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Articles
Un « prix à payer » ? Remarques sur l’article de Khalid Chraibi
vendredi 11 janvier 2008 - par Laurent Lévy
Je n’aurais aucune des qualités requises pour discuter le fond de l’article de Khalid Chraïbi publié par « Oumma » le 8 janvier 2008, sous le titre « Islam, laïcité, et droits humains ». Je ne suis ni musulman, ni même croyant d’aucune religion. Tout débat théologique m’est étranger. Mais certaines des formulations de cet article – peut-être accessoires pour l’auteur – me semblent appeler commentaire. Pour tout dire, je trouve choquante – et je choisis là à dessein un mot mesuré – l’introduction de ce texte. Il s’ouvre en effet par les paragraphe suivants : « Quand on est à la fois Français et musulman, les questions suivantes peuvent parfois se poser avec acuité : Est-ce la citoyenneté française qui doit primer, avec les lois qui lui sont associées, ou bien est-ce que ce sont les convictions religieuses de l’individu, et les prescriptions juridiques qui les accompagnent ? Ainsi, lors du débat sur la laïcité, il y a quelques années, certains membres de la communauté musulmane ont-ils adopté des positions extrêmes sur la question du foulard, alors que certaines jeunes filles affirmaient fièrement, avec le soutien de leurs parents, qu’elles préfèreraient abandonner l’école, tout simplement, plutôt que d’y retourner sans foulard. Mais, les bienfaits de l’éducation sont tellement incommensurables, par rapport au fait de porter un foulard, que la question ne devrait même pas se poser à un esprit raisonnable. Le Prophète n’a-t-il pas préconisé de « rechercher la connaissance jusqu’en Chine, si nécessaire » ? Alors, s’il faut sacrifier un foulard pour obtenir une éducation dont on recueillera, soi-même et toute sa communauté, les bénéfices toute sa vie, le prix est-il si élevé ? » J’observe d’abord que les questions du premier paragraphe sont biaisées, car dire que telle ou telle règle « prime » est sans portée si l’on ne dit pas en quoi consiste cette « primauté ». Au demeurant, aucune loi n’est « associée » à la citoyenneté française : chacun sait que les étrangers vivant dans un pays quel qu’il soit sont soumis aux lois de ce pays. Quant à la question de savoir si on accepte de se soumettre à la loi du pays dans lequel on vit elle est indépendante, et de la nationalité, et des convictions religieuses. Nicolas Sarkozy avait beau dire au cours de sa campagne électorale que « être français, c’est respecter la loi », chacun sait qu’on peut tout aussi bien être français et refuser certaines loi, ou être étranger et s’y soumettre. Les tribunaux condamnent chaque jour des citoyens français de pure souche. J’ajoute que lorsque, comme Français, il m’arrive par exemple de prêter assistance à des étrangers en situations irrégulière, je m’affranchis d’une obligation légale sans que cela ait quoi que ce soit à voir avec ma nationalité. Et que c’est même en tant que citoyen que je refuse la loi. Quant à la manière dont s’articulent le cas échéant les prescriptions de la loi et celles tirées de telle ou telle religion, chacun est en mesure de gérer cela à sa façon. Le catholicisme, par exemple, est opposé au divorce (même pour le mariage civil, qui n’a pourtant aucun sens du point de vue religieux), ou opposé à l’interruption volontaire de grossesse. Rien n’oblige les catholiques à demander le divorce ou à interrompre leur grossesse, et le fait que la loi civile les y autorise n’y change rien. Mais de tout cela, on peut certes débattre. Ce qui me conduit à réagir, ce sont les deux paragraphes suivants, qui expédient la question posée par la loi « anti-foulard » de 2004 d’une manière qui me semble parfaitement scandaleuse. Mon propos n’est pas de prendre parti quant à la question de savoir si les lycéennes qui entendent porter le foulard, fût-ce au prix de leur scolarité, on tort ou raison. Ni même de prendre parti sur la formule de Khalid Chraibi selon laquelle il s’agirait de « positions extrêmes ». Il est de m’étonner que la question soit posée comme si la prohibition du foulard à l’école était une contrainte naturelle, logique, et à laquelle il n’y aurait rien à dire. Et, comme le suggère le titre de l’article, comme si cette contrainte était le simple effet du principe de laïcité. La démonstration du contraire n’a pourtant plus à être faite ; je me bornerai sur ce point à renvoyer à l’article très complet de Pierre Tévanian [1]. La question, dit Khalid Chraibi, « ne devrait même pas se poser à un esprit raisonnable ». Veut-il dire que la raison, dont chaque être humain est pourtant doté, fait défaut à ces jeunes filles ? Mais à vrai dire, ce n’est pas elles qui ont posé cette question, mais les promoteurs d’une prohibition que rien ne justifiait. Évoquer la « querelle du foulard » sans rappeler à quel point la loi de 2004 a constitué une atteinte injuste au droit d’étudier pour des centaines de lycéennes, c’est sans le dire prendre parti pour la prohibition. La question, en somme, est moins de savoir si « le prix à payer » par les lycéennes portant le foulard est ou non « élevé » que de savoir s’il est légitime de l’exiger. Et de se demander pourquoi on l’exige d’elles. Qu’il me soit simplement permis de citer cette réaction de mon amie Z. A., qui avait été elle-même, lorsqu’elle était lycéenne, victime des menées de nos prétendus laïques. Lorsque, après la promulgation de cette loi – qu’ils avaient combattu – divers responsables et leaders d’opinion musulmans ont fait le même raisonnement que Khalid Chraïbi, et invité les lycéennes musulmanes qui souhaitaient porter le foulard à l’ôter à l’entrée de l’école, pour bénéficier des bienfaits de l’enseignement, elle s’est écriée : « Ce n’est tout de même pas un mec qui va me dire ce que je dois faire de mes cheveux !! » Note : [1] Voir « Loi de 2004 : une révolution conservatrice dans la laïcité », publié en décembre 2005 sur Oumma.com, http://www.oumma.com/La-loi-de-2004-une-revolution. Ces arguments sont repris dans un article au titre voisin, « Une révolution conservatrice dans la laïcité », publié en mars 2007 sur le site « Les mots sont importants » http://lmsi.net/spip.php ?article530 . Voir aussi, son ouvrage « La république du mépris », La Découverte, 2007. Mots clésLaurent LévyAuteur du livre " Le spectre du communautarisme" aux éditions Amsterdam Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article13 janvier 2008
Malik Chabaz a dit :
Salam aleykoum , Je n’ai pas eu l’occasion de lire l’article de Khalid Chraibi, mais un point important m’est apparu en lisant la réponse de Mr Laurent Levy. Ce point est l’utilisation par Khalid Chraibi d’un hadith du Prophète disant « rechercher la connaissance jusqu’en Chine, si nécessaire ». Or d’après les sciences du hadiths ce hadith est classé comme forgé (mawdü). Il n’est plus normale ni même acceptable d’utiliser des hadiths sans chercher son degré d’authencité. Cela prouve un manque de serieux, surtout que Khalid Chraibi utilise ce hadith forgé pour justifier son principal argument. Il aurait été intéressant de citer un hadith authentique qui appel les Hommes à lutter contre les injustices, afin de dénoncer par exemple l’instauration d’une loi "d’exeption" au lieu de dénoncer de "pauvres filles voilés" privées du droit fondamental à l’éductation. Salam Aleykoum Wr Wb. 13 janvier 2008
Mounya a dit :
Le point de vue de Khalid Chraibi est certes maladroit,comme si ces filles dont il parle etaient denuees de raison.Or beaucoup de ces filles sont brillantes et determinees.Quand aux francais ils ne sont en rien responsables du pseudo-debat sur le foulard dit islamique qui est une pure creation politiquo-mediatique dans la ligne directe du processus de denonciation de la religion musulmane,avec toutes les derives semantiques devenues coutumieres dans la presse dominante.
13 janvier 2008
candidepastrop a dit :
oumma.com-uk-fan Surement qu’Urluberlu sera content que vous preniez sa défense si jamais il fut attaqué, merci pour lui. Cependant il confondait comme vous d’ailleurs, la critique de la France et de son gouvernement qui est du reste précaire puisque par le jeu démocratique, le peuple français pratiquant sa "critique" renvoie certains de ses dirigeants. Alors que la France existe depuis le sacre de Clovis, soit 496. La nationalité française outre les avantages qu’elle procure, n’interdit pas d’aller voir ailleurs lorsqu’on se sent malheureux pour des raisons diverses, je rappelle que 1 300 000 français vivent et travaillent à l’étranger. D’ailleurs le président Sarkozy, lors de sa récente visite en Algérie fut accueilli aux cris "visas !! visas !!", par la jeunesse algérienne, je peux supposer qu’on ne doit pas être si malheureux que ça en France pour qu’une grande partie de la jeunesse algérienne veuille émigrer en France. ce thème d’émigrer en des cieux plus cléments est ancien, depuis l’homo érectus la terre a été peupler grâce à ses migrations si j’en crois Yves Coppens. Sur le plan religieux, il est surprenant qu’en tant que musulman de ne pas suivre l’exemple du prophète de l’islam qui émigra en 622 à Médine. 13 janvier 2008
oumma.com-uk-fan a dit :
Reponse a Jean-Luc "pour être très claire, citez-moi un pays musulman dont le droit est d’inspiration religieuse qui reconnaît la liberté de consience et de culte comme c’est le cas en France. Ce qui prouve qu’il faut sortir des lois d’inspiration religieuse et pratiquer la laïcité et seulement la laïcité qui est le système le plus juste garant de nos libertés." La separation theorique de l’Etat avec l’Eglise est le fruit d’une longue evolution sur le sol national liee a l’histoire specifique de la France. Ce concept n’a donc pas necessairement vocation universelle. La liberte de conscience et de culte n’est pas appliquee dans les pays regis par le droit islamique. Mais la situation est-elle meilleur dans les pays musulmans inspires par le model Francais ? Depuis quand la Tunisie et la Turquie, pays laics d’inspiration francaise encouragent la liberte de conscience et de culte. Si l’on suit votre raisonement pouvez-vous m’expliquer pourquoi les institutions democratiques en Turquie se sont ameliorees ( election du president au suffrage universel) depuis l’avenement d’un parti islamiste au pouvoir ? Peu importe le modele politique choisi, la majorite des pays musulmans traversent des crises qui sont liees a la feodalite ; les rivalites tribales et regionalistes ; la corruption ; les carences educatives ; le sexisme ; la stagnation intelectuelle. Le choix du model laic pour certains d’entre-eux a entraine un divorce entre la population et le pouvoir du fait du non-respect de ses reperes spirituels sans apporter de remedes aux problemes economiques et sociaux. Depuis le quatrieme siecle de l’hegire toute innovation juridique etait consideree comme une heresie (bida). Les juristes de la sharia (oulemas) ont verrouille toute interpretation des textes religieux par consensus (ijma). si bien que les Musulmans se sont resignes a l’obeissance aveugle (taqlid) au lieu d’actualiser les enseignements des textes saints (ijtihad). Ainsi, la Sharia ete largement influencee par le context historique et culturel de l’Arabie medievale. Il existe les premises d’une evolution du droit islamique qui nous permet d’etre optimiste. Un nombre croissant d’intelectuels musulmans sont impliques dans l’evaluation de la Sharia en mettant l’accent sur l’ethique du Coran. Les valeurs morales vehiculees par le Coran sont en accord avec la declaration des droits de l’homme onusienne de 1949 (khaled abou el fadl : islam and the challenge of democracy). La democratisation des pays musulmans ne repose pas necessairement sur la laicite mais sur la volonte des autorites de democratiser les institutions religieuses. Par exemple, la creation de consultations (shura) est evoquee par l’universitaire indo-americain Muqtadar Khan. 12 janvier 2008
oumma.com-uk-fan a dit :
A candidepastrop A l’encontre de vous, la majorite des Francais sont tolerant a l’egard des musulmans et acceptent leur presence sur le territoir national. A cours d’arguments pertinents vous vous derobez en exprimant une opinion vehiculee par M Devilliers et M Megret. Tout citoyen vivant en France a le droit et le devoir de critiquer la France. Sans cela point de democratie ! Si vous n’aimez pas la democratie pouquoi ne choisissez pas l’option que vous proposez a Uluberlu ? Puis-je me permettre un conseil ? : Au lieu de penser pour les autres vous devriez penser pour vous-meme. 12 janvier 2008
C est quand meme grave que les gens ne peuvent pas comprendre qu on puisse etre francais et musulman pratiquant avec un foulard.En quoi ca les gene ?
on ne leur demande pas de le porter.ET les reponse du genre il faut aller vivre ailleurs si nous ne somme pas contente,que dire des francais de souche ?
12 janvier 2008
François a dit :
Bonsoir tout le monde, La laïcité, normalement conçue, n’est pas dans le rapport binaire entre les lois de l’Etat et les celles d’une communauté religieuse donnée, il n’y a pas pire irrationalité qu’une telle conception des choses. L’Etat, avec ses divers attributs, n’est pas une personne qui s’ajoute aux individus concrets qui composent une communauté en un temps donné, si tel était le cas, les hommes seraient alors du bétail et l’Etat un singe extraterrestre qui le ferait praire à sa guise sur terre. Concrètement, l’Etat désigne l’état d’équilibre résultant d’une conciliation de volontés en conflits. L’Etat n’est que la représentation de l’unité d’une communauté d’individus concrets tels que Pierre, Paul, Jacques, ainsi dans l’affaire qui nous concerne présentement, la laïcité se trouve être dans le rapport entre les parties de l’ensemble communautaire que représente l’Etat et non entre l’Etat et une partie à l’exclusion des autres. La question du voile est une question purement interreligieuse, l’inscrire dans le registre de l’ontologie de l’Etat est d’une immense dangerosité, mettre face à face l’Etat et une composante donnée d’un ensemble donné, et les opposer de surcroît, n’est pas seulement irrationnel, c’est carrément criminel dans la mesure où la composante opposée à l’Etat devient menace à l’Etat à l’image du terrorisme qui s’attaque à la société civile et qui est considéré comme ennemi de l’Etat. Bonne continuation, François. 12 janvier 2008
Ma soeur est docteur en psycho. elle porte le hijeb quand les gens s’adressent à elle avec condescendance, il lui parle comme à une demeuré quand par hazard, ils apprennent qu’elle est psy, ils se mettent dans la position de l’enfant, comme s’ils étaient tout nu. On a pas à faire à des pois chiche sur pattes ? Franchement ! 11 janvier 2008
salam a’likoum Souad, tu veux dire que depuis plus de 14 siècles, les musulmans et surtout les musulmanes se sont faits avoir en ce qui concerne le foulard ? Et donc également les juifs et les chrétiens, ça doit bien faire plus de 3000 ans !!!! Personnes, que se soit parmi les savants, les élites, les intellectuels, que se soient chez les hommes ou les femmes et de toutes tendances religieuses confondues, n’ont pu empêcher cette "propagation" du foulard dans les trois religions monothéiste ??!! Soyons sérieux une seconde ! Comment se fait-il que depuis tout ce temps et jusqu’en 2008, les femmes de toute classe sociale, de courants divers aussi bien religieux, politique, indépendantes sur tout les plans, en sont arrivées à le porter et à ne jamais le remettre en cause ??? Peut-on dire que ces femmes musulmanes, conscientes des enjeux sociaux d’un tel geste, en ont été forcées et n’ont pas été capable de réfléchir à cette question du foulard, alors que toute leur vie est un perpétuel combat pour leur dignité et contre toute idée de dépendance envers autrui à tous les niveaux ? Fatiha 11 janvier 2008
Didier a dit :
En France, jusqu’aux années 50, les femmes entraient à l’église avec un foulard sur la tête, et plus avant, dans les rues, le "bon ton" exigeait une coiffure pour être décente. Dans certaines cérémonies, femmes et hommes ne devaient pas du même côté. Ce n’étaient que des usages, des traditions, une sorte de codification de règles tacites de bonne conduite en société. Rien à voir avec la spiritualité dont les signes extérieurs ne garantissent en rien la profondeur. Rien à voir non plus avec la décence que la société bien pensante avait érigé en vertu cardinale. D’ailleurs le mot décence avait à l’époque une connotation purement sociale qui variait selon qu’on soit homme ou femme, et d’une classe sociale ou d’une autre. Les habits de vertus que la société dirigée par les hommes imposait aux femmes étaient en fait les mêmes mesures de précaution qu’on prend en clôturant un terrain pour son troupeau. Avec les deux guerres, où les femmes ont bien dû pallier l’absence des hommes dans tous les domaines, l’égalité entre les sexes a cessé progressivement d’être une bonne parole pour devenir un objectif, une réalité de plus en plus visible. Et nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises, Messieurs. Il y aurait quelques migraines si un Messie nous était envoyé sous les traits d’une femme. Ce qui serait somme toute assez normal, puisque les femmes sont des créatrices de vie par essence, alors que les destructions de vie sont plutôt une spécialité masculine. 11 janvier 2008
candidepastrop a dit :
A urluberlu. Vous devriez vous inspirez de la vie du prophète de l’islam. Lorsqu’il lui fut impossible, au risque de sa vie, de prêcher à la mecque sa foi, il émigra à Médine où il trouve des gens bienveillants pour la nouvelle religion. Vous devriez faire de même pour vivre votre foi en toute quiétude, allez vivre en Arabie Saoudite !. La possession de la nationalité française ne veut pas dire obligation de vivre en France si on s’y sent malheureux, le monde est vaste et les possibilités qu’offrent le passeport français sont infinies. D’ailleurs 1300 000 français vivent à l’étranger et même pour certains dans les pays du golfe, ceux qui sont croyant parmi eux ne demandent pas que l’on construisat des églises pour eux. Petit rappel historique, l’Arabie était chrétienne, juive et polytheiste avant l’avènement de l’islam, qu’en est-il aujourd’hui ? 11 janvier 2008
latifa a dit :
souad:moi meme je ne porte pas le voile mais il faut vraiment etre de mauvaise fois pour dire le contraire.Si vous croyer au coran vous devez croire aussi a notre prophete (psl)il le preconisait lui meme.Et de plus toute ses femmes l ont portés sans qu ont le les obligent a le faire.
11 janvier 2008
Urluberlu a dit :
Comme l’as dit un intervenant, le Coran a été révélé en arabe, le mot utilisé dans ce verset fait reference a une piece de tissus avec laquelle on cache les cheveux. et meme en français on trouve parmis les differents sens : Pièce de tissu constituant une coiffure féminine. Ma soeur tu ne pourras pas à toi seule sans formation théologique (je presume) venir et dire le voile n’est pas une prescription...Depuis 1429 ans les musulmans se trompent tous tout autour de la terre et moi Souad sur Oumma, j’ai trouvé la vérité... Bon courage. 11 janvier 2008
Wafa a dit :
A jean Luc. Vous faites un parrallèle entre des situations qui n’ont pas lieu d’être. En effet, comparait n’importe quel pays musulmans à la France n’a absolument aucun sens car aucune comparaison n’est possible, ce sont deux entités complétement différentes qui ne peuvent être comparait. D’où votre intervention est complétement dénuée de sens ! Quant à la laicité à la française, elle est à ce jour en pleine remise en question de part la position que vient de prendre notre Président Français, lors de sa visite auprés du pape.
Cordialement,
11 janvier 2008
Souad a dit :
Merci Urluberlu de nous avoir cité le verset en question. Il est évoqué de rabattre le voile sur la poitrine, mais, dites-nous où il est précisé qu’il faut le rabattre sur le visage, les cheveux ou la tête ?
11 janvier 2008
as salam alaykoum A Souad « Le Coran ne dit rien sur le voile, strictement rien. Le mot "cheveux" (sha’ar) n’y existe simplement pas. Dieu ne dit ni de les couvrir ni de les découvrir. Ce n’est pas Sa préoccupation principale, et Il ne fit pas descendre le Coran pour apprendre aux gens comment se vêtir. » Bien chère soeur, tu as une science que personne d’autre n’a, macha’Allah, Allah -soubhanallah wa ta’ala- t’a donné un don, que même le Prophète -salla llahou ’alayhi salam- n’a eu, pourtant, sur cet Homme est descendu les versets dont ceux qui parlent du voile. Le Qor’an doit être lu avec la Sunna (hadith) pas selon ce que l’on croit. La langue arabe, dans el Qor’an ne se lit pas comme on veut, mais selon d’autres versets et les hadiths. 11 janvier 2008
Urluberlu a dit :
Souad vous affirmez que le mot cheveux ne figure pas dans le Coran ? Certes rien à voir avec le voile mais il y figure... Merci le module de recherche de Oumma !! http://www.oumma.com/coran/ Sourate 19, verset 4... 4. et dit : "Ô mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s’est enflammée de cheveux blancs. [Cependant], je n’ai jamais été malheureux [déçu] en te priant, ò mon Seigneur. 11 janvier 2008
Urluberlu a dit :
Souad, ce que vous nous decrivez ce n’est pas l’Islam mais une religion que vous inventez à votre guise... Chacun fait ce qu’il veut des prescriptions divines, Dieu seul jugera, par contre dire que ces prescriptions n’existes pas c’est travestir la verité, exactement ce que font les beni oui oui (dont j’espere que vous n’etes pas) pour discréditer leur frere ou soeur pratiquant et se delester du poid d’une prescription non accomplie... Sourate 24, verset 31 "Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Dieu, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès..." 11 janvier 2008
Souad a dit :
« Le Coran ne dit rien sur le voile, strictement rien. Le mot "cheveux" (sha’ar) n’y existe simplement pas. Dieu ne dit ni de les couvrir ni de les découvrir. Ce n’est pas Sa préoccupation principale, et Il ne fit pas descendre le Coran pour apprendre aux gens comment se vêtir. »
11 janvier 2008
Lola a dit :
Ce que je relève, chez Laurent Lévy, c’est sa rigueur.Voilà bien un digne héritier des Lévites.Les glissements et détournements de sens sont tellement fréquents que ça vaut le coup de le signaler.
Salut !.
11 janvier 2008
Une musulmane a dit :
assalam alaykoum La question, dit Khalid Chraibi, « ne devrait même pas se poser à un esprit raisonnable ». Veut-il dire que la raison, dont chaque être humain est pourtant doté, fait défaut à ces jeunes filles ? C’est exactement, ce que pensent la plupart des personnes en France qui ont adpoté cette loi "anti foulard" (il faut employer les mots justes et non se cacher dérrière le mot ostentation, qui est somme toute pire pour face aux mots démocratie, laïcité ?!) Malheureusement, pour les siècles des Lumières, nous sommes au XXIème siècle et des personnes pensent que des femmes avec un chiffon sur leur tête, sont déficientes intellectuellement et donc si elles s’installent sur les bancs de l’école, elles risquent de baisser le niveau de la classe de l’établissement et donc de l’éducation nationale en France. Encore une chose qui est typique de l’esprit en France, la religion n’est suivie que part des pauvres d’esprit et en plus des femmes, ohlala. Et encore plus honteux des femmes musulmanes issues de famille d’immigrés , ou plutôt indigènes. Vraiment rien de bon sous ces foulards. Merci Monsieur Laurent Lévy de votre correction sur un sujet que personne ne cherche à comprendre 11 janvier 2008
Urluberlu a dit :
A Jean-Luc : Le Dhimmi certes était soumis à un impôt mais ses "concitoyens" musulmans payaient la Zakat que le Dhimmi ne payait pas, en payant cet impôt, le Dhimmi bénéficiait des mêmes droits et protections que les musulmans... Dans la logique c’était "juste", dans la pratique, je ne me fais pas le garant de tout les monarques ou chefs d’état musulmans de l’histoire. A candidepastrop : Nous ne vivons pas en Iran mais en France, et jusqu’a preuve du contraire, les français musulmans ne votent pas pour les législatives iraniennes ou saoudiennes... Que dites vous aux musulmans français de souche ? Vous le renvoyez aussi à l’Arabie saoudite ? Il semble que pour vous les musulmans sont d’eternels étrangers, le problème commence là... A Anne : La laïcité ce n’est pas interdire le port du voile, la preuve il a fallu une nouvelle loi ! L’école publique doit être laïque, pas les élèves... Parlez nous plutôt de la laïcité en alsace-Moselle ? A Ines : je pense que vous déformez les propos du frère Ahmed, bien sur qu’on peut être non voilée et plus "spirituelle" qu’une femme voilée mais le sondage des cœurs n’est réservé qu’a Dieu. Par contre on ne peut pas non plus faire l’impasse sur le hadith ou le prophète (PBSL) dit que la pudeur est un des affluents de la foi. UN des affluents, pas le seul... Il est vrai aussi que le voile est une prescription divine, libre à chacune de s’y soumettre ou pas (elle verra le jour du jugement avec son seigneur, comme chacun de nous...), cependant vu l’effort supporté par les sœurs qui sont voilées en France, on peut dire que c’est une "preuve" de soumission à Dieu comme la prière, le jeune, le fait de ne pas boire d’alcool etc... Etc... Sa ne veut pas dire que les sœurs voilées sont "meilleurs" que les sœurs non voilées, il faut de toute façon faire attention à ces notions de meilleurs/pas meilleurs et laisser ça à Dieu. 11 janvier 2008
Jean-Luc a dit :
A oumma.com-uk-fan, pour être très claire, citez-moi un pays musulman dont le droit est d’inspiration religieuse qui reconnaît la liberté de consience et de culte comme c’est le cas en France. Ce qui prouve qu’il faut sortir des lois d’inspiration religieuse et pratiquer la laïcité et seulement la laïcité qui est le système le plus juste garant de nos libertés.
11 janvier 2008
oumma.com-uk-fan a dit :
A Jean-Luc Tout en n’etant pas hors-sujet, je n’ai pas repondu directement a votre question car elle me semble saugrenue et vague. Quel est l’interet de comparer une loi francaise actuelle que vous ne citez pas et l’etat de dhimmi ? Si je ne m’abuse le systeme de taxation prevu dans le statut de dhimmi n’existe plus dans les pays musulmans. Pourriez-vous s’il vous plait reformuler votre question ? Effectivement le statut de dhimmi semble de nos jours injuste mais l’etait-il dans le context historique ? 11 janvier 2008
Ines a dit :
Je viens de lire la réponse de Ahmad qui confond la spiritualité avec le port du foulard. La spiritualité qui est une expression plus profonde, ne se limite pas à une tenue vestimentaire, et la pudeur n’est pas seulement une « valeur » musulmane, elle est peut être partagée par tous les peuples et toutes les cultures. Si on suit ton raisonnement, une fille qui n’est ni croyante, ni musulmane mais porterait des vêtements en conformité avec la pudeur qu’elle perçoit comme étant une valeur, est donc une fille spirituelle, à moins que tu nous affirmes que la pudeur ne peut s’exprimer qu’avec et seulement le port du voile sur les cheveux. Que fais-tu également des filles musulmanes non-voilées. Elles ne sont pas spirituelles selon ton "analyse" 11 janvier 2008
Anne a dit :
La laïcité est la plus belle conquête de la France. Elle garantit le vivre ensemble. Chacun est libre de croire en qui il veut, mais nul ne saurait remettre en cause cet acquis qu’est la laïcité. Le voile n epeut se porter à l’école. En dehors, chacune et chacun fait ce qu’elle ou il veut.
11 janvier 2008
Ahmad a dit :
salam Réponse à rashid Zani Opposé le foulard, et la spiritualité,est un manque profond de compréhension de la spiritualité, en islam, c’est le discours habituel, de ceux qui nous parlent de la spiritualité, mais qui tombe dans le piège de penser le monde en fait par la raison, étonnant pardoxe TOut les spirituels(authentiques) de l’islam n’ont jamais opposés, la spiritualité et le foulard, ils ont très bien compris le aya du coran,qui dit : qui et quiconque prend en hautes considérations les injonctions d’Allah, s’inspire en effet de la pièté des coeurs’sourate al hajj aya 32) Voir l’analyse profonde d’ibn qayim sur les notion de vie(hayyat) et de pudeur(aya), anlayse,qu’il faut comprendre, dans l’approche de libération de l’etre humain, qu’ibn Qayim décrit dans ses propos sur la spiritualité. Ibn Qayim, a beaucoup travaillé aussi, sur la libération de la raison, notion, bien importante aujourd’hui, ou certains, sous prétexte d’une autonomie de l’humain, par la raison, manifeste en fait une raison, bien prisonnière,des idélogie qui touchent les coeurs. Exellent article, de Laurent levy, qui semble t-il comprends mieux les objectif de la sharia en terme de droit, et ceci dans n’importe quel lieu que ce soit, qu’un bon nombre de musulmans, et qui surtout a le courage de parler Louange à Allah, qui donne la sagesse a qui Il veut Allahou Alam Qu’Allah nous aide Salam 11 janvier 2008
Jean-Luc a dit :
Oumma.com-uk-fan, vous ne répondez pas à la question. Vous évoquez une troisième voie qui n’en est pas une, puisque la seule voie garantie par les lois françaises est en effet "la liberté de "culte et de conscience". Cette liberté est possible grâce à un droit positif. Vous reconnaissez donc implicitement que les lois d’inspiration religieuse peuvent être injustes, en invoquant cette troisième voie. Je doute fort qu’il y aurait cette troisième voie avec une loi d’inspiration religieuse. Vous ne répondez pas en revanche à la question sur la charia, seriez-vous embarassés amis musulmans ? 11 janvier 2008
candidepastrop a dit :
Qu’arriverait-il à Averroès s’il était de retour parmi nous aujourd’hui, plus exactement dans le monde musulman ? Brûlerait-on ses livres ? Au 11ème siècle,Averroès a proné la supprématie de la raison sur la foi, ce que dit Khalid Chraibi aujourd’hui, est assez voisin sans le dire dans les mots d’Averroès. Pourtant le Coran, on trouve un verset qui dit en substance . Allah recommande au croyant de ne pas chercher à comprendre Allah, car il est au-delà de la compréhension humaine, cependant l’homme est curieux par nature, Allah lui a donné l’univers pour exercer sa sagacité, c’est-à-dire sa raison. Quand à la loi du 15 mars 2003, il est tout de même curieux que certains au nom de la liberté réclament une exception pour eux-mêmes qu’ils refusent aux autres. Les journalistes occidentales femmes ne sont-elles pas voilées en Iran ou en Arabie Saoudite, a t-on entendu Laurent Levy protester ? 11 janvier 2008
oumma.com-uk-fan a dit :
A Jean-Luc Il existe une troisieme voie prevue par les institutions francaises dont vous ne faite pas mention. la Republique guarantie les libertes individuelles et notamment religieuses. Ainsi il existe des millions de familles francaises dont les enfants ne vont pas a l’ecole laic. L’etablissement de nombreuses ecoles chretiennes et juives en sont la preuve. Il existe actuellement deux ecoles musulmanes. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que le nombre d’ecoles musulmanes augmentera en france comme c’est le cas en Angleterre pour couvrir les besoins educatifs et spirituels des musulmans de France. 11 janvier 2008
Jean-Luc a dit :
Qu’il me soit permis ici de poser une question. La charia est pratiquée dans certains pays musulmans. Nous savons également que cette charia faisaient payer un impot au cours de l’histoire à ceux qui n’étaient pas musulman. Aux musulmans de ce forum et qui le revendiquent (ce qui est leur droit le plus absolu), préférez-vous une loi issue du droit positif d’inspiration laïque qui ne fait aucune différence entre les religions ou une charia qui pratique le paiment d’un impot à ceux qui ne sont pas musulmans ?
11 janvier 2008
Safia a dit :
J’ai lu les deux articles aussi bien celui de Laurent Lévy que celui de Khalid Chraïbi qui sont tous les deux intéressants avec des point de vues divergents. Ces divergences s’expliquent par le fait qu’ils viennent de deux pays différents. Comme quoi une vérité diffère en fonction de la sphère culturelle à laquelle on appartient, le principal après tout est le respect des convictions.
11 janvier 2008
oumma.com-uk-fan a dit :
L’article de M. Chraibi, economiste de nationalite marocaine, est simplistique. Il trahit le fait que le bagage culturel de celui-ci ainsi que son vecu ne semble pas lui permettre d’aborder de facon nuance la complexite du rapport entre la citoyennete francaise et les Francais Musulmans, notamment ceux ne en France ou de souche francaise. M Chraibi meconnait la nature de la citoyennete francaise qui ne necessite pas un positionement religieux. "Quand on est à la fois Français et musulman, les questions suivantes peuvent parfois se poser avec acuité : Est-ce la citoyenneté française qui doit primer, avec les lois qui lui sont associées, ou bien est-ce que ce sont les convictions religieuses de l’individu, et les prescriptions juridiques qui les accompagnent ? " Opposer citoyennete francaise et conviction religieuse est absurde car nous sommes en presence de deux concepts distincts, non comparables. Il ne sagit pas de faire un choix entre l’une ou l’autre. Refuser d’aller a l’ecole laique ne remet pas en cause l’appartenance a la nation francaise. La citoyennete francaise repose sur l’adhesion volontaire, temporelle et contractuelle a la Nation. Les convictions religieuses reposent sur la foi et sont de nature intemporelle. Ainsi, je possede plusieurs nationalites mais une seule religion. Pourrai-je suivre trois religions et avoir une nationalite ? 11 janvier 2008
Merci pour cet article, j’ai écris un commentaire qui n’a pas été publié mais je retrouve là le contenu. En fait la question que je me posais c’est de savoir à quoi peuvent servir les béni-ouioui, le texte de Khalid Chraibi rappel comme c’est dit ici, tous ces arrivistes qui ne trouvèrent rien de mieux que de dire oui à tout pourvu qu’ils en récoltent les mérites. Je suis tout de meme étonné de la part de Khalid Chraibi, lui qui publié il y a quelque temps : « Il est bien plus difficile d’être un homme libre que d’être un esclave » 11 janvier 2008
Rachid ZANI a dit :
Il semblerait que le débat sur le voile titille toujours autant les esprits peu enclin à la recherche spirituelle.
Suis assez d’accord avec vous,M.LEVY,vous n’avez pas les qualités requises pour débattre d’un sujet aussi profond.
"« Ce n’est tout de même pas un mec qui va me dire ce que je dois faire de mes cheveux !!"
Pour sûr, c’est la laïcité qui s’en est chargée !
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