السبت, 09 نوفمبر 2019 17:44

le chahid Abdelkader Hachani

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Le 22 novembre 1999 était assassiné, dans un cabinet dentaire, Abdelkader Hachani, dirigeant du FIS. Son assassin Fouad Boulemia, qui a reconnu les faits, a été condamné à la peine capitale lors d’un procès diversement apprécié.

 Cet assassinat a marqué profondément mon père, et pour cause, Abdelkader était le fils de si Brahim Hachani.

Militant nationaliste de la première heure à Skikda Mon père avait défendu la mémoire de si Brahim quand Ali Kafi l’avait accusé de collaboration avec l’ennemi français dans son livre. « Le meilleur argument à opposer aux mensonges de Kafi» disait-il à son fils « et de poser la question suivante, comment si Brahim peut-il être un traître et être désigné ministre des Moudjahidines en 1962 !!!».

Chose qu’il l’a aussi particulièrement révolté, lors du décès de si Brahim, était le fait que son fils en prison n’a pas été autorisé à assister aux funérailles de son père.

 Abdelkader était un fervent défenseur de la conquête pacifique du pouvoir et Il a tenté vainement de contrôler les troupes du FIS poussées à réagir par la violence à l’interruption du processus électoral et à l’interdiction de leur parti : le FIS. « Parmi les personnalités politiques algériennes, Hachani était l’un des premiers à ne pas tirer sa légitimité de la guerre de libération. Il était représentatif d’une génération de scientifiques et de techniciens, produits de l’effort éducatif de l’Algérie indépendante, venus à la politique par le biais d’un ressourcement et d’un enracinement dans l’Islam par refus de la corruption et de la déculturation, et qui ont su gagner la confiance d’une majorité d’algériens».

Hachani sera arrêté sous prétexte d’avoir adressé un appel aux soldats les incitant de ne pas tirer sur leurs frères. Il est emprisonné à la prison de Serkadji, pendant cinq ans et demi sans jugement. Il fut témoin entre autre du carnage de la prison de Serkadji .

Après sa libération il refuse de cautionner l’accord secret conclu entre les militaires et l’Armée Islamique du Salut, Il se rapproche des réconciliateurs, partisans d’une solution politique négociée. Il partageait avec mon père l’idée centrale du mouvement El Oumma  «lier le train des nationalistes sincères aux islamistes». La nécessité de ne pas tomber dans le piège de la violence.

Il nous rendait souvent visite. Je me souviens de la réaction une fois de mon père lors d’une discussion à propos des élections présidentielles: « il ne faut pas soutenir Taleb Ibrahimi et cautionner des élections bidons !! Tu dois faire un communiqué en condamnant ces élections et aller en prison » conseilla- il à Hachani devant ses amis étonnés.

 Hachani est assassiné dans un cabinet de dentiste le 22 novembre 1999, dans des conditions mystérieuses. Dès que nous apprîmes son assassinat, nous nous rendîmes moi et mon père à la morgue de l’hôpital Lamine Debaghine (ex Maillot) dans le quartier de Bab El Oued.

Le corps d’Abdelkader gisait sur un brancard, maculé de sang, Mon père s’approcha lentement de la dépouille d’Abdelkader s’abaissa religieusement et l’embrassa sur le front.

J’avais rarement vu mon père avec autant d’émotion et de tristesse, lui qui d’habitude ne laisse transparaître aucun sentiment et qui reste de marbre face aux situations les plus dramatiques Le jour de l’enterrement il tint, malgré son âge avancé, à suivre le cortège funèbre à pied à partir de la maison du défunt sur les hauteurs de Zghara jusqu’ au cimetière d’El Kettar.

Puisse Allah le tout puissant l’accueillir dans son vaste paradis et l’élever au rang des martyrsAmine

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