Hadith : L’Islam, la foi, et l’excellence [Explications]

Salam Aleikoum Wa Rahmatoullahi Wa Barakatou,

Le hadith

Il est rapporté sur l’autorité de ‘Oumar b. Al-Khattab qu’il a dit :

« Un jour, tandis que nous étions assis avec Rassoulallah (paix et bénédiction de Dieu sur lui), un homme a apparu devant nous. Ses vêtements miroitaient de blancs; ses cheveux du plus sombre noir. Aucun signe de voyage n’apparaissait sur lui. Aucun de nous ne le reconnaissait. Il est allé au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et s’assis devant lui, pla○t ses genoux contre les genoux du [ Prophète]. Il a aussi placé ses mains sur les cuisses du Prophète, en disant : ‘ Mouhammad, Qu’est ce que l’Islam ? ‘
Rassoulallah, (paix et bénédiction de Dieu sur lui), a répondu, en disant : ‘ l’Islam est de témoigner qu’il n’y a aucune déité sauf Dieu et que Mouhammad est le messager de Dieu; d’établir la prière régulière; de donner l’aumône régulière; de jeûner durant Ramadan ; et, de visiter la Maison de Dieu comme pèlerin, si vous en êtes capables.
L’étranger dit, ‘ Tu as dit la vérité. ‘
‘Oumar a dit : Nous étions stupéfiés qu’il lui pose [une question], pour lui dire ensuite qu’il était véridique!
L’étranger dit : ‘ Mouhammad, qu’est ce que la foi ? ‘
« Rassoulallah a répondu, en disant : ‘ la Foi est de croire en Dieu, Ses anges, Ses livres, Ses messagers, au dernier Jour et croire au Pouvoir [Divin], son bien et son mal. ‘
L’étranger dit : ‘ Tu as dit la vérité. ‘ Alors, il dit : ‘ qu’est ce que le Ihsan ? ‘
Rassoulallah a répondu, en disant : ‘Le Ihsan est de servir Dieu comme si vous le voyez, mais si vous Le voyez pas, alors [Le servir en Le connaissant] Il vous voit. ‘
L’étranger dit : ‘ Tu as dis la vérité. ‘ Alors, il dit : ‘ Pouvez-vous m’informer de l’Heure ? ‘
Rassoulallah a répondu, en disant : ‘ l’interrogé n’en connaît pas plus que la personne qui pose des questions. ‘
L’étranger dit : ‘ Parles-moi alors de ses signes. ‘
Rassoulallah a dit : ‘ [Parmi] ses signes sont que la femme esclave donnera naissance à sa maîtresse et que les pauvres, nus et va-nu-pieds, les bergers, rivaliseront en élevant de grands bâtiments. ‘
L’étranger a demeuré, mais un moment avant de partir. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) m’a dit : ‘ ‘Oumar, sais-tu qui était la personne qui posait des questions ? ‘ J’ai répondu que Dieu et Son Messager savaient mieux.
Rassoulallah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : ‘ c’est Jibril. Il est venu pour vous apprendre votre religion. ‘  »

Ce hadith, ou des versions semblables à celle là, sont transmis dans plusieurs des célèbres collections de hadith, y compris Mouslim et Tirmidhi.

 

L’explication d’Ibn Rajab (que Dieu lui fasse miséricorde)

Ibn Rajab décrit ce hadith comme étant « de la plus grande importante (‘azim al-sha`n jiddan) » parce qu’il explique l’intégralité de la religion. C’est pourquoi, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit à la fin du hadith, « C’était Jibril. Il est venu pour vous apprendre votre religion. » Le hadith explique que la religion est composée de trois éléments :

Islam

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a expliqué que la première catégorie consiste en des actions externes et de la conduite et du discours (qawl wa ‘amal). La première action externe doit témoigner qu’il n’y a aucune déité sauf Dieu et que Mouhammad est le messager de Dieu. Les actes restants, à savoir, la prière régulière, l’aumône régulière, le jeûn de Ramadan et le Pèlerinage, tous impliquent la conduite qui peut être décrite soit comme implication seulement du corps, par exemple, salat et sawm, ou comme implication seulement la propriété, par exemple, le paiement de l’aumône régulière, ou comme le composé de deux ( mourakkab minhouma), par exemple, le Pèlerinage pour celui qui vit à une distance de Makka al-Moukarrama.

Dans la transmission d’Ibn Hibbân, les termes complémentaires sont inclus dans la définition d’Islam : en exécutant le ‘Oumra, la purification des impuretés majeures (al-ghousl min al-janaba) et exécutant woudou` complètement (itmam al-woudou`). Cela indique que tous les actes externes qui sont obligatoires sont inclus dans la signification d’Islam. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), cependant, dans cette version du hadith a mentionné seulement ces cinq actes parce qu’ils sont les fondations de l’Islam sur lesquelles tout le reste est basé. Donc, quiconque s’aquite de ces cinq devoirs devient un vrai Musulman, tandis qu’une personne qui exécute seulement la première obligation, c’est-à-dire, témoignant qu’il n’y a aucune déité sauve Dieu et que Mouhammad est le messager de Dieu, devient un Musulman seulement en terme la loi pour les buts de ce monde et reste obligé d’exécuter tous les actes restants exigés de lui. Quant à quelqu’un qui rejette la déclaration de foi, il n’a aucune part du tout dans l’Islam.

La preuve que tous les actes externes sont englobés sous le terme l’Islam est trouvée dans beaucoup des énonciations du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), y compris, la suivante :

1. « Le Musulman est celui de qui les Musulmans n’ont rien à craindre ni de sa langue ni de sa mains »;

2. « Quelqu’un a demandé au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), ‘ Quel Islam est le meilleur ? ‘ Il a répondu : ‘De nourrir les gens et saluer ceux-que vous connaissez et ceux que nous ne connaissez pas. ‘ »; et,

3. Le Prophète a dit : « l’Islam est composé de huit parties. L’Islam, c’est-à-dire, la déclaration de foi, est la première. La prière régulière est le deuxième. Le paiement de l’aumône régulière est la troisième. L’exécution du jihad est la quatrième. La participation au jeûn du Ramadan est la cinquième. Ordonner le bien est la sixième. Interdire le mal est la septième. Le pèlerinage est la huitième. En effet, qui n’a aucune part de n’aucune parmi celles-ci a certainement échoué misérablement. »

S’abstenir de tous les actes que Dieu a interdit est aussi une partie d’Islam. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit, « S’occuper de ses propres affaires est une partie de l’Islam d’une personne. » Imam Ahmad, al-Tirmidhi et Nasa`i ont aussi rapporté sur l’autorité de al-‘Irbad b. Sariya, puisse Dieu être satisfait de lui, que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit :

« Dieu a frappé une parabole : une voie droite, dont de chaque côté sont deux murs. Dans les deux murs il y a des portes ouvertes; les rideaux couvrent les portes. A la porte de la voie se trouve quelqu’un qui interpèle en disant : ‘ Ô gens! Entrez dans la voie et ne déviez pas ! ‘ Il y a quelqu’un d’autre qui interpèle dans les profondeurs de la voie. Chaque fois que quelqu’un veut ouvrir l’une de ces portes, il s’écrit : ‘Malheur à vous! Ne l’ouvrez pas, car si vous faites, vous y entrerez certainement! ‘

La voie est l’Islam, les deux murs sont les limites de Dieu, les portes sont les péchés, celui qui interpèle à l’entrée de la voie est le Livre de Dieu et celui qui interpèle des profondeurs de la voie est le précheur de Dieu [c’est-à-dire, la voix de la conscience] qui réside dans le coeur de chaque Musulman.  »

Al-Tirmidhi a ajouté le verset du Coran, « Dieu appelle à la Demeure de la Paix et guide qui Il désire à une voie droite. »

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Iman

Quant au Iman (la foi), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) l’a expliqué comme des croyances intérieures au coeur, disant que c’est la croyance en Dieu, Ses anges, Ses livres, Ses messagers, en la résurrection après la mort et la croyance en Pouvoir Divin, son bien et son mal. Dieu (SWT) a aussi décrit ces cinq principes d’Iman dans le Coran utilisant de beaucoup de ces mêmes expressions, par exemple, « Le Messager croit en ce qui lui a été révélé de son Seigneur et les Croyants [aussi] »; « La personne vertueuse est celle qui croit en Dieu, au Jour du jugement dernier, aux anges et au Livre. »

La croyance aux messagers exige nécessairement la croyance en tout ce qu’ils ont avec autorité enseigné, y compris leurs enseignements des anges, leurs frère Prophètes, le Livre, la Vie Suivante et le Pouvoir Divin, son bien et son mal, aussi bien que les attributs de Dieuet le Jour du jugement dernier, par exemple, la Sirat, le Paradis et l’Enfer. C’est à travers la Sounnah, alors, cette croyance au Pouvoir Divin fait partie des fondements du Iman.

Quelqu’un pourrait demander pourquoi le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) semble faire une distinction dans ce hadith entre Iman et Islam, rendant toute conduite une partie de l’Islam, pas une partie du Iman, bien que l’avis bien connu des Salaf et les savants de hadith soit que le Iman consiste en trois choses : les déclarations, la conduite et l’intention et que toute la conduite est englobée, donc, sous la catégorie du Iman. En effet, al-Shafi’i affirme qu’il y avait un consensus total sur cette définition du Iman parmi les premiers Musulmans et plusieurs savants des Tabi’in, y compris, Sa’id b. Joubayr, Maymoun b. Mihran, Qatada, Ayyoub al-Sakhtiyari, al-Nakha’i, al-Thawri et al-Zouhri tous étaient sévèrement critiques de quiconque prétendait que la conduite ne faisait pas partie du Iman.

Il y a beaucoup de versets dans le Coran qui manifeste que la conduite fait partie du Iman, par exemple, « Les Croyants sont en effet ceux qui, quand Dieu est mentionné, leurs coeurs deviennent agités et quand Ses signes leur sont répétés, ils les augmentent dans la foi et ils placent leur confiance en leur Seigneur ».

Boukhari a relaté dans son Sahih, sur l’autorité d’Ibn ‘Abbas, que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit aux représentants de ‘Abd al-Qays, quand ils sont venus pour le visiter : « Je vous commande de performer quatre choses : De croire seulement en Dieu – et comprennez-vous qu’est ce que la foi en Dieu ? De témoigner qu’il n’y a aucune déité exceptét Dieu, de perfomer la prière régulièrement, de payer l’aumône, de jeûner au Ramadan et de donner un cinquième de tous les butins de guerre [à Dieu]. »

Boukhari a aussi relaté dans son Sahih, sur l’autorité d’Abou Houréyra, que « le Iman a soixante-dix -et quelque [ou soixante et quelque] branches. La branche la plus haute est ‘ Il n’y a aucune déité sauf Dieu. ‘ La branche la plus basse est d’enlever un mal d’un chemin public et la modestie est une branche du Iman. »

Boukhari a aussi relaté dans son Sahih, d’Abou Houréyra, que le Prophète a dit « le fornicateur, au quant il fornique, ne commet pas d’adultère quand il est un croyant [fidèle] et le voleur, au moment où il vole, ne vole pas quand il est un croyant [fidèle]. »

Ces hadiths montrent qu’éviter les péchés principaux fait partie du Iman parce qu’autrement il n’aurait aucun sens à décrire la personne qui commet de tels actes pour nier les aspects de sa foi.

La fa○ de réconcilier ces déclarations apparemment contradictoires à propos de la relation du mot Islam à Iman est de comprendre que tous les deux ont la même signification quand ils sont employée sans l’autre. Quand ils sont employés ensemble, cependant, chacun a une signification spécialisée, comme est le cas dans le hadith dont nous discutons. Ainsi, quand l’Islam et le Iman sont mentionnés ensemble, le Iman se réfère exclusivement à la croyance du coeur et sa connaissance et l’Islam se réfèrent à la reddition d’une personne à Dieu, son obséquiosité à Lui et sa soumission à Lui. Pour cette raison, le Prophète a dit, comme realté par l’Imam Ahmad, « l’Islam est externe et le Iman est dans le coeur. » Pour la même raison, les savants précis ont dit que « Chaque Mou`min est un Musulman, » parce que quand le Iman s’établi dans le coeur d’une personne, il exécute la conduite exigée par l’Islam, comme le Prophète a dit « Il y a une partie minuscule du corps que, quand elle devient saine, le corps entier devient sain et quand elle est malade, le corps entier devient malade. Cette partie du corps est le coeur. »

Chaque Musulman n’est pas un Mou`min, cependant, parce que son Iman pourrait être faible, dans le cas où son coeur n’est pas parfait dans sa foi, bien qu’il exécute certains des actes de l’Islam. C’était vrai du Bédouin, de qui Dieu a dit dans le Coran « Les Bédouins disent, ‘ Nous avons cru. ‘ Dites : ‘Vous n’avez pas cru, mais dites plutôt, ‘ Nous nous sommes soumis. ‘ » Selon l’avis d’Ibn ‘Abbas, ces personnes n’étaient pas des hypocrites, simplement les personnes de foi faible.

Ainsi, quelqu’un dont la foi est imparfaite ne peut pas être un mou`min, selon cette compréhension du Iman, mais reste néanmoins un Musulman. Quant à l’Islam, il n’est pas enlevé d’une personne simplement pour l’échec d’exécuter quelque chose de la conduite que l’Islam exige. Seule la conduite qui le contredit est en entier est suffisante pour exclure une personne de l’Islam. Il n’y a rien dans la Sounnah du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qui montre que quelqu’un qui abandonne une pratique obligatoire de l’Islam, quitte ainsi l’Islam. Il y a des expressions dans la Sounna par lesquelles les mots comme koufr et nifaq sont employés pour décrire les gens qui font quelques types d’actes interdits. Les savants, cependant, reconnaissent que ces mots sont des métaphores pour du koufr mineur ou du nifaq mineur, pas le type de koufr ou nifaq qui exclut quelqu’un de l’Islam.

Donc, quand le Iman est nié d’une personne, mais l’Islam lui est attribué, par exemple, les Bédouins, la signification est que le Iman de cette personne doit encore être perfectionné. Néanmoins, il partage avec un Mou`min une participation dans la conduite de l’Islam et il a aussi assez de Iman par lequel ses actes d’adoration sont acceptés, autrement il ne serait pas un Musulman du tout. Ainsi, les textes dans la Chari’a qui parle de perte du Iman, ou de son absence, sont pris pour signifier qu’une telle personne doit encore expérimenter ses vérités, ou manque certaines choses essentielles. C’est dans ce sens que le Iman augmente et diminue.

Il est très important de comprendre le rapport de Islam à Iman et de Iman à Islam, parce que cela a été la source de beaucoup de fitan dans la communauté Musulmane, y compris chez les Khawarij, qui ont pensé que des péchés principaux excluent une personne de l’Islam et donc, qu’ils pourraient être traités comme des non-croyants.

La discussion précédente a montré que la conduite tombe et sous la catégorie de l’Islam et la catégorie du Iman. Donc et des actions externes et intérieurs font toute les deux partie de la conduite définie par l’Islam, y compris, la sincérité du but religieux (ikhlas al-din lillah), la fidélité à Lui et Ses serviteurs (al-noush lahou wa li-‘ibadihi), enlevant du coeur de quelqu’un la tromperie, l’avidité et la rancune aussi bien que tous les autres types de maux et de blessures.

Inclus dans la catégorie du Iman est le tremblement du coeur (wajal al-qouloub) hors du souvenir de Dieu, le tremblement quand on l’entend mentionné ou Son Livre récité, cela ayant comme résultat d’augmenter le Iman, la confiance ferme en Dieu, la crainte de Dieu en secret et en public, la satisfaction de Dieu comme étant le Seigneur, l’Islam comme la religion et Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) comme le Messager, préférant la mort et les plus mauvais types de torture physique à la mécréance, sentant la proximité de Dieu et cherchant Constamment sa présence, préférant l’amour de Dieu et Son Messager à tout, aimant et détestant pour Dieu, donnant pour Lui et refusant pour lui, tout mouvement et toute immobilité étant pour Lui, la générosité dans l’exécution d’actes monétaires et d’adoration physique obligatoire , être plein d’espoir et joyeux sur la performance de bonnes actions, l’inimitié et la tristesse pour la performance de mauvais actes, ne pas être égoiste, la modestie, le bon caractère, aimés pour

son frères qu’on aime pour nous-même, donner de l’aide et du support aux croyants, particulièrement à ses voisins, la solidarité avec eux et le chagrin pour ce qui les attriste.

Beaucoup de déclarations claires établissent ces principes :

1. Imam Ahmad et Al-Nasa`i ont rapporté sur l’autorité de Mou’awiya b. Hayda, qui a dit : « J’ai dit, ‘ Messager de Dieu! Avec quoi Dieu t’as-t-il envoyé ? ‘ Il a dit : ‘L’Islam ‘. J’ai dit : ‘ qu’est ce que l’Islam ? ‘ Il a dit : ‘ donner votre coeur à Dieu, puisse t-Il être glorifié, diriger votre visage à Dieu, prier les prières prescrites et payer l’aumône régulière. ‘ »

Dans une autre transmission, l’expression « Un Musulman est absolument sacro-saint de n’importe quel type de mal [wa koullou al-mouslim ‘ala al-mouslim haram ]. »

2. Les collectionneurs du Sunan ont fait un rapport sur l’autorité de Joubeyr b. Mout’im du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qu’il a dit : « Le coeur d’un Musulman ne porte jamais le fardeau de trois choses : la bonne conduite sincèrement pour Dieu, la fidélité sincère (mounassaha) à ceux exer○t l’autorité et se joindre à la communauté des Musulmans, car leurs prières englobe ceux autour d’eux. »

3. Dans Boukhari et Mouslim, Abou Moussa annonce que l’on a demandé au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) « Quel Musulman est le meilleur ? » Il a dit : « Celui de qui les Musulmans sont saufs de sa langue et de sa main. »

4.Mouslim a rapporté sur l’autorité d’Abou Houréyra, que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit, « Le Musulman est le frère du Musulman – il ne lui fait pas l’injustice, il ne l’abandonne pas non plus; il ne le tient pas aussi dans le mépris à cause de sa position, car c’est mauvais de tenir son Musulman de frère dans le mépris. L’intégralité d’un Musulman est sacro-sainte au autres Musulmans – sa vie, sa propriété et son honneur. »

5. Imam Ahmad a rapporté sur l’autorité d’Abou Razin al-‘Ouqayli qui a dit :  » J’ai dit : ‘ Messager de Dieu! Qu’est ce que le Iman ? ‘ Il a dit : ‘ Déclarer qu’il n’y a aucune déité sauf Dieu, Seul, sans associé et que Mouhammad est Son serviteur et Messager; que Dieu et Son messager vous sont plus chers que tout; que brûler dans le feu est préférable pour vous qu’attribuer un associé à Dieu; que vous aimiez un étranger seulement pour Dieu. Si vous avez réalisé ces choses, l’amour de la foi est entré dans votre coeur, de même que l’amour de l’eau entre dans le coeur de l’assoiffé un jour de canicule. ‘ J’ai dit : ‘ Messager de Dieu! Comment puis-je savoir si je suis un croyant ? ‘ Il a dit : ‘ Quiconque dans ma communauté ‘ ou ‘ quiconque dans cette communauté ‘ ‘ qui fait une bonne action, sachant que c’est une bonne action et que Dieu le récompensera pour cela ou fait une mauvaise action, sachant que c’est une mauvaise action et en cherche le pardon de Dieu, sachant que personne d’autre que lui ne pardonne, est un croyant. ‘  »

6. Dans le Mousnad d’Imam Ahmad et d’autres travaux de hadith, ‘Oumar b. Al-Khattab (que Dieu l’agrée) a relaté que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit, « Un croyant est celui qui éprouve la joie suite à ses bonnes actions et la tristesse suite à ses mauvaises actions. »

7. Il est rapporté sur l’autorité d’Anas dans le Sahih de Mouslim et Boukhari qu’il a dit que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : « Aucun ne sera un croyant avant qu’il ne désire pour son frère qu’il désire pour lui. »

8. Boukhari a rapporté sur l’autorité d’Abou Shourayh que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit, « Par Dieu, il ne croit pas! Il ne croit pas! Il ne croit pas! » Certains des compagnons ont dit, « Qui est ce, Messager de Dieu ? » Il a dit, « Celui dont les voisins ne sont pas sûrs de ses machinations. »

9. Dieu a dit dans le Coran, « Les croyants sont ceux qui, quand Dieu est mentionné, leurs coeurs tremblent »; « N’est-il pas temps pour les croyants pour leurs coeurs de craindre à cause du souvenir de Dieu et de la Vérité qui a été révélée ? »; « et laissez les croyants placer leur confiance en Dieu »; et, « en Dieu placez votre confiance, si en effet vous êtes des croyants. »

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Ihsan

Le Ihsan a été mentionné en plusieurs places dans le Coran. Parfois il est associé au Iman et d’autres fois il est associé à l’Islam. D’autres fois il est associé au taqwa ou aux bonnes actions. Un exemple de l’association du Ihsan avec le Iman est dans la déclaration de Dieu, « Aucun péché ne s’accumule pour ceux qui croient et font des bonnes actions pour ce qu’ils mangent tant qu’ils ont le taqwa, croient [en Dieu] et font des bonnes actions. Alors, ils [continuent] dans leur crainte de Dieu et leur croyance en Lui. Alors, ils continuent à le craindre et réussir [ihsan] et Dieu aime ceux qui réussissent [al-mouhsinin]. » Un exemple de l’association du Ihsan avec l’Islam est la déclaration de Dieu « En effet, qui se soumet à Dieu, pratiquant le Ihsan, alors il a saisi la poignée la plus ferme. »

Dans un autre verset du Coran , Dieu expose « Pour ceux qui excèllent sera le plus beau [la récompense] et même plus [ziyada]. » Mouslim a relaté dans son Sahih que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a expliqué ziyada dans ce verset comme la vision béatifique de Dieu accordé aux croyants dans le Paradis. Cette explication disigne ceux qui pratique le Ihsan, parce que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a expliquées que le Ihsan est d’adorer Dieu dans ce monde dans la fa○ appropriée à Sa présence [houdour] et de Son observation directe [de Son serviteur], comme si le serviteur Le voit avec son coeur, Le regardant alors qu’il L’adore. La récompense d’une telle personne est de jeter un coup d’oeil sur le visage de Dieu directement [‘iyanan] dans l’au-delàs. [Note : la vision de Dieu que l’on accorde aux croyants dans le monde suivant ne ressemble pas à la vision que nous éprouvons dans ce monde, et elle n’implique pas non plus aucune corporalité à Dieu, loin au-dessus de n’importe quelle ressemblance avec la création est Il!] .

Le cas opposé est ce que Dieu a rapporté des non-croyants dans l’au-delàs : « Ce jour, ils sont voilés de leur Seigneur. » Le voile qui sépare les non-croyants de Dieu dans est L’au-delàs est la rouille qui couvre leurs coeurs au point qu’ils sont incapables de le connaître et de l’observer dans ce monde. Ainsi, leur punition dans la Vie Suivante est qu’ils sont voilés de la vision de Dieu dans l’au-delàs.

Cette condition, c’est-à-dire, être voilé de Dieu, est une conséquence de l’accumulation de rouille sur leurs coeurs au point que leurs coeurs sont devenus voilés de Sa connaissance de Son souci pendant leurs vies dans ce monde. Leur récompense pour ce fait d’être insouciant est la privation de voir Dieu dans la vie suivante.

En outre, l’explication du Prophète de « ihsan » comme d’adorer Dieu de cette manière – à savoir, la mise en avant du sentiment de Son intimité [istihdar qourbihi] et qu’Il est avec le serviteur comme s’il Le voit – cela Aboutit nécessairement à la glorification, la crainte, la peur et le respect [de Dieu]. Cette condition mène aussi à la sincérité dans l’adoration dépensant toute sa capacité dans l’amélioration de cela, l’achèvement de cela correctement et le perfectionnement de cela. Le Prophète, puisse les bénédictions de Dieu et la paix être sur lui, a donner plusieurs à de ses compagnons ce conseil, à savoir, d’adorer Dieu comme si vous le voyez, à cause des bénéfices énormes qu’une telle condition accorde à la personne qui atteint ce niveau.

La deuxième partie du hadith du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) expliquant ihsan est que « Si vous ne le voyez pas, qu’Il vous voit. » Parce qu’il est très difficile d’atteindre le niveau qui vous permet d’adorer Dieu comme si vous le voyez, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) nous a dit que nous pouvons chercher à atteindre ce niveau au moyen de notre connaissance qu’Il nous voit certainement.

Dans notre adoration, nous devons travailler dur nous rappeler nous-mêmes et nous rendre nous-mêmes conscients de la proximité de Dieu. Beaucoup de versets dans le Coran répètent cette signification, par exemple, « Il est avec vous partout où vous êtes »; « Quand Mes serviteurs te demandent à Mon sujet, [dis leur] ‘ Je suis près. ‘ »; et, « Il y a aucune conversation secrète de trois sans qu’Il ne soit Le quatrième, ni de cinq sans qu.il ne soit Le sixième, ni d’un nombre plus ou moins grand, sans qu’Il soit avec eux partout où ils sont. » Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a appris à ses compagnons à plusieurs reprises de penser à la proximité de Dieu, par exemple, « Quand quelqu’un se lève pour prier, [qu’il se souviènne] qu’il appelle son Seigneur »; « Quand il prie, Dieu est devant son visage » [De nouveau, qui ne peut pas être pris littéralement. La signification est que quand on prie, Dieu s’approche du serviteur dans le sens de la miséricordeé, etc]; Et, « Tant qu’il est concentré dans la prière, le visage de

Dieu est immédiatement devant lui ». Une fois le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit à un groupe des gens qui avaient levé leurs voix pendant la prière « Vous n’appellez pas quelqu’un qui est ou sourd ou absent! Vous appelez Celui qui entend et est près ! [sami ‘qarib] ». Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a aussi dit que « Allah, puisse-t-Il être glorifié et élevé, a dit : ‘Je suis avec les pensées de Mon serviteur pour Moi : Je suis avec lui quand il Me mentionne. S’il se rappelle de Moi dans ses pensées, Je Me rappelle de lui dans Mes pensées; s’il se rappelle de Moi dans une assemblée, Je Me rappelle de lui dans une assemblée qui est plus juste que [son assemblée]. S’il se rapproche de Moi d’un pouce, Je me rapproche de Lui d’une coudée. S’il se rapproche de Moi d’une coudée, Je me rapproche de Lui d’une longueur de bras. S’il Me vient en marchant, Je vais à lui en courant. »

Les signes du Jour Dernier

Quand Jibril (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a demandé au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) au sujet du Jour Dernier, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a nié toute connaissance de quand il arrivera. C’est la preuve que Dieu a gardé la connaissance de ce moment pour Lui. De même, cela montre l’importance de dire « je ne sais pas, » quand on nous demande quelque chose dont on est ignorant. Loin de réduire notre stature, l’admission de l’ignorance est un signe de piété et de crainte de Dieu.

Le premier signe est que la fille d’esclave donne naissance à son maître. Les savants ont compris cela comme une référence aux premières conquêtes de l’Islam et la diffusion d’esclaves parmi les Musulmans des populations vaincues et que les enfants de ces femmes esclaves seraient leurs maîtres, car l’enfant d’un maître est à la même position sociale que le maître. Ainsi, la femme esclave donnera naissance à son maître.

Le deuxième signe est que vous voyez les va-nu-pieds, les nus, les pauvres, les bergers, rivalisant dans l’élevation de grands bâtiments. La signification de cela est que les non-méritants devinnent les leaders des gens. Dans cette expression est la critique du luxe inutile et du paraître dans le but de gagner le prestige dans cette vie.

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