Thursday 24 July 2008

Le sacrifice de Souad

Par Hazies Mousli
vendredi 16 mai 2008

Nous sommes le 13 octobre 2005, je suis en Algérie où j’ai décidé d’y passer quelques jours afin de comprendre la fin tragique de ma cousine Souad qui a « décidé » de quitter ce monde en avril 2005. Elle était âgée de 27 ans et attendait un enfant.

Mon oncle et ma tante ont élevé 8 enfants (5 filles et 3 garçons), Souaad est la dernière de cette fratrie. Je l’ai rencontrée pour la première fois lors d’un séjour touristique en juillet 1992. Agée alors de 15 ans, Souad était une adolescente joyeuse et pleine de vie. Sa famille la considérait comme atypique. Dotée d’une grande sensibilité, elle était « Hnina », ce qui pourrait se traduire par « douce et naïve ».

Mon oncle est un vieux Taleb (guérisseur traditionnel) âgé aujourd’hui de 78 ans, et ma tante une douce et sensible dame de 70 ans. Dans le « clan » familial, mon oncle est un véritable patriarche. Son statut de « Taleb » lui confère respect et autorité auprès des membres de sa famille mais aussi auprès des personnes qui viennent le consulter. Il veillait à ne déléguer à ses fils que « les petites affaires courantes »…

JPEG - 33.2 ko
Souad entourée de sa famille

En 1992, seules 2 filles vivaient encore dans le domaine familial. Nadia (18 ans ) et Souad. Les autres filles étaient toutes mariés, à l’instar des garçons qui résidaient avec leurs épouses chez leurs parents comme l‘exige la coutume afin d’assurer la lignée du clan.

Au cours de la décennie 90, l’Algérie a été confrontée au pire moment de son histoire depuis l’accession à son indépendance (1962 ). Une période douloureuse caractérisée par une forme de guerre civile sans nom, qui a engendré plusieurs dizaines de milliers de victimes.

La famille de Souad n’a pas échappé au drame vécu par son pays. Ses deux grands frères seront tués en 1994, provoquant ainsi un énorme choc. Souad qui vouait une véritable admiration pour ses frères, ne s’en remettra jamais. La famille n’a pu faire le deuil de cette perte, car les corps n’ont jamais été retrouvés, L’avenir du clan reposait essentiellement sur « les fils » qui laissèrent à la charge de leurs vieux parents plus de 10 enfants en bas âge.

Nadia se marie quelques mois après la disparition de ses frères, dont la mort et le climat de guerre civile ont considérablement diminué les moyens de subsistance du clan. Souad qui refuse de quitter sa famille est avant tout soucieuse d’assurer la prise en charge de tous ses petits neveux et nièces.

Après le décès de ses deux frères, Souad ne sera jamais plus la même. Ses sourires joyeux ont disparu, emportant avec eux sa période d’insouciance. Elle est devenue une jeune femme triste, « ruminant » quotidiennement le « pourquoi » de la mort de ses frères : « Je n’arrête pas d’y penser.. » me précisait-elle lors de l’une de nos rencontre en 2004. S’adressant à sa famille, Souad leur précise que désormais, le seul but de sa vie était de les protéger . Elle s’en est fait une promesse : « UN DEVOIR DE LOYAUTE ».

En 2002, l’Algérie vit la fin de son cauchemar, mais il demeure toujours des endroits insécurisés. Un deuxième évènement dramatique contribuera à réveiller le traumatisme du clan de Souad . Un groupe de terroristes investit la maison familiale dans le seul but d’éliminer tous ses habitants. La famille se réfugie dans la seule pièce de l’étage. Une simple porte en bois les sépare de la barbarie humaine. Les terroristes essaient en vain de défoncer cette porte. Les menaces pleuvent comme autant de coups portés aux âmes déjà meurtries. Les enfants sont en pleurs, les femmes hurlent et prient Dieu de les sauver. Seul mon vieil oncle reste calme et se poste devant sa famille munie d’un bâton, alors que Souaad enveloppe de ses bras les plus petits.

« Dans ces moments-là, m’affirmait-elle, chacun de nous ne pensait qu’à sauver sa propre vie ». Des bruits de coups de feu se font entendre dans la petite pièce. C’est alors que la famille comprend que l’armée vient les secourir. Tout le monde cherchait à sortir de cette pièce. Les militaires pénètrent la maison. L’un d’eux entre dans la pièce dans un climat de grande confusion. Pensant affronter un terroriste, le soldat s’apprête à faire feu sur l’un des neveux de Souad, âgé de 17 ans. Souad comprend tout de suite la situation et dans un réflexe de survie, s’interpose entre son neveu et le militaire, en faisant face à l’arme ! Ce jour-là, Souad a sauvé d’une mort certaine son neveu. Aucun membre de la famille ne fut blessé, mais les images de cadavres des terroristes ainsi que l’assaut des militaires restèrent gravées à jamais dans leur esprit.

En 2003, l’Etat Algérien propose aux derniers groupes terroristes de déposer les armes en échange d’une certaine clémence. Cette proposition fut appelée « Loi de Concorde Civile ». Le but étant de ramener définitivement la paix dans le pays qui fut relativement pacifié. Le clan de Souad retrouve un semblant de vie normale. Mais il est intérieurement, détruit et traumatisé à jamais.

Souad décide de se marier en 2003 avec l’un de ses cousins. Par ce choix, elle ne sort jamais vraiment de la famille. Au cours de mon voyage en Algérie » en 2004, Souad est venue à ma rencontre. Cette démarche était pour le moins « inédite » pour une femme mariée dans un pays à forte tradition musulmane. Habillée de façon soigneuse, elle retire même son Hijab (voile) devant moi et me salue en me portant l’accolade. Elle est très amaigrie, et exprime sa profonde émotion de me revoir après toutes ces années. Nous restons en tête à tête plus d’une heure. Elle ne cesse de me parler de ce qu’elle a vécu. Je l’écoute les larmes aux yeux.

Avant de nous séparer, je lui fais part de mon inquiétude devant son état d’amaigrissement. Souaad ne s’alimentait plus beaucoup : « Je n’ai plus goût à rien.. » me soulignait-elle. Cette phrase me toucha tout particulièrement. Me vint alors en tête l’image du « syndrome de Glissement », généralement visible chez certaines personnes âgées, cette véritable désorganisation foudroyante, tant psychique que somatique. Mû par une pulsion de destruction, cet équivalant suicidaire achemine la personne, qui ne veut plus vivre, vers la mort en quelques semaines.

Dans un réflexe que je ne m’explique toujours pas aujourd’hui, je lui affirme alors : « Ne t’inquiète pas fille de mon oncle, je reviendrai te soigner ici. ». Souad me répondit par un large sourire et me dit « Inchallah ». Il était évident pour moi qu’elle devait bénéficier d’une prise en charge psychothérapeutique afin de pouvoir « déposer son lourd fardeau ».

Souad désirait un enfant. Elle tombe enceinte en décembre 2004 dans un état physique particulièrement préoccupant. Une terrible lutte avait lieu en elle. Qui avait-il de plus symbolique pour Souad que de prouver son envie de vivre à travers le désir d’avoir un enfant. Elle vivait deux mouvements intérieurs. L’un était celui de continuer à vivre à travers son projet de mettre au monde un enfant. L’autre était une force inconsciente de se délivrer de son devoir de loyauté, caractérisé par le refus de continuer à vivre. Mais avait-elle encore la force et l’énergie de protéger « sa nouvelle famille » sans craindre de la perdre, elle aussi un jour.

Son mari me racontait que Souad n’avait plus confiance en la vie. Elle s’inquiétait souvent de l’avenir de ses proches et du sien. Tout se passait comme si elle s’était positionnée dans son devoir de loyauté envers ses frères, comme « la protectrice du clan familial ».

Au fil des jours, Souad maigrit de plus en plus, passant de centre hospitalier en centre hospitalier, les médecins ne se focalisaient que sur son aspect somatique.

Sa mère me relatait que Souad affirmait à tous ses visiteurs que « son cousin de France » viendrait la soigner comme il le lui avait promis. Il serait déplacé de ma part de penser que ces appels m’étaient complètement destinés. Je pense que je symbolisais pour ma cousine Souaad « une autre époque », une époque où tout allait pour le mieux et où ses frères étaient encore de ce monde.

Pendant tout le temps que dura l’agonie de Souad, tout le clan lui rendit hommage en lui rendant visite tous les jours. Elle exprima son profond amour pour tous les siens et leur demandait pardon. Son mari fut pour sa part, d’une patience extraordinaire. Souad ferma les yeux pour toujours un jour d’avril 2005, n’ayant même plus la force et l’énergie de protéger son propre enfant qui lui survivra 1 heure dans son ventre.

Son Mari m’annonça les larmes aux yeux : « J’ai pas compris…elle est morte alors que tout allait mieux, tout était arrangé.. »(pleurs).

Justement ! Souad ne « vivait » que par devoir de loyauté. Ce poids d’une lourdeur sans commune mesure, Elle n’avait plus la force de le porter, et c’est effectivement parce que « tout allait mieux » qu’elle pouvait « enfin » partir « légère ». ( c’est terrible…comment ne pas penser au poids que Souad faisait à son décès…). A la mort de son épouse, son mari est allé habiter chez ses beaux-parents.

Devoir de loyauté envers Souad ?

Je terminerai par ces mots du grand poète mystique Jalaleddine Roumi.

« Quand au jour de ma mort on apportera mon corps,

Ne vas pas t’imaginer que je pleure sur le monde.

Ne t’afflige pas pour moi, ne dis pas : « Malheur, malheur ! »

Quand tu verras mon cadavre, ne t’écrie pas : « parti, parti ! »

L’union et la rencontre seront miennes à présent.

Quand tu te confiras à la tombe, ne dis pas : « Adieu, adieu »

Car la tombe est un voile cachant l’assemblée du paradis.

Après avoir vue la descente, contemple l’ascension.

Bien que la tombe te semble une prison, c’est la libération de l’Âme »

Hazies Mousli

Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

Par AMAR - le 20 mai 2008
salam.alik ya Souad .....
Par Nedjma - le 19 mai 2008

Mon cher frère,

Je n’ai pas de mots pour décrire mon émotion. Mes larmes ont coulé quand j’ai lu l’article sur l’histoire de notre cousine Souad (paix à son âme).

Je voudrais te remercier au nom de toute notre famille pour ce magnifique témoignage.

Merci à tous pour votre compassion.

Nedjma

le 19 mai 2008
MERCI, a medité DJALILA TAVERNY
le 19 mai 2008
nous sommes à DIEU nous retournons à DIEU
Par lamine keb - le 19 mai 2008
Merci a MR Mousli pour cette touchante et émouvante histoire.Le martyre de Souad représente tres bien tout ce que a vecu et vit le peuple algerien.C’est à dire un grand traumatisme et un refus de vivre ou vivre,comme dit l auteur,par devoir de loyauté.
Par mousli hazies - le 18 mai 2008

Le plus grand hommage pour ma Cousine Souaad et à toutes les "Souaad du monde" à été vos magnifiques réactions. Je vous en remercie profondement et je sais aujourd’hui que Souaad n’est pas morte en vain.

Merci du fond du coeur à vous tous.

Fraternement.Mousli hazies

Par Samira - le 18 mai 2008

Salam aleikoum,

Paix à Souad et qu’Allah protège sa famille et tout le Peuple Algérien ! Amin ! Que vive l’Algérie Indépendante et le Peuple Algérien qui a toujours su se battre pour sa dignité et sa liberté !

Personnellement, en lisant votre hommage à Souad, je suis profondément touchée et je pense à comment me rendre utile pour mon pays l’Algérie, comment faire pour aider toutes ces familles meurtries par le terrorisme...

Merci.

le 18 mai 2008
Salem, je ne trouve pas les mots pour exprimer ce que je ressent. Souade ma soeur que dieu t’accueille en son vaste paradis, vous n’etes pas n’importe. En lisant ta triste histoir je revoi que vau cette terre et la mesure de la vie. Je suis un jeune citoyen algerien du litoral centre j’aimerai bien communiquer avec vous monsieur Mousli, n’hesitez pas svp : amekedem@hotmail.com
Par Zinou - le 18 mai 2008
Salam, En lisant ce récit,on ne peut ressentir que tristesse et indignation.Que DIEU Ait l’ame de Souad et tous ceux qui nous ont quittés et qu’IL Aide les survivants. Les ravages de cette 3°guerre d’Algérie comme la nomait à juste titre L.Aggoun et J.B.Rivoire n’ont pas encore finis et pas tous dévoilés. Qui de nous,Algériens,n’est pas touchés de près ou de loin par le malheur ?Parent,ami,voisin tué,disparu, emprisonné ou ayant perdu la tête.Des familles attendent encore des "nouvelles" de leur proches disparus depuis le début de la guerre. A celà s’ajoute la dureté de la vie quotidienne sur tous ses aspects(économique,sécuritaire etc...) Il en découle une société complètement"chamboulée" où il n’éxiste plus aucun repère et où les jeunes(majorité de la population)ne rèvent que de"départ". Quant aux remèdes,ils sont avant tout politiques. Salam.
Par aminiamin - le 18 mai 2008
les larmes aux yeux , une gorge serrée un grand chagrin rongeur ,mes j’ai un espoir inébranlable pour cette martyre auprès du tout puissant pour l’accepter dans son vaste paradis.Et viendra un jour ou les hommes dignes et inexorables feront régner une justice apaisante.
Par SALADIN - le 18 mai 2008

Une pensée pour toutes les SOUAD d’Algérie(rahimahoum Allah) !

Qu’Allah nous guide !

le 17 mai 2008

Au delà, de toute analyse partisane ou mal venue.

Quelques soient nos convictions, on se souvient nous algériens de la douleur qui nous habitent et que l’on tentent d’enfouir. Je ne peux que garder espoir et prier qu’un jour notre nation puisse être digne et rende hommage à tous ses enfants que sa faiblesse a condamné.

Mr Mousli a fait un témoignage digne comme l’était sa cousine, Allah yarhamha.

Par aïcha - le 17 mai 2008
asalamoualeikoum, une histoire triste mais ne desperons jamais de la miséricorde d’ALLAH. que Souaad et tous nos défunts reposent ne paix dans leur tombe.
Par Isabelle MASSE - le 17 mai 2008

Monsieur MOUSLI

On a sacrifié les femmes à travers nos mythes, nos légendes, nos religions, et notre culture mususlmane foisonnent de beaucoup d’ héroïnes, plus fascinantes les unes que les autres. Beaucoup d’entre elles sont des femmes parfois banales, des soeurs et des femmes piégées par les hommes ... Nous ne devons plus ignoré le sacrifice de vie de ces femmes et de Souad notre soeur. M. MOUSLI votre souffrance est saine et pleine de compassion .Vous ne cachez pas votre sensibilité à travers votre texte et c’est preuve d’humilité. Gratitude à vous et votre grande famille.

Algérie et Souad : un amour meurtri...

le 17 mai 2008

Hazies

Ton texte résume parfaitement l"histoire du peuple algérien, nul besoin d’en dire plus. Paix sur notre soeur Souad

Hakim G

Par Benmehdi Mohamed - le 17 mai 2008

Salam

Subhan ALLAH ; il est 5h00 du matin , les oiseaux chantent et je lis ce temoignage. Cette histoire atteind mon coeur et je pleure en sanglot. Oh Souad qu Allah Te fasse misericorde et T agree eu Paradis insch Allah.

Par Rachid ZANI - le 17 mai 2008
Paix à son âme. Vous faites preuve d’un courage exemplaire en nous contant cette triste histoire. J’espère de tout mon coeur que l’ALGERIE saura rendre à ses enfants tout le bohneur qu’ils méritent après si tant qu’ils ont payés par la souffrance et la douleur.
Par issa - le 17 mai 2008
as salaam alaikum c vrai que ce temoignage est touchant mais ALLAH nous a dit dans le coran qu IL ne met pas sur les epaules du croyant plus qu il ne peut supporter !! il y a malheureusement des gens qui ont encore plus souffert (notre prophete la paix et le salut sur lui) et ils ont perseveré et se sont battus jusqu au bout avec l aide d ALLAH...IL nous demande d accepter les epreuves bonnes ou mauvaises et c est là qu IL juge notre foi ! l exemple de Mouhammad doit rester dans notre coeur et nous donner du courage.nous souffrons tous ici bas mais c est le prix a payer pour avoir le paradis in cha ALLAH. courage a tous et ne vous laissez pas aller car ALLAH aime les patients...le prophete (paix et salut sur lui) est mort mais sachez qu ALLAH est VIVANT !!!
Par Zoulika - le 16 mai 2008
Je suis remplie d’une émotion sans nom. Je pleure, car Souaad représente la souffrance d’un pays meurtri, même si l’Algérie, au prix d’une négociation , a peu à peu, retrouvé un "semblant" de paix. Qu’Allah le Grand Miséricordieux, lui accorde une place au Paradis. Et le poème mystique de Jallaledine Roumi, résume magnifiquement, la vie Souaad et de milliers d’êtres humains.
Par Kamel - le 16 mai 2008
Salam, Allah lui fera rencontrer Rassoul Allah Salla Allahou 3aleyhi wa sellem et tous les Awliyas et les Sahabas radiya allahou 3anhoum
le 16 mai 2008

Un grand respect pour la famille MOUSLI qui je le penses doit être d’une descendance noble dans le bon sens du terme . Je suis moi même d’origine algérienne et je crois connaître cette grande famille qui doit vivre dans la région du Sahel au nord de l’algérie près du mont de Chenoua et de Tipaza.

« J’ai dit ma peine à qui n’a pas souffert,

Il s’est ri de moi,

J’ai dit ma peine à qui a souffert, il s’est penché vers moi.

Ses larmes ont coulé avant mes larmes,

Il avait le cœur blessé ».

Jean AMROUCHE, poète algérien (berbère).

le 16 mai 2008

A notre frère Hazies

Bravo, bravo,encore bravo à toi pour ce texte courageux et à oumma.com qui donne au muslims la force et le courage de comprendre ce monde malade. A notre soeur Souad ,le paradie et le pardon d’Allah .

Amin

le 16 mai 2008

Qu’Allah lui fasse miséricorde ainsi qu’à toi Hazies pour ton témoignage. Puisse la communauté se souvenir de sa faiblesse et de sa honte.

Puisse les dirigeants qui nous gouverne enfin retrouver la foi et le sens des responsabilités qui leur incombe.

Souad comme beaucoup de musulmans, encore aujourd’hui, ont fait ou font face aux épreuves avec dignité et courage.

Alors que les "dictateurs", ces hommes de peu de valeur font tout pour les fuire quitte à nous condamner tous autant que nous sommes.

Par MJE - le 16 mai 2008

Bonjour à Tous, A travers cette histoire emouvante et qui me touche beaucoup, je me met à penser aux causes qui ont amenés le chaos et la désolation dans ce beau pays et qui malheuresement pourrait se reproduire dans d’autres pays similaires.

Il nous faut banir la violence envers nos frères et soeurs peut importe les motivations politiques (surtout pour ceux qui en font un moyen pour imposer leur vision du pays), j’aimerai leur dire que tuer des innocents, faire eclater les familles jadis soudées, ne correspond en rien à la veritable source (ou reférence) dont ils se croient les seuls detenteurs. Le travail qui attend tous nos pays (surtout arabes) est collossal, ... Par quoi commencer ?

Je fini par prier en ce vendredi pour l’âme de votre cousine et souhaiter à sa propre famille la patience et l’endurance.

Par tahir de la nive - le 16 mai 2008

Brave et noble Peuple Algérien ! Magnifique pays d’Algérie !

Vos malheurs sont le prix de cette noblesse, de cette magnificence.

Relisez le Coran bien sûr, mais aussi l’oeuvre de votre grand fils Malek Bennabi et méditez les exemples historiques d’autres peuples, d’autres nations qui avaient pris le flambeau de la régénération de leur continent...

L’Algérie est la convoitise des ’grands’, des ’superpuissances’ mais il n’est d’autre vraie superpuissance qu’Allah ’le meilleur stratège’.

Quel remède ? Comprendre ceci : Allah ne change pas la destinée d’un peuple, qu’il ne veuille changer dans son intérieur.

De tout coeur, vive l’Algérie !

Tahir de la Nive

le 16 mai 2008
que allah lui fasse misericorde ainsi qua tous les muminin et muminate
le 16 mai 2008

Qu’Allah l’accueille dans son paradis !

Qu’Il raffermisse la foi de toutes celles et ceux qui souffrent aujourd’hui dans le monde musulman. Je pense à mes frères et soeurs de Palestine, d’Irak, du Liban, d’Afrique. Travaillons à ramener la paix dans nos coeurs, dans nos maisons, dans nos pays.

Depuis le Senegal...Merci Hazies pour ce témoignage bouleversant.

Par abdellatif - le 16 mai 2008

Cher frère Hazies Cette histoire nous la vivons chaque jour, la vie éternelle se trouve au paradis. To be or not to be is that the question ? Savez vous que mon père décédé en 1983 a été un des libérateur de l’Algérie (AL MOUKAOUAMA)lors de son indépendance en 1962 (chauffeur de Boumedienne lors de la conférence des pays arabes à Rabat en 70), car il était jeune à l’époque fuant le principe d’aller combatre contre les allemands pendant la deuxième guerre mondiale. En 1956, lors de la libération de Mazagan des baroudeurs sénégalais ont tiré sur ma mère qui était enceinte de moi un fedai est mort en s’interposant. J’étais choqué dans son ventre. Voilà ma réalité. Salam et bonne journée du venbredi 16 Mai 2008

Abdellatif AKIB (Maroc)

Par Shanez - le 16 mai 2008
Bien triste histoire qui a elle seule exprime le drame que vit notre pays : l’Algérie. En plus d’avoir bu trop de sang notre terre regorge aujoud’hui des larmes de nos mères, de nos pères, de nos frères et de nos soeurs. Notre Algérie qui hier riait, chantait, dansait, vivait n’est aujourd’hui que l’ombre d’elle même. Pareille à Souad (que Dieu ait son âme) l’Algérie a vécu les traumatismes, la misère, les trahisons, la mort...ce qui l’a détruit de l’intérieur, aujourd’hui encore elle peine à se reconstruire. Cependant nous la portons tous dans notre coeur et l’amour que nous avons pour notre Algérie est et sera plus fort que la haine des Hommes, plus fort que toutes les guerres et les souffrances. Nous la proterons à bout de bras pour ne jamais la laisser mourir de lassitude et de desespoir.
Par HB - le 16 mai 2008

l’article m’a profondément ému et touché, qu’Allah veille sur elle.الله يرحمها

Frere Haizies pourquoi pas ecrire un livre !

Par mohamed - le 16 mai 2008
Louange à ALLAH qui a fait de l’enfer une eternité pour ceux qui ont suivi les pas des demons...Louange à ALLAH pour ce qu’il a noblement et justement décidé. Le paradis eternel nous est facilement comprehensible...mais l’enfer eternel j’ai mis du temps à comprendre et accepter...
Par ABDEL - le 16 mai 2008
une histoire qui est très triste, mais Allah inchallah l’agréer auprès de lui, dans son paradis ou elle retrouvera ses fréres et ou tout son clan sera réunis inchallah.
Par A.R. - le 16 mai 2008

Bonjour, Cette histoire, rapportée avec beaucoup de finesse, a une valeur universelle et concerne chaque être humain.

Car c’est partout que l’on tue, en réalité ou symboliquement, c’est partout que des êtres sont éliminés, réellement ou symboliquement, sans pouvoir être retrouvés, et c’est partout que l’amour essaie de vaincre la mort.

Je me suis permis de la rapporter en partie sur mon blog, en renvoyant mes lecteurs vers vous.Très cordialement.

Par fafa - le 16 mai 2008
salam alaikoum quel triste histoire mais malheureusement realiste quel courage machallah !!! puisse Allah(ta’ala)l’acceuillir au paradis amiiiiiiin
Par nassou - le 16 mai 2008
Cet article m’a profondément émue, qu’Allah veille sur elle et sur tous les muslmans qui souffrent aujourd’hui dans le monde entier. ALLAH EST AVEC LES PATIENTS.
Par Salim - le 16 mai 2008

Frère hazies, il y a beaucoup de souffrance que nous partageons avec toi et je voudrais te remercier pour ce rappel de sacrifice des femmes de notre oumma. Fierté et dignité pour votre famille d’algérie . "Couvre la faiblesse de ton frère ou de ta soeur et Dieu oubliera ton imperfection le jour du jugement." Muhammad (saw)

Allah est grand .

Par Adankalle - le 16 mai 2008

Je viens à l’instant de lire ce message et suis profondement touché. prions le pieux le tout puissant et misericordieux a l’admettre dans son paradi. que la terre lui soit legere Amin

ADK-Zinder

Par dominique - le 16 mai 2008
Trop de souffrance, trop de douleur. Histoire bouleversante, force et fragilité humaine. Je suis triste, avec vous.
Par Farid K - le 16 mai 2008

Tres belle histoire qui nous fait relativiser le quotidien.

الله يرحمها

le 16 mai 2008
Souad ma fille j’ai mal dans t’as poitrine
Par Chams - le 16 mai 2008
Paix à l’esprit et à la memoire de Souaad. Puisse la terre lui soit légère.
Par tewfik sadouni - le 16 mai 2008
En fait , Sooad est morte de chagrin et de lassitude ... Elle est morte car elle ne pouvait affronter ce monde dure qui l’attendait , misère est tu là ? Elle est morte encore une fois mais son âme plane toujours dans la maison , elle est morte car incapable d’assumer d’autres souffrances qui la guettaient au p’tit coin , d’un Papa et d’une Maman ... Elle est morte pour ne plus voir , plus entendre ... Elle est morte , en tous les cas DIGNE !
Par Père Samir Khalil SAMIR sj (Beyrouth) - le 16 mai 2008
Cher Hazies, Merci pour ce beau témoignage indirect, qui m’a profondément touché. Souaad, oui, est martyr. Elle a donné sa vie pour ses neveux, pour la famille. Du haut du ciel elle continue de veiller sur tout le clan. Que le Seigneur l’accueille en Son Royaume, et qu’Il veille sur chacun d’entre nous ! Amitié, Père Samir Khalil SAMIR sj (Beyrouth)
Par joseph - le 16 mai 2008

Mon frère,Allah regarde notre souffrance dans ce bas monde s’il y a quelques-un qui oublient lui n’oubliera jamais inche allah. Le message aujourd:hui a été écouté jusqu’au canada.

wesselem Ton frère

le 16 mai 2008

Je pleure ta cousine comme je pleure le drame qu’a vécu ma famille ou ce qu’il en reste, je pleure car je me souviens de toutes ces mères en pleur, je pleure également car en lisant ton texte, je me souviens de tous mes espoirs perdu, de mon amour pour mon Algérie dont j’étais fier. Je l’ai quitté à l’âge de 3 ans et m’étais promis de la rejoindre dès l’âge adulte.

Je ne comprends pas ce qui s’est passé mais le saura-t-on jamais ?

Les algériens que j’ai connu étaient, je le jure, des gens exemplaires avec un cœur gros et un courage à toute épreuve.

Depuis, les algériens ne sont plus les mêmes.

Comment dans ce pays où la solidarité n’était pas qu’un mot (je n’ai vu nulle part ailleurs des gens forts et fiers aussi serviables envers leur prochain même inconnu), comment la tragédie a-t-elle pu s’abattre sur eux de la sorte ? Je ne comprends pas.

l’Algérie retrouvera-t-elle, un jour, son innocence ? Que puis-je dire moi qui ai vécu loin du chaos ? Je prie.

Réagissez !

modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?

(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Lien hypertexte (optionnel)

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d'informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Recherche

Flux RSS 
Abonnement mail
Version mobile

L'actu caricaturée

oumma media musulman islam de france