Mouslim n°5342)
as salam alaykoum
A Bertier,
je vous remercie d’avoir fait cette remarque, car c’est ce que vous avez compris de l’article 2.
Et malheureusement, les auteurs de l’artcile n’ont pas compris que l’Islam est et sera toujours.
ISLAM = soumission, ce que TOUS les Prophètes ont été, des musulmans, cela depuis la création qu’ Allah a voulu. Cela fait bien longtemps. C’est la preuve que l’Islam est et sera toujours. Allah est le MAÎTRE des Cieux et de la Terre et personne ne pourra effacer cette religion d u tawhid. Certes coloniser les pays d’orient et un moyen, mais cela n’empêchera pas les gens de rentrer en grand nombre dans la religion et d’aller faire les 7 tours autour de Ka’aba et cela jusqu’à la fin de ce monde.
as salam alaykoum
Je rejoins totalement les propos de Djamel, belle réflexion.
Enfin, l’article 2 parle de l’Islam avec les paroles qui lui reviennent (Qor’an was Sunna), sauf dans cette religion , on ne cite pas des tas de versets et de ahadiths suivis de ses propres commentaires, les savants pieux ont déjà fait ce travail selon leur savoir religieux.
De plus citer des ahadith sans leurs références, c’est plus que dangereux et surtout que Notre Bien-aimé Prophète -salla llahou ’alayhi wa salam- étant un guide, donnait des recommandations selon les circonstances et pas seulement dans un but général. Citer des ahadith (pas entièrement) est aussi dangereux que de faire dire ce que l’on veut d’un verset, Le Prophète -salla llahou ’alayhi wa salam- en tant qu’enseignant, ne parlait pas sans avoir donné des explications et c’est cela qui nous intéresse, pas de citer des ahadith que chacun avec sa cervelle peut interpréter comme il veut ?!
Remarque : Az-Zubayr, Talhah, `Abd Ar-Rahmân Ibn `Awf et `Uthmân Ibn `Affân -radhia Allahou anhoum- étaient très riches.
" le regard porté par l’Islam sur l’argent est un regard juste et sain, très proche de la nature primordiale de l’homme et en symbiose avec la vie." par Muhammad Al-Ghazâlî
Je suis d’accord, il ne faut pas idôlatrer l’argent, mais il faut bien en gagner pour vivre, surtout ici en France où il est de plus en plus difficile de faire vivre toute une famille avec un seul salaire qui se limite au SMIC. Certains musulmans se croient donneurs de leçons (même s’ils partent d’une bonne intention), en disant que si une femme travaille, c’est parce qu’elle "aime l’argent" ; et ceux-ci n’hésitent pas à leur reprocher d’abandonner leurs enfants pour ce qui est matériel. Mais il faut être réaliste, on vit (en France,...) dans des pays où le niveau de vie n’est pas comparable aux pays en voix de développement, pauvres... En France un seul salaire ne suffit plus pour faire vivre une famille.
Je pense qu’il n’y a pas de mal à vouloir gagner plus, tant qu’on purifie ses gains par la Zakat : ce qui compte c’est de gagner de l’argent honnête, à la sueur de son front. L’argent, on en a besoin pour assurer par exemple un avenir à nos enfants, en le misant dans leur éducation... (car l’éducation aussi a un prix de nos jours).
L’islam risque de connaître le déclin qu’ont eu les autres religions au contact de la société de consommation. La religion devint un vestige de passé. L’islam est confronté à cela, et connaîtra un déclin.
Il n’ y a pas de honte à aimer l’argent qui est indispensable à la vie de tous les jours. Qui n’aimerait pas habiter une grande maison, avoir une magnifique voiture, et tous les produits de dernières technologies chez soi, partir en vacances dans des endroits superbes, manger dans des grands restos, s’habiller avec de grandes marques. Qui n’aimerait pas ? Ne soyez pas hypocrites. Moi je l’avoue car je pense être honnête !
Un papier sur l’autonomie de la réflexion (parlant des mouvements militant dans nos banlieues) a fait déjà l’objet d’une discussion sur ce site. Ici je reprends le fond de l’argumentation et je l’applique sur l’islam. Parler de l’islam en général et de l’islam et le capital en particulier, ne pourrait se réduire à un exercice d’adaptabilité. Car cela revient à dire que l’initiative de l’action est ailleurs et que nous autres musulmans, nous condamnés à suivre le mouvement et cherchant seulement à l’adapter à nos principes (religieux). D’où la question : l’économie politique en islam est-elle une adaptation de l’économie capitalistique (ou autres…) ou bien est-elle par principe différentes des autres économies ? D’autres personnes ont posé la question différemment : les musulmans peuvent –ils vivre dans le monde actuel sans perdre leur âme ? Ici ‘’vivre’’ est à comprendre dans le sens de participer activement. Voilà donc des questions que nous autres musulmans doivent s’efforcer d’apporter des réponses (théoriques et pratiques), sous peine de voir certains d’entre nous aller jouer à de ‘’l’islam de marché’’, mais ont-ils vraiment le choix (en dehors de résignation) ?
Adorer l’argent et n’avoir comme but dans la vie que cela, est certes dangereux. Il suffit d’en voir les conséquences : crédits, divorces, meurtres, suicides... Mais de là à n’y voir dans l’argent qu’un aspect négatif, cela est tout aussi erroné. En effet, il y a un grand paradoxe dans le monde musulman, celui d’adorer ou de craindre le capital ou l’argent. Entre ces deux extrêmes il y a, je pense, un juste milieu. L’argent en lui-même n’est pas mauvais, c’est l’intention qui détermine son aspect licite ou illicite : zakat, aumône, investissements dans des mosquées, écoles, hôpitaux, entreprises, etc ; ou au contraire, armes,pornographie, drogue, etc.
certains musulmans sont assez hypocrites avec la notion d’argent : ils l’exècrent lorsqu’ils n’en ont pas et dès qu’ils en ont, c’est tout autre chose.
D’ailleurs, il y a une certaine hypocrisie au niveau des banques islamiques qui usent de la riba ou interêts et autres dirigeants arabes qui envoient leur argent dans les comptes suisses.
Avant de développer une théologie de la libération fondée sur la lutte contre "cet occident capitaliste, du profit, de l’argent, de la marchandisation, etc", il y a tout un travail sur nous-mêmes à faire dabord : développer la mahaba (l’amour) entre nous, nous écouter, nous unir, ce qui n’est pas gagné ! D’ailleurs, n’est-il pas déjà trop tard ? Seul Dieu le sait. Néanmoins, tout comme vous j’espère que cela changera. Mais cela ne changera que part l’éducation et il y a un énorme travail à faire.
NB : on se serait bien passé du commentaire (1) de Shariati Ali "une des mission de Mohammed consiste donc à arracher l’homme de la terre, de cette vie de porc, d’animal, d’individualiste pour le faire évoluer vers Dieu"
Est-ce le prophète qui a dit cela ? Cet intellectuel ou théologien aurait pu faire l’économie de telles précisions, qui a mon sens, déligitiment son propos.
Vote foi ne vous prémuni pas contre l’idolatrie de l’argent. Vous êtes comme tout le monde, vous aimez les plaisirs de ce bas monde, et vous ne pouvez pas y résister. Cet article le prouve. L’islam est devenu un commerce. Votre foi ne vous protège pas de ces « excès ».
Excellent article ! Il ouvre les yeux sur des choses qu’on ne voit pas forcement au premiers abords...
J’attendais la suite, et cette seconde partie a été aussi enrichissante que la première. Nous musulmans aux côtes des non musulmans devons militer pour une société où l’argent et le profit ne sont pas des règles d’or.
